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"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c
'est se perdre et cesser d'être.
On se connaît, on se construit par le
contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l
'autre, l'homme est un pont."

Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

 

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C’est la surprise de la journée, qui vaut un billet tant elle me fait plaisir. Alors que la droite est normalement majoritaire à la communauté urbaine Marseille Provence Méditerranée, 89 élus ralliés à l’UMP sur les 157 de MPM, Renaud Muselier qui en visant la présidence a été défait. Mon portable a vibré d’un sms alors que j’étais encore gare de Lyon : Muselier a mordu la poussière, face à Eugène Caselli, 1er secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône. L’illustre inconnu national a été élu au 1er tour par 79 vois, contre 77 a celui qui partait gagnant. La dépêche AFP essaie d’expliquer ce retournement de majorité pour l’élection du président. Le PS, minoritaire sur le papier qui se retrouve à la présidence, c’est un séisme politique qui j’espère enterrera la carrière politique de Muselier. Les conjectures vont bon train, sur ce qui a pu faire basculer ce vote. Est-ce les conseillers issus de Marignane, est-ce ceux des petites communes, d’autres ? Toujours est-il que R. Muselier est bien marri. Le Figaro parle déjà de chasse aux traitres à Marseille, comme si l’on ne pouvait être divers droite et ne pas voter comme un godillot pour l’idiot de la majorité ! Le perdant a la défaite amer, il crie partout que c’est un "déni de démocratie", comme si le vote d’une assemblée communautaire n’était pas souverain pour ne pas vouloir de sa pomme. Il y en a à l’UMP marseillaise, que cette défaite réjouie – faut dire que Renaud n’a pas que des amis. Ainsi, Guy Tessier, a déclaré qu'il "faut penser à l'intérêt de nos concitoyens", ajoutant "on doit pouvoir être en capacité, nous aussi, de tendre la main. Jean-Claude Gaudin, maître en la matière, saura sûrement le faire"… L’ami Tessier y va de son coup de pelle de terre sur la carrière politique du battu. Avec des amis comme cela, pas étonnant que Renaud ait perdu ! [...]

Perte de 3 milliards d’euros pour le Fonds de Réserve des Retraites   C’est le Canard Enchainé qui a une nouvelle fois levé un beau lièvre. "Une gamelle en Bourse de 3 milliards pour la cagnotte des retraités" titrait cette semaine le journal palmipède, en annonçant un recul de 10% des actifs du Fonds de Réserve des Retraites (FRR), passés en trois mois de 34,5 milliards à 31,4 milliards d'euros. Pour une perte qui n’égale certes pas celle qu’un seul trader aurait générée à la Société Générale (5 milliards), on pourra s’étonner que l’aréopage d’énarques aux manettes de ce fonds n’ait pas les honneurs de la presse. 3 milliards d’euros, c’est une somme rondelette, surtout  qu’elle concerne les retraités appelés à travailler plus longtemps pour l’équilibre financier du système. Et bien, les médias français restent étonnement muets. Une dépêche AFP, un article des Echos, quelques lignes ici ou là, la couverture médiatique de cet abîme financier est d’une extrême discrétion. Pas d’ouverture du JT en fanfare, les experts de la caisse des dépôts responsables de ce trou de 3 milliards, peuvent continuer de vivre dans l’anonymat.   Je m’interroge sur cette discrétion. Comment ce fonds de réserve, sensé pourvoir à partir de 2020 aux besoins de financement du régime de retraite des salariés du privé, peut-il perdre 10 % de sa valeur sans que cela ne fasse les gros titres des journaux ? A qui profite le crime de ce silence feutré, alors que doit s’ouvrir dans quelques semaines le "rendez-vous sur les retraites" ? A ceux qui voudraient  mettre la main sur le grisbi ? A ceux qui défendent  le FRR ? Au gouvernement, qui a déjà trop de remèdes amers à faire avaler aux français ? … ?     La rigueur budgétaire, nouvel horizon de gouvernance    Il est loin le temps du paquet [...]

En passant ici ou là, ou encore là, de blogs en articles de presse (ici, là ou là), partout, je rebondis sur le racisme administratif et politique de notre époque. Comme si la règle des papiers valides et le quota des 25000 expulsions de sans papiers, étaient devenus la norme sociale acceptable pour la société française. Comme si les électeurs du FN étaient devenus fréquentables, depuis que leurs idées ont été recyclées par l’UMP et mises en œuvre par Brice Hortefeux.   Que reste-il de notre capacité d’indignation et de révolte contre cette politique d’expulsion massive qui fabrique des drames humains ?   Permettez un parallèle avec les zozos de l’Arché de Zoé, libérés par la grâce de Déby et le zèle de Sarkozy. Ces pieds nickelés de l’humanitaire qui ont soulevé la France d’émotion et agité le chef de la sarkozie tout l’hiver, sont 6, et les JT en ont fait des tonnes pour réjouir la ménagère de leur libération, des héros ou presque … Condamnés dans un pays du tiers monde pour trafic d’enfants, ces « bons » français, bien blancs, ont recouvert la liberté en terre sainte patriotique. Cocorico, même enterrée, la françafrique élyséenne est vigoureuse et peut encore servir. Les 6 zozos disent merci et le bon peuple est soulagé. Bien joué Sarkozy.   Ces 6 pseudo-drames individuels de 6 français aventureux, pèsent bien plus dans la fabrique nationale d’émotion collective, que ces 25 000 autres drames bien réels des expulsés de notre « beau » pays. Trop bronzés, trop pauvres, pas assez gaulois, … le gouvernement français soutien le transport aérien avec ses charters de la honte. Il engorge les tribunaux, dépense sans compter pour chasser l’immigré dont le seul « crime » est bien souvent de ne pas avoir de papier en règle. Il faut qu’une famille saute d’une fenêtre à l’arrivé de la police, que des bambins [...]


Il aura fallut attendre que l'éthique explose en vol, alors qu'elle est sensée être véhiculée par les JO, pour dénoncer la dictature chinoise. On croit rêver ! Quand les principaux sponsors du show sportif mondialisé ont leurs usines en Chine, et que toutes les multinationales en ont fait leur atelier. Il faut la concordance du lancement des JO et des images de tibétains violentés, de l’envoi de contestataires du régime croupir dans des geôles, pour que l’opinion publique mondiale s’émeuve. Alors, l’émotion collective pour une flamme et quelques sportifs en short sur fond de Tibet, je rigole.   Ça fait des plombes que les élites de la mondialisation nous bassinent avec l’eldorado chinois, terre de profits pour quelques-uns et d’augmentation du pouvoir d’achat du consommateur occidental. Les messieurs en beau costume ne sont pas embarrassés de scrupules  et d’éthique. Avec pour seule valeur leur quotte en bourse, ils profitent sans honte d’une dictature chinoise qui leur fournit de la main d’œuvre à bon marché.   Alors, après les JO qui auront lieu de toute façon - les chinois tiennent les américains par les *ouilles avec leur stock de bons du trésor US – l’indignation planétaire pour ces pauvres tibétains sera retombée, RSF criera seul dans le désert, et restera le made in china qui dégueule des rayons de tous nos commerces.     L’indignation sélective, c’est regarder le doigt sans voir la lune. Pendant que l’on glose sur le boycott des JO, les messieurs en beau costume continueront de faire prospérer leurs affaires en cette belle dictature chinoise… Alors, faire flotter le drapeau tibétain sur les JO et le parcours de la flamme olympique, pourquoi pas. Mais ne pas s’arrêter là dans l’analyse et la critique. Ne pas accepter que la real politique française qu’orchestre l’omniprésident, s’accommode fort bien en temps normal [...]

Semaine du développement durable & OGM   Cette 1ère semaine  d’avril était la semaine institutionnelle du développement durable, que l’on célèbre au travers de maintes initiatives locales et médiatiques. C’est une célébration collective de l’environnement, qui tel un marronnier du printemps, revient chaque année pour essayer d’éclairer les consciences et sensibiliser la l’opinion publique aux gestes simples pour être éco-compatible.   D’aucuns vont décrier ce genre d’évènement, parce que la semaine du machin est poussée de l’agenda par la journée du bidule. Trop convenu, sans réel impact sur nos choix individuels et collectifs, action de communication alibi du manque de courage politique, … Il y a peut être une part de vrai dans ces critiques, mais nous serions éloignés/privés d’une dynamique collective de changement sociétal, sans cette semaine du DD. Elle est insuffisante mais nécessaire, pour que tous les acteurs de la société soient impliqués dans cette dynamique de changement. « Tous » est une vue de l’esprit, mais de proche en proche, d’année en année, les acteurs de la société civile sont plus nombreux à découvrir, penser, agir, … et le développement durable s’est imposé dans l’agenda politique. La semaine du DD participe à cette évolution sociétale où nous devons inventer et vivre un présent, qui ne compromette pas l’avenir.   Une semaine où je salue l’opposition, qui n’a pas démérité sur la loi OGM mise à l’étude à l’Assemblée Nationale. Avec félicitations au député communiste du Puy-de-Dôme André Chassaigne, qui a vaillamment et nuitamment défendu son amendement, ainsi qu’aux quatre élus de la majorité UMP qui ont fait basculer l’Assemblée. L’amendement Chasseigne, ré-équilibre considérablement le texte, pour mieux contenir l’extension des OGM cultivés en plein champ. Grâce à l’amendement Chassaigne, les plantes [...]

Pour illustrer mon précédent billet, je vous invite fortement à suivre ce lien vers l’article très intéressant « cinq barres de céréales énergétiques », sur Jean-Luc Westphal. Agriculteur céréalier alsacien, chef d’entreprise avisé tout autant que militant écolo, il construit une usine de granules de bois, pour valoriser les déchets de l’exploitation céréalière et ceux de l’entretien de la forêt. Fabriquer localement du substitut au pétrole et au gaz à partir d’une ressource renouvelable et non valorisée jusqu’alors, pour permettre aux collectivités et particuliers alsaciens de se chauffer ne lui suffisait pas. Jean-Luc Westphal profite de l’occasion d’être cohérent jusqu’au bout. Il lui fallait bâtir une usine pour sa nouvelle activité, elle sera solaire. Une centrale photovoltaïque intégrée au bâti de 4,5 MW / 35 000 m² équipera les 5 bâtiments qui vont sortir de terre.     vidéo : Projet fou   Jean Luc Westphal est un gentil fou qui croie en ses rêves concrets et ses convictions empruntes de bon sens. C’est un héros moderne, dans toute la simplicité d’un précurseur qui agit à son niveau, celui d’un agriculteur, « un vrai paysan soucieux de son environnement, la terre en capital qu’il faut gérer en bon père de famille ».     L’article « cinq barres de céréales énergétiques », a reçu le 1er prix du nouveau concours lancé par Rue89 et MSN, qui se sont associés pour créer un prix du reportage multimédia sur l'environnement. Le concours est ouvert à toute personne déclarant ne pas être journaliste professionnel et ne pas détenir de carte de presse. Cette initiative de la chaîne verte sur msn, me réconcilie un peu avec Microsoft, cette firme ne fait pas que du racket toléré.  Et que Rue 89 se colore un peu en vert, [...]

JC Gaudin, maire de Marseille a composé son équipe d’adjoints et de conseillers délégués, pour organiser sa politique de changement positif. On connaissait déjà le 1er adjoint, Léon Blum. Vendredi 27 mars, c’est l’architecture en 5 cinq pôles de compétences  - développement durable, développement économique et aménagement, solidarité, services à la population, culture et rayonnement international – qui a été dévoilée. Ce sont 29 adjoints au maire (15 femmes et 14 hommes) et 15 conseillers municipaux délégués, qui mettront en œuvre cette politique de mission. Ce nouvel organigramme des élus marseillais est intéressant : ·         1er adjoint - Roland BLUM ·         2 - Dominique VLASTO ·         3 - Bernard SUSINI ·         4 - Marie-Louise LOTA ·         5 - Jacques ROCCA SERRA ·         6 - Solange BIAGGI ·         7 - Jean ROATTA ·         8 - Valérie BOYER ·         9 - Daniel HERMANN ·         10 - Martine VASSAL   Pour ce gouvernement municipal de JC Gaudin III, il n’est pas anodin que le développement durable soit mis en avant, au lieu de la timide « qualité de vie partagée » que faisait vivoter Robert Assante sous JCG II. C’est Bernard Susini, qui sera l’adjoint au développement durable et au plan climat de la ville. Il aura même une conseillère déléguée aux énergies renouvelables, Hélène Venturino. Avec seulement Bordeaux, Marseille et Nice [...]

On se mouche dans la soie, chez les grands patrons français Si l’opinion publique française avait été émue de l’indemnité de licenciement du patron de la fédération patronale de la métallurgie, Denis Gautier-Sauvagnac qui devait toucher 1,5 million d’euros pour prix de son silence dans les combines de l’UIMM. Elle risque d’être écœurée  par l’indemnité réclamée par l’ancien président du groupe Vinci, Antoine Zacharias, qui a demandé à son ancien employeur ce vendredi 28 mars, 81 millions d’euros. Ne vous étouffez pas devant ce record lu dans Libé, le pauvre plaignant a déjà empoché une indemnité de 12,9 millions d’euros quand son conseil d’administration l’a poussé dehors. Là, il porte plainte pour préjudice sur ses stock-options… Qui voudrait défendre un capitalisme moral, avec cette chronique judiciaire qui insulte la morale publique ? Quand on refuse 50 centimes d’euros d’augmentation sur le ticket restaurant des caissières de supermarché, et qu’un grand patron mis à la retraite précipitamment réclame plus d’argent qu’il ne pourra jamais en dépenser dans ce qui lui reste à vivre, où s’est dissoute l’éthique de notre époque? On pourra me rétorquer que ce billet est bien populiste. Je répondrais qu’à l’heure où des familles peinent à manger, à se loger, … où l’on justifie la précarité pour gagner en compétitivité, réclamer 81 millions d’euros à l’entreprise que l’on a dirigé, c’est d’un surréalisme indécent...   Bloguyblues des municipales Les statistiques du blog parlent d’elles mêmes, la fièvre des municipales est redescendue. Il n’y a  guère que le blogueur perpignanais qui puisse flamber d’une après campagne savoureuse, qui fleure bon la chaussette. Je vous conseille de passer par la Télé Libre, qui a le bon goût de faire escale en province, au centre du monde. Son reportage sur Perpignan et le déni de démocratie est à voir. Pour le marseillais, on [...]


Les écolos utopistes post 68 ont gagné, leur rêve solaire est devenu une industrie. Ce qu’ils concevaient dans leur garage ou leur laboratoire il y a bien longtemps, est aujourd’hui au cœur des solutions techniques pour faire face au changement climatique. Plus de 30 ans après les premiers tâtonnements des années 70/80, après les coups encaissés des lobbys de l’atome et du fossile, une traversée du désert et un programme de relance plus tard, les technologies solaires sont au début d’un développement incommensurable. Elles sont déjà en phase de diffusion massive pour les plus matures, tandis que la recherche fourbit d’innovations pour les procédés de demain. Le 21ème siècle sera solaire ou ne sera pas ;-) Les femmes et les hommes qui s’engagent au service du solaire, une énergie inépuisable et propre, sont tous les jours plus nombreux. Fini le modèle monolithique de l’énergie, fini l’horizon du fossile et du fissile en monopole indépassable. L’avenir est à la décentralisation et au cocktail énergétique, avec de plus en plus d’énergie renouvelable dans le mix (23 % en France en 2020). Ce n’est pas la décision d’un quarteron d’énarques qui fera advenir cette évolution énergétique, comme ils décident de l’implantation d’une centrale nucléaire ou gaz. Non. L’histoire de l’énergie solaire est une aventure humaine. C’est l’implication d’acteurs disséminés sur tout le territoire, de la campagne la plus reculée aux métropoles urbaines, en passant par les zones rurbaines et les villes de province... Partout, il faut des entrepreneurs engagés au service de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, pour apporter des solutions au seul niveau possible, le local. C’est maison par maison, immeuble par immeuble, qu’il faut agir... Avec déjà plus de 13 000 entreprises d’installation engagées dans une démarche qualité pour les énergies renouvelables, des milliers d’hommes et [...]


La vague rose ne renverse pas Marseille - Nouveau conseil municipal Il aura manqué quelques centaines de voix dans mon 5ème arrondissement, pour que Marseille ne vacille et que la majorité ne change de camp. Le désamour du peuple vis-à-vis de l’omniprésident - à lire, l’édito Avertissement du Monde, sanglant pour un journal habituellement modéré ! - cette ambiance nationale qui a transpiré de tous les scrutins locaux, a donné un coup de chaud à JC Gaudin et son équipe. Mais Marseille reste dans le camp de la majorité présidentielle à une très courte majorité d’élus (51 pour UMP, 49 pour PS et 1 Front National), ce qui va compliquer la démocratie locale. Guy Teissier, le grand challenger de Renaud Muselier dans la droite locale, ne disait pas autre chose au soir du 2nd tour : “il va falloir changer de comportement face aux Marseillais, être plus à l’écoute, plus humble”. Une droite moins bling-bling à Marseille ? Alors, faudra cacher Renaud Muselier le tombeur de Guérini, qui buvait le champagne au goulot au soir du 16 mars ;-) Plus sérieusement, les portefeuilles de responsabilité ont été redistribués au Conseil Municipal du vendredi 21. Léon Blum devient le 1er Adjoint à la place de R. Muselier. Ce dernier s’en va à la présidence de la Communauté Urbaine de Marseille, et G. Teissier prend la tête d’Euroméditerranée. Je ne sais pas encore ce qui relève d’un conseil municipal de mission, nouveau concept politique en vogue sur le vieux port. Mais JC Gaudin réorganise et délègue ses pouvoirs aux aspirants pour 2014, pour mieux s’occuper de ses affaires parisiennes. Pour un mandat où les challengers seront en quasi primaires à droite pendant six ans, il va y avoir de l’émulation … D’autant que JC Gaudin ne sera pas beaucoup là, lui qui devrait obtenir la présidence du Sénat pour service rendu à la sarkosye en débâcle...   Boycotter les JO de [...]


Merci Hana Makhmalbaf de nous faire voyager si loin vers l’enfance, si loin vers cette terre afghane où Bouddha s’est effondré de honte… « Le cahier » est un peu une contine universelle, de l’appétence d’apprendre enfantine confrontée à un monde d’extrémistes en guerre. Grandir et s'élever sur les décombres... Pas de grands acteurs (même pas de grandes personnes), ni d’effets spéciaux, juste une petite fille nommée Baktay qui se dégourdit au sortir de sa grotte pour arriver à acheter un cahier et aller à l’école. On est loin des préoccupations de l’occident, de son opulence repue qui relègue l’école à une écurie d’élites et d’élevage de 2nde zone pour une éducation utilitariste. Selon Hana Makhmalbaf, que je veux bien croire, l’essentiel en Afghanistan au pied des bouddhas détruits, c’est d’accéder au b-a-ba qui fait l’humanité. L’alphabétisation d’une petite fille, d’une génération qui joue à la guerre pour copier la folie des grands … Des pages blanches à emplir de mots, cela n’a l’air de rien, mais en être privé/éloigné/empêché/… est le sujet du film. Là, pas de moleskine à 15 €, juste 10 roupies pour le cahier de papier, et dix de plus pour le crayon et son taille crayon. Une petite fortune quand on est enfant, 6 ans, le sourire comme seul bagage. Un cahier, la dignité d’un être en devenir, tellement rien, tellement tout, que l’on a du mal à imaginer que des enfants si loin en soient privés. « Le cahier » - « Buda as sharm foru rikht / Bouddha s'est effondré de honte » en titre original - est un film à voir pour relativiser. Pour toucher le point sensible de ce qui est fondamentale et universel, ce qui est essentiel alors que notre morale est troublée, en manque de repères, tandis que notre pays est en guerre contre l’Afghanistan.   Le Cahier (VOST) envoyé par gotti57   [...]

Monsanto épinglé sur Arte Les débats sur les OGM en France et en Europe, dont la société Monsanto commerciale 90 % des semences dans le monde, ne seront sans doute plus jamais entendus de la même façon après le documentaire « le monde selon Monsanto » diffusé sur Arte, ce mardi 11 mars. A revoir sur Arte+ en 7 pour quelques heures encore, et sur Dailymotion un peu plus bas …. C’est une enquête magistrale et alarmante sur la multinationale américaine que nous a livré Arte. Et si une once des images de ce documentaire était mensongère, il est certain que la diffusion aurait été interdite par un recours en référé. Donc, Monsanto est une firme dont le produit phare est le Roundup, qui a empoisonné par le passé pour ne pas perdre un dollar. Le profit sans conscience ni éthique, semble être la devise de la compagnie. Monsanto, multinationale au cœur de l’industrie agroalimentaire, à l’origine de la pression OMG, menace la sécurité alimentaire et sanitaire mondiale en toute impunité, ses lobbyistes veillent au grain. L’humanité en serait réduite au rang de cobayes pour nourrir le cours de bourses et les profits de Monsanto. Il est sain pour la démocratie, qu’un tel reportage puisse être diffusé sur une chaîne TV publique, merci Arte. L’agence de PR de Monsanto n’a pas fini de ramer, j’espère que tous les députés de France auront vu ce formidable documentaire : le monde selon Monsanto.  Le monde selon Monsanto - Arte - Mardi 11 mars 2008 envoyé par gmlerock       Charles Pasqua enfin condamné, à quand la peine plancher pour politicien corrompu ? La justice avance à très petite vitesse quand il s’agit d’hommes politiques. Ici, on est loin de la comparution immédiate qui prévaut pour la délinquance des sauvageons. Quand il s’agit de s’occuper d’hommes d’influence pour sanctionner leurs [...]

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