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"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c
'est se perdre et cesser d'être.
On se connaît, on se construit par le
contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l
'autre, l'homme est un pont."

Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

 

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Je suis définitivement heureux de ne plus avoir de télé chez moi. La regarder de temps à autre à l’hôtel, me fait apprécier le temps libéré … Le seul bémol, qu’Arte Tv ne soit pas diffusé sur internet. Pour se consoler, visiter leur site réconcilie d’une façon ou d’une autre avec l’aventure collective européenne, par une porte transnationale ouverte sur le monde.   C’est ainsi que j’ai découvert euro|topics, un nouveau service que propose ARTE pour recevoir une revue de presse européenne quotidienne (5 jours sur 7), en ligne ou sur son courriel. L’objectif du concept d’euro|topics : le développement du débat public européen, pour favoriser en Europe une opinion publique qui dépasse les clivages nationaux. Pour cela, euro|topics vous offre d’intensifier les discussions transeuropéennes, de multiplier les points de vue et d’analyse par delà les frontières.   L’abonnement à cette revue de presse européenne est gratuit, tout comme la consultation des dossiers rassemblés au sein du magazine en ligne. Ainsi, le lecteur averti et ouvert sur l’Europe, pourra arrêter de se regarder le nombril national et relier ses questions sociopolitiques quotidiennes, avec celles des différents pays de l’Union (27 + la Suisse). Politique, économie, médias, société et culture, le spectre d’investigation de la presse européenne par euro|topics embrasse large. D’autant qu’avec un lien vers l'article original (si celui-ci est consultable sur Internet) et un ensemble de liens complémentaires accompagnent le texte, on en a pour son clic ;-)   Cette revue de presse européenne est une offre allemande du Centre fédéral pour l'éducation politique (Bundeszentrale für politische Bildung). Elle est élaborée par Perlentaucher Medien GmbH en collaboration avec Courrier International. Je voudrais ici saluer l’engagement transnational du Centre fédéral à l’éducation [...]


Solidarité avec Marc Giacone qui avait grimé Albert de Monaco en clown, sur son blog «Monaco Politic Circus». Mal lui en a pris : son site internet a été fermé, il a perdu son job d’organiste à la Chapelle des Carmes, et il risque 6 mois de prison ferme et 1500 euros d’amende, d’après le réquisitoire du tribunal correctionnel de Monaco. Même sans aller en geôle, on peut légitimement s’interroger sur ce courroux royal contre un monégasque potache, qui en dilettante adaptait l’âme de «Charlie Hebdo» au bleu azuréen du Rocher.   Il faut bien que cela arrive pendant que Nicolas est en vacances aux USA, aussi. Lui qui a soutenu Charlie Hebdo lors du procès des caricatures, ne pourra que se sentir concerné par le cas de Marc Giacone. La France de Nicolas ne peut laisser punir de la sorte un si modeste crime de lèse-majesté ? Bien entendu, ça passera après la réunion d’urgence sur les pédophiles récidivistes de lundi prochain, mais c’est sûr que l’omniprésident en touchera deux mots à Jean-Paul Proust, ancien Préfet de police de Paris qui est devenu ministre d’Etat de Monaco. JP Proust qui représente la France sur le Rocher du paradis fiscal le plus proche de l’hexagone. Cet homme d’état de droits qui a pu se sentir offusquer qu’on insinue, sur ce même « Monaco Politic Circus », qu’il participasse à des « ballets de couleur pastel », ne pourra pas ne pas se souvenir que la liberté d’expression est dans l’essence de la Constitution française qu’il représente.   Que fait Kouchner ? Faut il envoyer Cécilia pour charmer ce chef clown séducteur, pardon, son Altesse Sérénissime Albert II, et le convaincre que dans un espace démocratique comme la France et l’Europe, auquel la Principauté est attaché, un blogueur ne peut être puni pour un simple nez rouge.   Sinon, comment être crédible face Mohammed VI au [...]

Les boursicoteurs passent un été pourri. Comme le gratin de la finance ne travaille plus guère (trop riche pour ça), et que son goût des vacances se prolonge de janvier à décembre, ce n’est pas le manque de soleil à Paris ou à Londres qui est en cause ;-). Pour les petits porteurs, aurait-on oublié de leur dire que c’était à leurs risques et péril, aux profits de gargantuesques oligarques qui vont de paradis fiscaux en paradis fiscaux ? Ainsi, le « boursomètre » planétaire dévisse de jour en jour, c’est le feuilleton de l’été. Un gros orage financier né aux USA, où l’effet papillon joue à plein. Que les pauvres ricains ne peuvent plus faire face à l’échéance de leur logement, que le marché immobilier se retourne, et c’est toute la planète financière qui convulse. Même si Harry Potter fait un tabac, l'oligarchie financière n'est pas une caste de magiciens. Ainsi, dans la torpeur d'août 2007, on découvre « finalement » que l'on ne peut réclamer un rendement financier annuel de 15 %, quand l'économie réelle (croissance mondiale) croit de 5 %. Sans compter qu'il y a une déconnexion entre les volumes brassés par la financiarisation (bourses, hedge funds, ...) et ceux de l'économie réelle (création et échange réels de biens et services). Sans même poser les limites en ressources (énergie et matière première), le changement climatique, ... il n'était pas besoin d'être devin pour savoir qu'un "réajustement" allait se produire. Alors, l'été noir de la finance 2007, pourquoi pas, cela aurait pu tout autant intervenir en septembre où décembre. Et il pourra y avoir d’autres réajustement, le fondamental, c’est de sortir du rêve : 5 % ne peuvent donner 15. On peut tout de même se poser des questions. Pourquoi la BCE a injecté plus de 200 milliards d'euros pour sauver les banques et établissement financiers européens exposés au risque des subprimes US ? Le périmètre [...]


Au gré d’une pérégrination marseillaise, se retrouver à la Vieille Charité et de là, entrer dans la librairie Regards. Une bonne adresse pour le goût de l’esprit, sise au cœur d’un havre de paix et de sérénité. C’est là que mon regard a été accroché par un numéro vieux de trois ans de La pensée de midi, le n°13, La cuisine, un gai savoir - été 2004. Comme cette revue littéraire et de débats d’idées est quasiment impérissable, que vous pouvez la consulter en ligne, c’est à lire sans modération. Je recommande toutefois de commander en ligne les numéros déjà parus ou de s’abonner, pour le plaisir de lire et relire dans le confort du livre, tout en soutenant une équipe éditoriale qui mérite d’être reconnue.   Une revue qui fait vivre la pensée méditerranéenne. Je reviendrai plus tard sur la formidable et riche aventure éditoriale de La pensée de midi, née avec le printemps de l’an 2000. Je voudrais avant, vous faire entrer par un plaisir premier, celui de manger, dans le territoire de cette pensée.   Un sujet de villégiature me direz vous. Peut-être, et alors ? Nous sommes encore en août, les légumes sont gorgés de « vrai » soleil, et manger est un acte art de civilisation. C’est une lapalissade que d’écrire que la cuisine est échange, partage, importation, médiation, qu’elle peut vous transporter vers des plaisirs rares, qu’elle est une des bases sociales de l’humanité. Voilà, nous sommes au cœur du problème, l’humanité, et la cuisine est un ciment civilisationnel de notre histoire commune autour de mare nostrum. L’odyssée des aromates vous donnera une cartographie, avant de parcourir le goût du monde. Ce n’est pas parce que la cuisine méditerranéenne est recommandée  pour l’OMS que je m’en régale. C’est parce qu’elle est un juste équilibre entre saveurs et parfums, que les fondamentaux de l’art de bien manger y sont préservés, qu’elle est [...]


Elle avait déjà la tête en vacances, l’équipe du Monde 2 quand elle a préparé et réalisé le hors série de l’été 07 « Demain La Terre », avec une invitation à calculer son empreinte écologique en couverture. Un vrai attrape touriste peu ou prou citoyen, qui voudrait dans la torpeur de l’été, se pencher (du transat) sur notre belle bleue et son devenir.   Au final, le tour des 100 acteurs (têtes d’affiche) qui oeuvrent pour sauver la planète se révèle fastidieux. Le style magazine avec grandes photos en grand angle, pour fuir le style people écolos, est visuellement agréable, trop peut-être. Car à force de surfer sur le macro (effet de serre, biodiversité, …) ce hors série ne propose pas une pédagogique remise en question de notre modèle occidental (un modèle qui nécessite 3, 4, 5 planètes et plus). A la rédaction, on a du surfer sur l’esthétique des images pour ne pas subir la vague de réalité.   A ce titre, les trois pages en fin de numéro sur le calcul de notre empreinte écologique sont une farce. Certes, il y a lien internet pour aller plus loin, mais ça me fait une belle jambe à la plage sans wifi ! Ce test, tel qu’il est présenté dans ce numéro, est tout bonnement une escroquerie intellectuelle : 1), il ne prend en compte pour un calcul ultra simplifié, que la vie professionnelle (merci pour la bonne conscience des inactifs, et pour la non prise en compte de notre empreinte « de vie privée et familiale »). C’est vrai qu’en tronquant 50 % de notre empreinte, les français pourront diminuer leur nombre de planètes nécessaires ! 2) Surtout, il prend comme référence, le niveau 0 du test, l’empreinte écologique moyenne d’un français, qui est par ailleurs supérieure au soutenable. Ainsi, on peut se voir gratifier d’un « vous faites économiser l’équivalent de 5 cours de tennis à la planète (0,1 ha) » parce qu’on [...]


Pendant que les média français couvrent la saga de notre omniprésident en vacances à Wolfeboro, tellement poursuivi par des paparazzi jusqu’aux USA qu’il a organisé un point presse ce dimanche 5 août (media additected ? ;-), d’autres essaient d’alerter sur l’essentiel : le Grenelle de l’environnement.   En effet, c’est LE DOSSIER qui occupe lourdement tous les partenaires sociaux et les acteurs de l’environnement, depuis le 9 juillet jusqu’à fin octobre, pour tenter d’accoucher d’un développement durable à la française. Les enjeux sont considérables, si nous voulons être à la hauteur des défis qui s’imposent à nous, et réinventer/réorienter le mode de développement de notre société. Aussi, des groupes de travail ont été mis en place, des réunions se suivent à une cadence infernale, et pourtant, quasiment aucun écho, ou presque, de tout ça. En attendant que la rencontre d’octobre tourne au barnum écolo de l’omniprésident, les négociations sont opaques, menées dans la discrétion sous les lambris de la République, et le bon peuple est prié d’attendre la fin du processus pour savoir ce qui s'y sera dit.   Car en la matière de communication, le gouvernement fait le minimum et les journalistes sont au régime « sleem brain without green ». Le site officiel du Grenelle est un modèle de non démocratie, un site web 1.0 sans ambition, qui ne fait que présenter les thématiques et la liste des participants. De comptes rendu des travaux en cours, nada. Le forum internet avec le grand public est annoncé pour courant septembre. D’ici là, c’est le verrouillage qui prévaut. Le gouvernement veut des propositions rapides à mettre en œuvre (sans toucher aux OGM et au nucléaire, et pas trop à la voiture, …), mais aussi et surtout maîtriser l'ordre du jour du Grenelle vert. Malgré l’ambition du sujet (un autre modèle de société), la démarche tourne à la fermeture [...]

Trois semaines de sevrage omniprésidentiel va-t-il désintoxiquer le milieu médiatique français de « l’EPO de communication », pour pédaler à la rentrée pour de l’information claire, lucide sans injonction injection d’omniprésidence quotidienne. Ainsi pourrait-on retrouver une valeur essentielle, que tente de préserver Le Canard chaque mercredi, la liberté de la presse, qui ne s’use que quand l’on ne s’en sert pas ! Est-ce aussi absurde que d’imaginer un Tour de France qui avancerait à l’eau minérale pure ?   Fin de la session parlementaire extraordinaire (avec quatre lois au tableau législatif d’urgence) et fin du Service Après Vente médiatique slim brain concomitant. La France s’arrête de travailler plus, pour se reposer en attendant de retrouver le rythme effréné de l’ominprésident à la rentrée. Et si l’on profitait de ces trois semaines de sevrage omniprésidentiel médiatique, pour retrouver le goût de la réalité, plutôt que celui de la propagande.   Ainsi, le conte de fée Cécilia et des infirmières bulgares pourrait être remis en perspective. Utiliser le prisme de lecture allemand pourrait s’avérer utile. Angela Merkel digère mal la stratégie du coucou de notre omniprésident. Son Ministre des Affaires étrangères, Günter Gloser, a fait savoir amer que « c’est l’approche commune qui fait la force de l’Union Européenne, et non l’action de pays faisant cavalier seul ». La chancelière allemande est susceptible aussi. Nicolas 1er a juste profité de l’accord négocié par l’UE sous la présidence allemande avec la Libye, pour jouer au négociateur final (heure par heure toute une nuit, avec un voyage éclair à Tripoli) et finir par extraire les infirmières bulgares des geôles libyennes. Tout en fourguant en même temps pour conclure la libération, une centrale nucléaire et des armes à l’ancien dictateur repenti, le grand nouvel ami de la France, [...]

« Après l’Empire » d’Emmanuel Todd a été publié une première fois chez Gallimard en 2002. C’est en version poche chez Folio-actuel avec sa postface de 2004, qu’il a fini dans mes bagages cet été 2007. Mieux vaut tard que jamais, et « Après l’Empire » est un bon compagnon de voyage pour prendre le maquis, loin de la fureur du monde et de son bruit médiatique.   E. Tood est un visionnaire, qui avait imaginé la chute du système communiste dès 1976, à partir des statistiques démographiques et économiques : La chute finale, essai sur la décomposition de la sphère soviétique.  Ce n’est pas un idéologue, encre moins un propagandiste qui aurait retourné sa veste pour nous offrir à l’aurée du 21ème siècle, un essai sur la décomposition du système américain. C’est un besogneux du réel, qui n’oublie pas une règle fondamentale : « aujourd’hui comme hier, les vraies forces sont d’ordre démographique et éducatif, le vrai pouvoir est d’ordre économique ».   Ainsi, cet opus géopolitique, qui croise analyse statistique et anthropologie, dresse un portrait des USA qui permet de réviser les dogmes et les rêves transatlantiques, autant que de démolir le discours antiaméricain primaire. Pour autant, la charge contre le système américain n’en n’est pas moins redoutable. Car, comme un empire qui vacille, les USA sont devenus le principale problème du monde, pour retarder un mouvement d’équilibre et d’apaisement mondial, induit naturellement par le jeu des forces démographiques, culturelles, sociales et politiques.   « Après l’Empire » est a conseiller à tous ceux qui veulent en fuir l’image d’une planète structurée par la haine. A ceux qui refusent la représentation dominante du monde ravagé par la violence, qui induit une vision régressive de l’histoire. Ceux là pourront voir la formidable progression [...]


No comment ;-)

Heureusement que les principaux médias français sont tenus, sinon, le volontarisme de notre omniprésident pourrait pâtir d’un début de confrontation à la réalité. Comme la France n’est pas faite de communication et d’idéologie, on verra bientôt que le superficiel créé de la dynamique de surface, et que l’émulation économique ne se décrète pas. Mme Christine Lagarde, notre ministre de l’Economie devenue Bernadette Soubirous, s’apercevra bien vite qu’il ne suffit pas d’invoquer la croissance pour la faire apparaître. La réalité ayant la vie dure, même une excellente communication omniprésidentielle ne pourra pas lui tordre le cou.     Ainsi, le paquet fiscal (de 13 à 19 milliards d’euros en année pleine) a du mal à passer, même chez certains députés UMP et Nouveau Centre, pourtant affidés au camp présidentiel. On tousse chez les tenants de l’orthodoxie comptable, des cadeaux fiscaux faits aux riches et/ou n’ayant que peu d’impacts macroéconomiques. Guéant, le conseiller de l’omniprésident a beau dire que ce ne sont pas de nouvelles dépenses, ces non recettes équivalent à une dépense quand elles ne sont pas compensées par des économies budgétaires. L’ardoise des heures supplémentaires défiscalisées affole, tandis que les comptes sociaux virent au rouge. Philippe Seguin, pourtant peu suspect de gauchisme vu son parcours au sein du RPR, comme actuel président de la Cour des Comptes le dit pudiquement « Aggravation de la situation de l'Etat et de celle de la Sécurité sociale, et poursuite d'une vive progression des dépenses des collectivités territoriales… En définitive, c'est l'ensemble des finances publiques qui semble se détériorer en 2007. L'Insee qui vient d'annoncer l'augmentation de la dette publique de 33,7 milliards d'euros durant le premier trimestre de 2007, faisant repasser le ratio d'endettement de 63,7% à 65% du PIB, confirme cette tendance", non sans [...]

L’Ademe a mis en ligne sur site internet depuis début juillet, un « écocomparateur » des offres de prêts « verts », pour aider le consommateur à s’orienter dans l’offre prétendument écologique des banques.   Alors que le Codevi a évolué en LDD pour Livret Développement Durable, que font concrètement les banques pour utiliser cette épargne au bénéfice de la planète ? Acheter un chauffe-eau solaire, choisir le bois pour se chauffer, rénover sa maison pour mieux l’isoler, … aujourd’hui toutes les banques ou presque, vous proposent de financer à conditions « préférentielles » ces projets, parce qu’ils sont bons pour l’environnement. Dans le maquis de l’offre financière verte, cet « écocomparateur » vous aidera certainement à vous y retrouver.   Accessoirement, ce nouvel outil vous permettra de trouver des arguments qui culpabiliseront votre banquier, alors qu’il vous reproche par exemple un petit dépassement de découvert. Votre insouciance n’est elle pas bien moindre que la sienne, lui qui fait si peu et moins bien que ses confrères pour aider à sauver la planète ? Car, sauf si vous êtes à la Banque Populaire (et pas partout, Bourgogne, Franche-Comté et Sud, c’est mieux), votre banque fait le minimum syndical commercial pour un maximum de communication. Ainsi, cet « écocomparateur » pourra jouer son rôle d’émulateur de politiques commerciales et aiguillonner les banques devenues écolo vert pale, pour qu’elles calent des offrent à la hauteur des enjeux. Alors, n’hésitez pas à taquiner votre conseillé financier (voir son directeur) sur le manque de générosité de son offre verte. Apprenez lui que la bonne conscience écologique ne s’achète pas à vil prix ;-)    


Axel Kahn est une homme extraordinaire, à la fois érudit et simple, c’est un puit de sciences qui veut rendre son savoir accessible au plus grand nombre.   Son dernier essai, « L’homme, ce roseau pensant … » est un roman anthropologique qui vous porte sur les racines de la nature humaine, au cœur du questionnement philosophique qui nous agite depuis quelques millénaires. Axel Kahn est un magicien du rationnel, qui peut d’une page à l’autre, remonter quelques millions ou quelques dizaines de milliers d’années, pour croiser les données de la théorie de l’évolution, avec celles de la génétique, et des sciences cognitives, à la recherche du « propre de l’homme ». Homo sapiens, seuls parmi les être vivants qui s’interroge sur la nature et la valeur de ses actes, du choix à la liberté, de la liberté à la responsabilité, l’innée d’un lignage anthropologique, l’acquis des autres, d’une culture en perpétuelle construction pour une singularité inégalée …   Autant dire qu’Axel Kahn souffre d’un humanisme profond, irréductible même. Pour notre plus grand plaisir, il risque le bûché chez les créationnistes pour porter sa part de vérité. Part d’une savante alchimie, qui interroge autant les philosophes que les scientifiques les plus pointus. La vérité, la beauté, la liberté, le bonheur, les croyances et la mort, … questions essentielles éclairées à la lumière des sciences modernes.           « L’homme est un roseau, et en cela il est infiniment petit ;               Mais un roseau pensant, et en cela, il est infiniment grand »   Ce roman anthropologique ne racontera pas grand-chose pour qui vit dans l’étroitesse d’esprit. Pour les autres, ce sont des fenêtres ouvertes à n’en plus finir, des jalons où [...]

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