Présentation

Message



"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c
'est se perdre et cesser d'être.
On se connaît, on se construit par le
contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l
'autre, l'homme est un pont."

Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

 

Get Free Shots from Snap.com
Technorati Profile
  Add to Technorati Favorites

Post It Express

Images aléatoires

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

14 juillet, jour de fête nationale en France, où l’on célèbre la révolution fondatrice de 1789, en faisant défiler les militaires. Une fête de la remise en cause de l’ordre établi, en glorifiant la troupe qui est l’ultime garant de l‘ordre établi (même républicain), c’est assez cocasse comme symbole.   Je suis gré au président de la rupture symbolique, d’y avoir ajouter une touche européenne en associant à la parade militaire, une petite part de contingent de chaque pays de l’Union. Fêter l’Europe en même temps que l’on fête son pays ça ne peut pas faire de mal. Même si je souhaite sincèrement que l’on fête l’Europe autrement que militairement, c’est une question de symbole qui m’est chère.   L’Europe pourrait être la ligne de démarcation de la communication omniprésidentielle. Deux ou trois faits de com récents et leur couverture médiatique, m’invitent à soutenir l’argument que la com omniprésidentielle ne passe pas  frontières. Et que les médias européens peuvent être les révélateurs de la manipulation médiatique franchouillarde. Pour le moins, le décalage de traitement médiatique interpelle.   Prenez le dernier Conseil Européen à Bruxelles, en cette fin juin, qui a accouché d’un traité modificatif mal formé. En France, quasiment tous les médias ont sacré Nicolas Sarkozy « sauveur de l’Europe ». Notre omniprésident séducteur et convivial avec les puissants de ce monde, aurait retourné la situation à lui tout seul, avec tout de même l’aide de son ami Tony Blair, et d’Angela Merkel aux prises avec les polonais. D’après les médias français, notre super nicolas a été la clé du succès d’un accord que tout le monde pensait inextricable. Et comme nicolas est super fort, il a même arraché que la « concurrence libre et non faussée » soit retirée du marbre du traité. D’aucuns le pensaient libéral ?   [...]

C’est la lecture du blog de Catherine Guibourg qui me fait revenir aux fondamentaux de Passerelles d’Héloïm : l’Europe. J’étais trop occupé d’affaires européennes justement, pour m’être penché sérieusement sur le nouveau « traité modificatif » qui doit remplacer le traité établissant une constitution pour l'Europe, devenu caduque en partie à cause du Non français de 2005.   J’invite les curieux à visiter la page très pédagogique qu’a fait wikipédia sur ce projet de traité modificatif (reform treaty), dont le mandat a été finalement défini par le Conseil Européen le 23 juin à potron-minet, après un jour et demi d'intenses discussions. Ce traité ne deviendra définitif qu’après la Conférence intergouvernemental de Lisbonne à l’automne. Il contiendra deux clauses essentielles : -         une modifiant le traité sur l'Union européenne (traité UE, à l'origine le traité de Maastricht) ; -         une modifiant le traité instituant la Communauté européenne (traité CE, à l'origine le traité de Rome de 1957). Le traité sur l’UE conservera son nom actuel, le traité sur la Communauté Européenne deviendra « un traité sur le fonctionnement de l'Union », l'Union étant dotée d'une personnalité juridique unique.   Ce traité modificatif est tout sauf simplifié. Quoi qu’en ait dit et écrit les médias français, notre omniprésident n’a pas été le sauveur d’Europe, ce superman au chevet d’une union au bord de l’implosion. La lecture de ce « traité modificatif » est très fastidieuse, et la tractation de juin accouche d’une Europe complexifiée, dépourvue de symbole et de projet.   Un compromis exige toujours des sacrifices, mais que reste il quand on a sacrifié l’essentiel ? Est-ce que la charte des Droits [...]


Retrouver le Off d’Avignon, le rire n’est pas un anesthésique synaptique     Un nouvel été en Avignon, de passage pour le Festival éponyme. En amateur, dilettante et exigeant, faire son choix au gré de déambulations et de rencontres, sur la plus grande et charmante scène du monde.   Le rire n’est a priori pas un anesthésique synaptique, loin s’en faut. Au service d’un texte puissant/dérangeant/intranquillisant, le rire est un allié fidèle des passeurs de mot et de silences. La nature humaine étant par essence tragique, j’ai décidé d’en rire avec « Rien ne sert d’exister », d’Yves Cusset. Une délicieuse mise en bouche qui mérite un peu de bouche à oreilles, avec un seul acteur, quelques valises et beaucoup de livres, pour tout décors scénique. Pour habiller la pièce, il n’y a presque que des mots et du rire.   Au fond, ça fait des millénaires que l’on rejoue la même pièce, triptyque de questionnements sur la mort, l’amour, la vie. Les réponses ont varié, sur la forme, sur le fond, mais qu’y a-t-il comme autres questions plus essentielles ? Avec « Rien ne sert d’exister », on passe une heure très agréable, une heure qui n’a d’autre ambition que de revenir aux fondamentaux, avec légèreté.    Avec « Ubu Roi » d’Alfred Jarry mis en scène par Alain Timar, on change de catégorie, pour entrer dans une mise en scène moderne et épurée. Blanc sur blanc, lumière, noir, simplissimes artifices pour camper la même absurde humanité.   Les six comédiens vous entraînent de toute leur énergie, dans une étonnante suite de tableaux. Ils sont tour à tour homme et femme, traître et victime, maître et valet… Six comédiens pour plus de vingt personnages, dont deux rois, deux reines, une impératrice, des nobles, des courtisans, pas moins de deux armées, un [...]

La direction régionale de Provence Alpes Côte d’Azur Corse de la Caisse d’Epargne, vient de lancer la première offre spéciale photovoltaïque : 100 % solaire et 100 % services, pour zéro euro investi sans aucune démarche administrative compliquée. C’est une offre clé en main à l’intention des particuliers, montée en partenariat  avec la société Solaire Direct, le 1èr énergéticien du solaire.   Avec la banque de l’écureuil, le photovoltaïque devient populaire. L’offre, qui est une 1ère nationale, est proposée au quidam qui souhaite s’équiper d’une microcentrale solaire (2 à 3 kW, soit 20 à 30 m² installés en toiture qui génèrerons entre 2 et 3 GWh) sans débourser un seul euro. C’est le crédit d’impôt (dans la limite de 8000 €) et la vente d’électricité verte (à 550 € le GWh pdt 20 ans) qui finance l’opération. Solaire Direct s’occupe de l’installation et de l’exploitation pendant 20 ans. Et une fois l’installation solaire remboursée, c’est tout bénéfice pour le quidam vertueux et malin.   A l’heure où il faut travailler plus pour gagner plus et que le développement durable est dans l’air du temps, félicitons la Caisse d'Epargne qui propose que les toitures provençales arrêtent de faire la sieste au soleil sans rien produire, les fainéantes. Avec elle et Solaire Direct, les toits vont pouvoir produire chaque jour tout leur jus d’électrons propres. Ce qui est vraiment bienvenu, avec l’Est Paca qui est une quasi péninsule électrique, et la Corse toujours en déficit électrique chronique.   On peut saluer cette nouvelle offre qui met le solaire à la portée de toutes les bourses, même les plus modestes, puisqu’il n’y a rien à payer pour investir contre l’effet de serre. Il faut toutefois être propriétaire de sa villa/maison dans le sud de la France, ce qui limite les bénéficiaires…   Monsieur Alain Lemaire (Président du [...]

Pour ceux qui ne le savent pas, Héloïm aime beaucoup le café, beaucoup trop … Sans doute appâté par le luxe de pouvoir choisir l’arôme pour chacune de mes doses de caféine, autant que par la simplicité et le design de la machine, j’ai cédé à la Nespresso (merci à qui se reconnaîtra ;-) Sans café, l’écriture ne serait pas la même, peut être même que le contenu de ce blog en serait changé …   Un vrai coup de génie marketing ces gens de Nestlé, un « what else ? » qui doit rapporter très gros à la multinationale. Amoureux du café mais lucide, j’étais l’autre jour en train de faire la queue pour acheter mes dosettes de caféine Nes, quand une idée saugrenue me sauta à la figure (j’étais en train de lire l’an I de l’ère écologique …) : quel est le poids de CO2 de ma tasse de café Nespresso ?   Avec son enveloppe d’aluminium, son packaging cartonné de 10 doses, le non recyclage des capsules alu, … quel est le poids de CO2 de ma tasse à café Nespresso ? Comme une culpabilisation naissante, et si, tasse après tasse, j’aggravais le risque climatique par l’effet de serre qui déborde de ma tasse ?  Questions de bobo écolo pétri de paradoxes me direz vous. Soit, mais questions qui se posent et s’imposent !   What else ?  What is the CO2 charge per Nespresso coffee, please ? Question posée au service consommateur de Nespresso, en demandant si possible une réponse basée sur l’analyse du cycle de vie (ACV) des capsules et de la cafetière. Quand Nespresso va-t-il développer le recyclage en France (comme cela est mis en place en Suisse et en Allemagne) ? Nespresso (Nestlé) aura-t-il une conduite éco-responsable à la mesure de son développement commercial ? Comme je doutais d’avoir une réponse satisfaisante, et que de toute évidence, ma tasse de café Nespresso déborde de [...]

A l'heure où des réformes nationales vont être votées en catimini pendant l'été, d'autres ont sorti les couteaux de sous les transats, et pensent déjà beaucoup à mars 2008 ;-) ...   Jean-Claude Gaudin n’a pas encore publié le bilan de son 2nd mandat, que déjà il amorce la course à la troisième mandature. Son équipe municipale n’a plus grand-chose d’une dream team : Guy Teissier fait savoir tout le bien qu’il pense de l’action de « la mairie du Vieux Port » ; Renaud Muselier sans maroquin ministériel a une aura (et des idées) à la hauteur de ses mocassins ; Robert Assante est perdu dans les méandres de la décharge d’Entressen, emboucané par la dioxine de l’incinérateur, …   La gauche locale recherche vainement une tête de liste qui soit une alternative « crédible ». Jean-Noël Guérini ne sait toujours pas s’il risquera le confort du paquebot bleu (ndlr : le siège du CG 13, pour les non marseillais ;-) pour conduire le combat contre JC Gaudin. Patrick Mennucci, alias « ségolin », n’est pas remis de sa défaite aux législatives et a une aura et des idées, à la même hauteur que les mocassins de Muselier ;-). Sylvie Andrieux paraîtrait la mieux placée pour renouveler le leadership de la course à la mairie du Vieux Port. Qui d’autre pour faire la synthèse à gauche ? Ainsi, rien n’est gagné d’avance pour la gauche marseillaise, d’autant que les bobos penchent plutôt Modem …   Petite remarque loin du clivage locale, le PS ayant remisé sa rénovation au printemps 2008 (après les municipales), la gauche part avec un logiciel dépassé qui a une nouvelle fois échoué en 2007. Ce n'est pas très honnête vis à vis de l'électeur qui désirerait une alternative moderne et crédible avec un projet cohérent ... La sociale démocratie française est condamnée à attendre la prochaine décennie (et la mort des éléphants [...]

Tous les ans c’est la même chose. Une bonne part de la rédaction du quotidien du soir part en congés au début de l’été. Le début juillet n’est pas seulement la saison des sujets marronniers sur les dangers du soleil, les destinations lointaines, les festivals et autres réjouissances estivales, c’est celui du régime « slim brain » jusqu’en septembre.   C’est quand le lecteur a le plus de temps pour lire et réfléchir, que le quotidien fond d’une bonne dizaine de pages, voir un peu plus si l’on compte les maxi encarts de pub qui spolient la place de la réflexion... Laissant l’actualité à sa solitude sans résonance ni analyse, ceux qui n’ont pas la chance d’être juilletistes et aoûtiens recopient et brodent quelques dépêches d’agences, pour nous servir un journal amaigri qui ne vaut plus son prix…   Tous les ans, le même regret qu’un quotidien de référence se mette au régime « slim brain » le temps de l’été. Hors, cet été 2007 n’est pas un été comme les autres. Car ce sera celui des réformes qui passeront en catimini à l’Assemblée réunie en session extraordinaire. Sur la fiscalité, le travail, les universités, la récidive, … des lois et mesures qui impacteront fortement le consensus républicain, passeront dans un assourdissant silence médiatique. Comme s’est équipée législative était prévue de longue date (au moins depuis le 7 mai), pourquoi n’a-t-on pas mis en place un roulement au niveau des rédactions ? Les réformes qui passeront pendant l’été ont-elles si peu d’intérêt pour le peuple, qu’elles méritent moins de publicité et de débats publics que les autres ? Doit-on y voir complaisance et connivence avec le gouvernement ?     En cette avant vielle de vacance, il y a de la houle au journal fondé par Hubert Beuve-Méry. Les deux discrets communiqués publiés dans l’édition du 30 juin, ne [...]


Mon dernier billet « Pour une grande Odyssée de l’électricité solaire en France d’ici 2020 » appelait à un changement de vision de l’administration française concernant le photovoltaïque, à une rupture dans notre ambition nationale pour ne pas s’exclure de la course industrielle et technologique au niveau mondial.   Je vais finir par croire que notre administration est complètement sourde, et que nos hauts fonctionnaires sont irrémédiablement contre le développement de l’énergie solaire en France. Ainsi, une nouvelle fois, le fisc français tente de faire trépasser le secteur solaire. Dans un rescrit fiscal daté de 8 mai, les génies de Bercy ont décidé de relever le taux de TVA (de 5,5 à 19,6 %) prévu pour la rénovation de l’habitat, quand un particulier vertueux qui investi dans une toiture solaire revend plus de la moitié de sa production d’électricité solaire. Une interprétation en contradiction totale avec la volonté affichée du Président sur la fiscalité écologique. On notera au passage le zèle des fonctionnaires antisolaires, qui travaillent un jour férié pour faire passer leur forfait !!!   Comment comprendre que la Direction Générale des Impôts ne tienne pas compte du fait qu’intégré, le panneau solaire « assure une fonction technique ou architecturale essentielle à l’acte de construction » ? Selon les termes de l’arrêté tarifaire écrit par leurs collègues du Ministère de l’industrie, une toiture solaire devrait être éligible de plein droit au taux réduit de TVA, en raison de cette fonction architecturale et technique essentielle qui prévaut dans la rénovation, sans tenir compte que les électrons verts soient vendus ou autoconsommés.     Cet acharnement contre l’électricité solaire en France ne serait pas grave, si cela ne faisait qu’inquiéter quelques artisans et installateurs qui voient les [...]

Pour remonter de Marseille à Strasbourg et gagner l’Allemagne, mieux vaut voyager lettré, pour ne pas s’ennuyer en regardant défiler le paysage. D’un TGV, ce train n’en a que le nom et le confort, mais tant mieux, la douce vélocité est souvent favorable à la gamberge ;-) …     Ainsi, la lecture croisée de Courrier International, du Herald Tribune et de Libération, me conduit elle à réfléchir à la compatibilité d’une politique de droite avec l’écologie. Pas parce que le « meilleur d’entre nous » rend ce jour et droit dans ses bottes, les armes du combat national du développement durable à Nicolas 1er. Pas parce que Mme Merkel, chancelière conservatrice à la tête de la coalition allemande, a fait de la lutte contre l’effet de serre la pierre angulaire de la présidence de l’UE et du G8. Pas parce que même les Tory anglais s’y mettent, faisant de David Cameron conservateur bon teint,  un apôtre d’une économie flexible et verte. Et ce n’est pas le siège supplémentaire des Verts français à l’Assemblée, ces gardiens du temple, qui motive d’avantage ce billet.       Simplement, si je ne puis définitivement statuer sur la fin de l’histoire de Fukuyama, avec l’avènement du capitalisme de marché et la démocratie libérale. Il s’agit d’épuiser les possibles du présent, et de faire le meilleur usage des forces en présence (majoritairement de droite en occident).       Je ne suis pas naïf, et je sais que la surface des choses (les engagements pro-environnement de la droite) ne doit pas nous induire en erreur sur les éléments de fond du changement nécessaire. On peut en saisir les limites, quand on touche aux symboles et aux moteurs de l’économique carbonée. Ainsi, gagner plus pour consommer plus sonne faux, si c’est pour épuiser plus vite les ressources de la terre en [...]

Notre démocratie est vivace, voir un peu impétueuse, et ce 2nd tour des législatives est une belle surprise, qui met en déroute toutes les prévisions des sondeurs et médias patentés. L'Assemblé Nationale équilibre sa palette, le tsunami bleu aura fait long feu, point d'hégémonie d'une majorité. Le vote du 17 juin, neutralise un mandat sans retenue que d’aucuns rêvaient depuis le 6 mai. Il va falloir composer (un peu à la méthode MoDem ;-)   Notons que c’est une première sous la 5ème, dans un état de grâce entretenu par le panel médiatique, qu’en 6 semaines, il y ait un tel renversement de tendance. A la place d’une vague bleue, c’est à un reflux net que nous assistons, alors que les socialistes nous ont montré le pire d’eux-mêmes pendant toute cette campagne.   Je voudrais relever la défaite d'Alain Juppé à Bordeaux. Juppé battu, c'est le symbole du cumulard abattu. La droite recherche un remplaçant d'envergure, pour prendre un ministère taillé sur mesure, et au combien essentiel pour la politique à venir. Qui dans les rangs de la droite crédible en matière d’environnement, avec le poids politique qu'il faut pour peser dans les arbitrages ? Après Chirac, va-t-on voir NS se transformer en pompier de la planète, laissant un 2nd rôle le soin de gérer l'intendance ? Autre conséquence, Mr Pujadas va-t-il démissionner lui aussi, après son duel mémorable au JT avec Ségolène Royal, à propos de la défaite annoncée de la candidate socialiste face au ministre d'Etat ? L'histoire apprend que le ridicule ne tue pas, et si Alain Juppé a été très digne, Pujadas ferait bien de s’en inspirer ;-)     Du côté de la gauche, Ségolène n’a pas attendu pour vendre par avance à France Inter, son scoop de séparation d’avec François Hollande. Comme pour mieux imprimer une marque de rupture la direction du PS, elle consomme celle [...]


Pour savoir ce que pense un peuple, mieux vaut aller à la rencontre de ses artistes, plutôt que d’écouter la diplomatie officielle. Comment comprendre depuis mon bout de terre séculière, ce qui se passe si loin, si près, au Proche-Orient, enflammé de religiosité et de fanatismes ? Comment aborder l’autre rive méditerranéenne en conscience, si je n’appréhende aucune des tensions qui traversent les sociétés du Maghreb ? Comment être alternativement juif, arabe, étranger, métèque, athée, … dans toute l’authenticité du présent ?   Peut être en habitant à Marseille, ville passerelle, ville de synthèse, où les communautés comme les individus vivent en paix. A une semaine d’intervalle, sont organisés dans la cité phocéenne, la 8ème édition de « Regards sur le cinéma israélien », avant que ne commence la 2nde édition des « Ecrans des nouveaux cinémas arabes ». Shalom, salaam, bienvenu dans une culture de diversités qui s’exprime par la magie du cinéma, qui se rencontrent ici comme en d’autres siècles à Cordoue.   Médiation culturelle et artistique indispensable pour entamer une dialogique par delà ce qui diffère, à la recherche de cette part d’universel que nous abritons tous.   Sans doute faudrait-il aussi écouter le dernier album d’Idir, la France des couleurs. Et ne me dites pas que c’est un hasard si la plage 12 est des plus bel hymne à Marseille, la ville où le ciel bleu embrasse et protège toutes les diversités.   Alors, même si les vents de l’engagement me dispersent au quatre coins de la France et de l’Europe, même si Marseille est un pied à terre pour moins d’une demie vie par an, c’est là que j’ai posé mes valises pour tenter de comprendre la complexité du monde. Ce n’est donc pas un hasard, shalom, salaam, aller en paix…    


Un vieux monsieur qui développe poliment le mot d’ordre « vive la révolte », ça interpelle. Surtout que ce jeune homme de 80 ans passés, ministre de De Gaulle et de Mitterrand, a exercé un rôle significatif dans la 5ème république. Résistant, sous préfet à 26 ans dès la libération, Edgar Pisani est un rebelle exigeant, impatient et paisible. Il a gardé intacte toute l’ardeur de sa jeunesse, pour nous offrir cette tentative de rendre intelligibles et cohérentes, intelligibles dans leurs contradictions, la somme de désillusions, de certitudes et la multitude de questionnements, que sa bourlingue a mis au jour. E. Pisani nous invite à comprendre le changement, et à mettre en œuvre une réforme politique, pour que la démocratie française redevienne civilisation.   La révolte de Pisani est une révolte profondément réformiste. Ancien grand commis de l’Etat, EP sait qu’isolée dans un appareil administratif qui demeure immobile, une réforme est peu de chose, une « occupation » parmi d’autres… Ainsi, mieux vaudrait ne pas l’imposer, mais persuader ceux qu’elle concerne de la conduire eux-mêmes, pour qu’une réforme soit tout simplement possible.   Adapter la France à la nouvelle réalité du monde, sortir du bois des archaïsmes pour nous guérir d’une sclérose sociale, c’est en premier lieu réformer notre pratique de la politique. La nouvelle assemblée, trop bleue, trop vieille, trop masculine, sans diversité, ne sera pas un atout pour réformer cette praxis.   Espérons qu’un vent de sagesse puisse gagner le château, voir certains soirs flotter jusqu’au au Pavillon de la Lanterne, pour que « le bien commun soit un objectif, la politique médiation et pouvoir, la démocratie règle et civilisation, et puisque tout change, la réforme comme discipline ».    Quel est le plan de masse que l’on nous propose, quel [...]

Message

Page Rank Google :


Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus