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Après les mauvais résultats financiers la semaine dernière, AREVA et EDF sont cette semaine dans la lessiveuse de la perte de confiance, attaquées de toutes parts sur leur capacité à gérer le risque nucléaire. En France, l’Autorité de Sureté Nucléaire se veut intransigeante et ne lésinera pas sur la sureté qui coûte si cher à des entreprises financièrement fragilisées, l’ouverture de l’EPR de Flamanville n’est pas acquise ! La ville et le canton de Genève ont porté plainte contre la centrale nucléaire du Bugey, l’Allemagne et le Luxembourg demandent la fermeture de la centrale nucléaire de Cattenom. Des incidents à la centrale de Fessenheim irritent les allemands qui voudraient en finir avec la doyenne du nucléaire français. Enfin, pour conclure cette mauvaise semaine pour le nucléaire français, il y a l’audition du président de l’ASN à l’Assemblée Nationale qui plombe EDF et confirme le risque terrorisme atomique.

Le président de l’Autorité de Sureté Nucléaire, Pierre Franck Chevet a donné une ITW à Libération qui met les points sur les i, selon quelqu’un qui ne peut être suspecté d’être antinucléaire « il faut imaginer qu’un accident de type Fukushima puisse survenir en Europe ». Le président de l’ASN pointe la responsabilité de sûreté qui incombe aux exploitants - prise en manquement pour AREVA vis-à-vis de l’EPR de Flamanville – avec une autorité qui sera sans concession sur ses exigences pour étendre la durée de vie des vieilles centrales d’EDF.

Au niveau de la centrale du Bugey, les suisses s’inquiètent et s’opposent à la réalisation d’un centre de déchets nucléaires sur site qui devrait stocker une part de ceux issus des neuf vieux réacteurs d’EDF en cours de démantèlement (Brennilis, Bugey-1, Saint-Laurent, Chinon, Creys-Malville). Une poubelle nucléaire à 70 km à vol d’oiseau de Genève, ça pose question aux suisses qui voient cela d’un très mauvais œil ! On les comprend…

La ministre fédérale allemande de l’Environnement Mme Barbara Hendricks, et la ministre de la Santé luxembourgeoise Lydia Mutsch, préparent un courrier conjoint à la ministre française de l’environnement Ségolène Royal pour dénoncer les failles des réacteurs de Cattenom et demander la fermeture de la centrale. L’opposition de l’Allemagne et du Luxembourg à la centrale nucléaire frontalière est à son comble.

A Fessenheim pour la doyenne des centrales nucléaires françaises, c’est un incident survenu en avril 2014 qui inquiète et irrite en Allemagne. Barbara Hendricks, va continuer d’user sa plume pour écrire à Ségolène Royal pour demander la fermeture de cette centrale « le plus vite possible ».

Auditionné mardi 1er mars à l'Assemblée nationale, le président de l’ASN Pierre-Franck Chevet a évoqué le prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires au-delà de 40 ans, pour remettre en cause l’optimisme du chiffrage d’EDF, avec un coût qui devrait aller de « 50 à 100 milliards d'euros dans les 10-15 ans à venir ». Il a aussi évoqué le risque de risque terrorisme/avion pour confirmer que nos centrales ne sont pas dimensionnées pour résister à toutes les chutes d’aéronefs !!!

Tag(s) : #Economie; Nucléaire; Energie, #France atom’cratique

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