Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Avec les temps troublés que nous vivons, où des terroristes organisés et fanatiques répandent la terreur pour combattre l’Occident mécréant, la question du terrorisme et du nucléaire devient incontournable. Le président de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) a récemment déclaré que les pays du monde entier devaient lutter plus efficacement contre le « terrorisme nucléaire » avec une menace d’attentats de plus en plus crédible. En Belgique, il est confirmé que les terroristes visaient les centrales nucléaires.

Nous devons donc affronter deux types de risque, celui de la fabrication d’une bombe sale à partir de matière fissile et celui de l’attaque ou d’un sabotage d’une centrale électrique nucléaire. Pour le nucléaire civil, la situation est inquiétante alors que le terrorisme pourrait se faire cyber...

Le risque terroriste contre une centrale nucléaire expose considérablement la France, championne du monde de l’électricité atomique. C’est un risque que l’atom’cratie française avait quasiment réussi a étouffé en 2001, après les attentats américains du 11 septembre. Passé sous silence le fait que nos centrales ne résisteraient pas à la chute d’un avion commercial civil de gros gabarit… Récemment, le survol clandestin par des drones de nos centrales avait un peu inquiété, EDF et l’Etat ont lancé à appel à projets de lutte contre l’intrusion de drones... L’atom’cratie se veut rassurante, tout va bien tout est pris en compte… Libération a publié deux bonnes enquêtes sur la prise en compte du risque terroriste nucléaire en France et en Belgique. La situation dans les deux pays n’est pas rassurante…

Si après l’accident de Fukushima, EDF a mis en place une Force d’Action Rapide Nucléaire (FARN), celle-ci arriverait-elle à contrer la perfidie d’un sabotage réussi d’une ou plusieurs centrales nucléaire ? Le meilleur moyen de réduire notre exposition à ce risque de terrorisme nucléaire, ne serait-il pas d’envisager de fermer progressivement nos centrales ?

La sécurité nucléaire française ne peut se réduire à la gestion d’accident d’exploitation hors aléas naturels, avec une prise en compte tardive, lente et coûteuse des aléas naturels post-Fukushima. Elle doit également pleinement intégrer la prévention et la lutte contre le terrorisme nucléaire.

Ce dernier défi indispensable à relever, va peser sur le secteur. Il va grever un peu plus le coût d’exploitation, tout en posant continuellement la question du risque accepté par les français. Le bon sens nous dit que le plus sage serait de songer à débrancher progressivement nos vieilles centrales nucléaires, pour s’engager dans le futur 100% EnR. Mais les réactionnaires de l’atom’cratie ne sont pas des gens sages…

Tag(s) : #France atom’cratique, #Economie; Nucléaire; Energie, #Energie; EnR

Partager cet article

Repost 0