Quantcast

Présentation

Message



"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c
'est se perdre et cesser d'être.
On se connaît, on se construit par le
contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l
'autre, l'homme est un pont."

Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

 

Compte Face Book :



Post It Express

Images aléatoires

  • SD Europe 10 Tongji Shanghai China 2

Recommander

heloim.sinclair

Dimanche 13 août 2006 7 13 /08 /Août /2006 16:17


Cela faisait des semaines que les mots s'entassaient loin du blog, j'étais au paradis des couleurs, des lumières et des senteurs, loin de tout les problèmes du monde...Si quelques articles sont déjà en ligne, d'autres viendront s'ajouter, réécrits en numérique pour être partagés.En attendant, vous pouvez aussi visité l'album photo.
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 août 2006 6 12 /08 /Août /2006 17:43

Plus de deux semaines déjà, que je suis déconnecté de l’actualité. Plus de journaux, plus de revue de presse, plus de radio, plus d’internet, … Nada, tentation de conjuguer le présent à l’insouciance de mes contemporains. Enfin presque, j’épuise ma pile de livres, tandis que le moleskine s’emplit de mots et d’articles qui seront peut être publiés sur le blog. J’ai vu en 1ère page d’El Pais que la France proposait un plan à l’ONU pour le Liban. Il me vient une idée saugrenue tout d’un coup : bombarder Israël et la Palestine avec le « Traité de la Tolérance » de Voltaire, traduit en Arabe et en Hébreu, et imprimé en millions d’exemplaires. Cela ne sera vraisemblablement pas suffisant pour résoudre le conflit, mais au moins cela éclairerait quelques consciences, comme elles l’ont été en Europe il y a moins de 250 ans. « Cet écrit sur la tolérance est une requête que l’humanité présente au pouvoir et à la prudence ». Voltaire y sème un grain qui pourrait un jour produire une moisson. L’humanité n’a pas fait grand-chose de ces 243 ans pour moissoner, pour se désaliéner des passions de la croyance. Bien sûr, nous sommes en Europe en voie de sécularisation avancée, mais ailleurs ? Pourquoi les Lumières brillent elles plus ici qu’ailleurs ? La raison est pourtant la même d’un bout à l’autre du globe. Si le peuple, « la rue » pour faire politiquement correct, reste dans une relative crasse ignorance, qu’ont donc bien lu les élites des pays où l’on se déchire à cause de divinités différentes, en autres excuses ? Pour une fois, je vais faire une prière, ou plutôt reprendre la Prière à Dieu (Chapitre XXIII) : « faire que les petites différences entre nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre nos lois […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 12 août 2006 6 12 /08 /Août /2006 17:41

Bilan de lecture estivale, le hasard m’aura fait lire trois livres, qui me détachent d’avantage encore s’il en était besoin, de l’idée de Dieu. « Ô vous frères humains » d’Albert Cohen, le « Traité de la Tolérance » de Voltaire, et pour finir une pièce de théâtre de Jean-Michel Ribes : « Dieu le veut ». La religion a quelque chose de vraiment trop humain pour avoir un commerce véritable avec Dieu. Partout et de tout temps, où ferveur et foi inondent les âmes, c’est l’humanité que s’ensanglante pour des oripeaux de salut et d’espoir. Et si nous utilisions le peu d’intelligence de l’homme, ici et maintenant, pour rendre la vie belle et harmonieuse. Délivré de la foi, de l’espoir d’une humanité bonne par essence, cultiver la philosophie comme d’autres taillent leur pierre, ré-enchanter la beauté de la nature avec l’art, faire de l’écologie le seul chemin politique possible, … Plutôt que de batailler contre l’impie (chacun est l’impie d’un autre !), contre le pauvre, contre le peu de beauté naturelle qui subsiste, … utiliser l’éthique comme seule arme moderne. Ce n’est pas impossible, c’est juste difficile. Combien d’autres singuliers pensent comme moi ?
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 août 2006 6 12 /08 /Août /2006 17:39

Jeunesse italienne, il n’y a presque que cela ici. Elle arrive par charters et roule en scooter, belle, bronzée, bien habillée, 20 ans et la « vita bella »… Il n’y a pas d’insouciance plus remarquable, une génération qui va connaître la fin du pétrole et qui ne sait (veut) pas faire de bicyclette. Tant pis si elle épuise ses vacances à moteur, dans un des derniers paradis de la méditerranée. Dans un petit territoire en grande partie classé réserve naturelle, cette génération préfère faire « vroum vroum » l’été, et aller à la palestre le reste de l’année. Ça m’amuserait presque d’être un excentrique avec mon vélo et mon panama fiché sur la tête. Mais ça me désespère que nous soyons qu’une poignée de braves (un quart, un demi, un pourcent ?) à préférer le déplacement doux. Trop peu nombreux au milieu du paradis des couleurs et de la lumière, à prendre le temps de regarder la beauté. Faux hippies hédono-consuméristes, plus tournés vers eux-mêmes que vers le couchant. Si le narcissisme est né en Grèce, il se cultive aujourd’hui en Italie, joli, mignon, mais toujours terriblement superficiel… Bien sûr, 20 ans c’est le temps de l’insouciance, mais qu’elles sont les valeurs de tous ces jeunes, à quoi rêvent et pensent ils ? L’amitié et le goût du beau sont sans doute de bonnes bases, mais au-delà ? « Avoir », cela semble être l’essentiel de leurs préoccupations. Avoir le dernier Ipod, avoir la panoplie complète toujours renouvelée pour rester à la mode, avoir un scooter, avoir de l’argent, avoir des copains, et avoir du bon temps avec eux … Etrange, dans un tel lieu où la beauté naturelle devrait pourtant les inciter à « être ». Il n’y a pas que de faux hippies hédono-consuméristes sur l’île. Il y a aussi de « vrais » […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 août 2006 6 12 /08 /Août /2006 17:39

Le moleskine dans les bagages, continuer mon carnet de voyage. Je n'écrirai pas le nom du lieu où j’ai posé mes valises pour trois petites semaines. Surtout ne pas faire de publicité à une île qui tente autant que faire ce peut, de résister au tourisme de masse, « happy few ». Ça peut paraître égoïste à première vue, refuser aux autres la magie d’un lieu que l’on s’octroie pour soi même. Et pourtant, à quelques encablures d’un aéroport international, l’esprit de ce lieu pourrait mourir sous le déferlement de bitume, de béton, pour des hordes de touristes et la pollution qui va avec… Regardez Ibiza, langue de terre colonisée par des hippies dans les années soixante dix. C’est le parfait cliché d’un territoire en train de faire « game over », après trente ans de partie décadente, tous les jours l’île s’approche du tilt irrémédiable. Processus accéléré de concentration et d’urbanisation, toujours plus de touristes, d’appartements, de boutiques, toujours plus d’avions, de voitures, de scooters, de bateaux, toujours plus de rejets, de déchets, toujours plus besoin d’énergie... A tel point, que la radio insulaire fait des appels à la modération énergétique, tandis qu’une centrale au fioul fonctionne à plein régime au beau milieu du port, à quelques centaines de mètres à peine de la vieille citadelle … Et ils sont en train d’y construire deux autoroutes. Là, sous vos yeux, en s’écartant d’Ibiza en bateau, vous voyez l’insoutenable, le smog d’ozone et de mazout confirme le diagnostic !!! Alors que ce paysage devrait être d’un « pur azul », il est contaminé par le trop d’hommes.
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 2 juillet 2006 7 02 /07 /Juil /2006 17:59

Le dernier film de Robert Guediguian nous emmène loin de Marseille, enfin, pas tant que cela … De notre Dame de la Garde aux rues de Yerevan, il y a des centaines de kilomètres. Et pourtant, on reste dans la famille marseillaise, avec Ariane Ascaride (superbe), Gérard Meylan, et en arrière plan, le métissage de la communauté arménienne opéré dans la citée phocéenne … C’est Anna (allias Ariane) qui part à la recherche de son père, Barsam, reparti sans prévenir vers la terre qui l'a vue naître. Une excuse pour aller sur les traces d’une identité arménienne, que le désir d’intégration française aura éclipsé pendant des décennies. L’Arménie, un pays où les hommes rêvent du Mont Ararat, où les cicatrices du génocide turc de 1915, sont à peine recouvertes par le trauma des années communistes. Ça c’est la vision contemporaine, celle d’avant avoir ouvert la porte sur la profondeur des siècles. L’Arménie est un pays qui a une forte densité historique, qui se rencontre dans ses paysages et sous les pas des vivants. C’est peut être pour cela que Le voyage en Arménie m’émeut tant. Parce qu’aux portes de l’Orient, avant d’être coincée entre Ottomans et Russes, l’Arménie a été fondée par un groupe indo-européen. Devenue de culture hellénistique, avant de devenir chrétienne, puis de vivre sous la dépendance d’un Califat, l’Arménie est un condensé de siècles de l’histoire européenne. Suivre le périple d’Anna, vers des racines refoulées, avec sa naïveté toute occidentale. Elle est belle, sensible et forte, celle qui avait milité du bon côté du mur, la voilà aux prises avec la violence d’une économie émergente post-communiste. Ce n’est pas un film communautaire, c’est juste le portrait, tissé par des relations humaines, d’une terre, […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 2 juillet 2006 7 02 /07 /Juil /2006 09:13

En décalage, soustraction volontaire du « mondiofootballvision », vibration minimum pour le ballon rond. Je dois faire partie de cette minorité de français, incapable de nommer plus de la moitié de l’équipe de France ou qui n’a vu aucun des matchs des Bleus et des autres. Bien sûr, je reçois en échos, des commentaires, des scores,… Comment y échapper quand toute la planète médiatique et numérique est rivée à l’heure du Mondial ? Oui, je reconnais à ce sport quelques vertus, une certaine beauté dans l’esthétique de l’action collective, je me réjouis même que les Bleus aient gagné contre le Brésil… Mais il y a quelque chose de social qui m’échappe dans cet engouement et la ferveur qu’il engendre. La magie du football n’a jamais eu beaucoup de prise sur moi, autant que je m’en souvienne, et aujourd’hui j’ai l’impression de devoir lutter contre son côté intrusif. Au-delà des relents nationalistes que la compétition met en scène, je m’interroge sur cet évènement sportif et sa couverture médiatique. N’est-il pas devenu une grande manipulation mentale collective, avec des images en boucles et la convergence de tous les supports d’information sur un même sujet central ? Pas un seul média généraliste qui ne soit épargné, jusqu’au téléphone portable bombardé de sms publicitaires, même la politique devient l’occasion de métaphores footballistiques. Comment mesurer la pression induite sur l’organisation sociale ? Le supporteur l’était il dans l’âme, ou l’est il devenu par mimétisme ?… le Mondial 2006 est une grande (et presque obligatoire) récréation avant les vacances d’été.
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 1 juillet 2006 6 01 /07 /Juil /2006 12:27

Ce rapport d’information sur les énergies renouvelables thermiques, de M. Claude BELOT, sénateur de la Charente-Maritime et M. Jean-Marc JUILHARD, sénateur du Puy-de-Dôme, sera disponible officiellement le 5 juillet. Et il va faire du bruit, à croire que le Sénat est devenu une antichambre d’écologistes militants ;-) C’est sans nul doute que la question est grave, et qu’il reste quelques hommes politiques de bon sens pour tirer la sonnette d’alarme. La maison n’en fini pas de brûler, et nos deux sénateurs y vont de leur extincteur rapporteur. Espérons que cela saura convaincre les décideurs publics, qu’ils seront entendus et écoutés. Il faut au moins que cette vieille dame qu’est le Sénat serve à quelque chose... Dans les recommandations, on en retiendra trois : 1) EDUCATION ENERGETIQUE Il s’agit de promouvoir l’éducation aux énergies renouvelables thermiques en visant trois objectifs : former les professionnels, convaincre les décideurs, sensibiliser les citoyens. Préparer la fin des énergies fossiles et lutter contre l’effet de serre, c’est une question de priorité au niveau de la politique énergétique, et cette révolution va prendre au moins une décennie. Pour la chaleur d’origine renouvelable, nous sommes dans la décentralisation maximum, c’est immeuble par immeuble, quartier par quartier, avec l’implication de toute une chaîne de décideurs et de professionnels compétents qu’il faut agir. 2) CRÉER UN CADRE FAVORABLE ET INCITATIF Il s’agit notamment de renforcer les moyens humains et financiers de l’ADEME pour soutenir davantage les projets locaux valorisant les énergies thermiques alternatives. Pour votre information, c’est la disette budgétaire pour financer les installations solaires dans le logement social. […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 30 juin 2006 5 30 /06 /Juin /2006 20:58

Serge July s’en est allé, il a démissionné du journal qu’il avait participé à créer en septembre 1972, avec JP Sartre et quelques autres. Une entreprise de presse qu’il a construit jusqu’à ce qu’elle compte plus de 1000 salariés, un vrai navire qui a traversé bien des creux et des vagues. 29 juin 2006, fin de l’histoire mêlée Libération/July, désaccord avec l’actionnaire, démission pour laisser à d’autres le soin de faire évoluer ce journal, après un tiers de siècle à la barre. July n’est pas une vache sacrée, tout juste une balise dans le paysage médiatique français, un homme vrai qui sait lâcher prise. Allez savoir pourquoi, son départ me touche. J’ai été abonné à Libé, je m’en suis détaché pour des noces avec le Monde qui ne me satisfont pas, j’y reviens de temps en temps. Un vrai régal que de savourer Libé un samedi matin, avec un bon café à la terrasse du coin… Merci Serge, qu’en claquant la porte, tu nous invites à réfléchir à la problématique médiatique en général, et à celle de la presse quotidienne payante en particulier. Avec le bouleversement d’internet, c’est tous les quotidiens généralistes payants dans le monde qui doivent réinventer leur business modèle. « L'ère du numérique a créé un nouveau monde qui bouleverse l'ensemble de l'industrie médiatique, son économie comme ses usages. L'ensemble des médias est secoué par une recomposition dont les nouveaux centres de gravité s'appellent l'Internet et le mobile. Tous les médias généralistes d'informations baissent depuis plusieurs années : la presse quotidienne payante évidemment, mais aussi les radios et même la télévision. » C’est ainsi, le modèle économique de la presse est en ré-invention permanente, il nécessite des investissements importants et une […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /Juin /2006 09:51

J’habite en résidence nomade, territoire de liberté. Des rencontres, des ambiances, des lieux, des personnes que l’on découvre, d’autres que l’on a plaisir à retrouver. La solitude aussi, pour savourer le temps qui passe… Un jour ici, un jour là, mais toujours l’énergie des rêves au creux du ventre pour avancer, une inextinguible curiosité des autres et de moi pour m’orienter. Demain est un jour de promesses avec son lot de désillusions, mais qu’importe, l’enchantement ne se conjugue qu’au présent. Ici et maintenant, c’est à Perpignan. Sur cette place de marché où une fanfare réinvente la poésie de faire ses courses entre deux pas de danse et une musique enjôleuse et rieuse. Ré-enchantement d’un quotidien, éviter qu’il ne devienne par trop banal en y ajoutant du beau, instant de grâce et de convivialité gratuite. Et comme ce marché est à moitié bio, on y ajoutera du bon. Le meilleur de la vie, du beau et du bon, de manière impromptue, se réapproprier la rue comme lieu d’effusion artistique au milieu de la contingence.
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /Juin /2006 09:47

Chaque année, un jury composé d’associations écologistes internationales (Agir pour l'environnement, Réseau Action Climat et Transport & Environment) décerne le « prix Tuvalu du dérèglement climatique », du nom de cet îlot du Pacifique menacé d'engloutissement par la montée des eaux consécutive au réchauffement de la planète. Il s'agit en fait d'un antiprix, qui épingle un « acteur politique ou économique ayant montré son incapacité à agir en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique ». Pour 2006, le choix du jury s'est porté sur José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne. Pourquoi cet illustre nominé ? Pour une faute de goût pour commencer, un contre exemple manifeste, que nous donne trop souvent à voir les hommes politiques. Car le véhicule personnel de M. Barosso est un Volkswagen Touareg, 4x4 très gourmand en carburant, consommant plus de 13.2 litres aux 100 km, et rejetant la bagatelle d’au moins 265g de CO2/km parcouru (hors climatisation). Soit plus de 2,65 tonnes de CO2 tous les 10 000 km, deux fois l'objectif affiché par la Commission européenne dans le cadre de l'accord volontaire avec l’ACEA, l'association des constructeurs européens d'automobiles. M. Barosso campe la caricature de l’homme politique européen, qui fait de beaux discours pour ressasser la tarte à la crème du développement durable et du changement de politique énergétique, tout en étant incapable de passer véritablement aux actes et de prendre les décisions qui s’imposent face aux enjeux. Il arrive à lancer le même jour une campagne européenne sur la sensibilisation des citoyens de l’Union à leur propre impact sur le réchauffement du climat, pendant que lui-même conduit un simili-camion dans Bruxelles pour rentrer […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 30 mai 2006 2 30 /05 /Mai /2006 20:01

C’est nous les africains, Qui revenons de loin. Nous venons des colonies, Pour sauver la patrie. Nous avons tout quitté, Parents, gourbis, foyers. Et nous avons au cœur, Une invincible ardeur. Car nous voulons porter haut et fier, Le beau drapeau de la France entière. … Le début d’un l’hymne que l’on aura eut tord d’oublier. Merci au jury de Cannes, et à Rachid Bouchared surtout, de nous offrir cette leçon salutaire d’histoire. Il y a eu une vie avant la France blacks-blancs-beurs de 1998, bien plus engageante moralement, est-ce pour cela qu’on nous l’a si longtemps caché ? Bien sûr, il y a eu le débarquement de Normandie, mais pourquoi avoir occulté ou presque, celui de Toulon depuis l’Italie ? Peut être que le déni collectif était plus confortable au niveau de la conscience, pour parquer les générations suivantes de bidonvilles en banlieues sordides. Si le foot peut construire une histoire collective éphémère, (elle était où la concorde nationale à l’automne 05 ?), le cinéma peut nous aider à solder certains comptes moraux (et nous acquitter de la dette des pensions par la même occasion). Faisaient ils peur à la France, ces tirailleurs venus d’Afrique et du Maghreb, quand il s’agissait d‘écrire un chapitre glorieux, libérateur et presque oublié de notre histoire ? Et si « Indigènes » nous faisait changer de regard ?
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Navigation

 

Europe-human.jpg


Bookmark and Share

Calendrier

Juin 2013
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Archives

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés