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"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c
'est se perdre et cesser d'être.
On se connaît, on se construit par le
contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l
'autre, l'homme est un pont."

Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

 

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heloim.sinclair

Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 02:27

Quand la blogosphère s’étend tous les jours un peu plus, on y retrouve naturellement des hommes politiques, qui y ont trouvé là, un nouveau mode d’expression. Je passe sur les sites qui ne sont pas maintenus par la personne, qui se décharge sur leur assistant pour mettre en ligne leur prose, sans autoriser les commentaires. C’est encore la politique façon papa, communication descendante, sans intérêt. Il y a aussi les blogs qui ne servent qu’à faire du marketing, où passe ma trombine ? ce soir sur tel plateau, tel jour dans telle émission… Rien d’intéressant. Et puis, il y a un ovni numérique, qui n’appartient pas à la catégorie des blogs, même s’il a la même pratique dans le commerce de la vérité et de l’échange. Le site de Bernard Kouchner : la Fabrique de la Démocratie. Il a piqué l’idée à Prodi, et c’est une très bonne idée. Une tentative fructueuse pour transcrire le concept de démocratie athénienne à l’heure d’internet, avec l’exigence d’une écoute et d’une parole vraie. Quand on voit le scandale de l’amnistie Guy Drut, la Fabrique Démocratique vous réconcilie avec la politique, et accessoirement avec la gauche française. Ça peut surprendre, mais il n’y a pratiquement rien à lire sur ce site. Le principe de la Fabrique Démocratique, c’est l’organisation de sessions de trois heures minimum un peu partout dans le pays, où des français qui souhaitent intervenir, disposent d’un temps de parole n’excédant pas cinq minutes, pour exposer leur point de vue et formuler des propositions précises. A l’issue de chaque session, Bernard Kouchner en propose une synthèse et répond aux interrogations. La vidéo de chaque session est ensuite mise en ligne sur internet, où les internautes peuvent contribuer à leur tour à ce […]
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Samedi 27 mai 2006 6 27 /05 /Mai /2006 17:30

C’est bon ce mois de mai qui file, bientôt les jours les plus longs, la douce chaleur de juin, le plaisir de vivre parce qu’il fait beau, … Et pour se consoler d’un mois de juin qui lui aussi se terminera, profiter des festivals qui vont émerveiller juillet. Aller en Arles par exemple, pour les 37èmes Rencontres de la photographie. Avec un double plaisir cette année. D’une part retrouver la pérégrination dans la citée antique à un rythme lent pour choisir ses expositions, les voir, s’en remettre, … Il y a quelques bonnes tables, où l’on peut musarder entre ombre et soleil, avant de retrouver l’émergence intime que suscitent les images. Des lieux uniques, intemporels, des atmosphères, et des gorgées de lumières figées sur pellicule. Et surtout cette année, c’est Raymond Depardon, le commissaire invité. Cet homme m’a beaucoup touché, avec « L’errance » tout particulièrement, où il y poursuit une recherche de vérité sans sujet. Un long voyage d’image et de langage, un livre avec des mots, des écrits, des photographies, des silences et des blancs… Alors, retrouver ce globe-trotteur paysan photographe, errant de naissance parce que curieux du monde et des hommes, comme organisateur d’un archipel visuel en Arles, pour des Rencontres dont je suis amateur, c’est un vrai bonheur qui s’annonce. Raymond Depardon nous offrira, du 4 juillet au 17 septembre, un autoportrait du regard des autres, ayant choisis « les influences, les compagnons et les émergences ». Pour le deuxième pôle visuel des Rencontres d’Arles, c’est la francophonie qui est à l’honneur, avec des créateurs venus du monde entier et unis par la langue. http://www.rencontres-arles.com/
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Samedi 20 mai 2006 6 20 /05 /Mai /2006 19:30

La République des Idées est un club de réflexion et de création qui est dans l’actualité, avec le forum “La Nouvelle critique sociale » qui s’est tenu à Grenoble les 12, 13 et 14 mai derniers. Ça fait un bien fou de découvrir en 2006 que la gauche française, ce n’est pas seulement le spectacle donné par Ségolène, Fabius, DSK, Lang et bien d’autres, pour la course à 2007. Mais qu’il existe des femmes et des hommes qui se retrouvent pour produire, discuter, diffuser des analyses et des idées originales sur notre temps. La République des Idées défend la force des idées comme moteur de l’activité humaine, affranchie de toute tutelle politique. Et grâce aux nouvelles technologies de l’information, le forum de la “nouvelle critique sociale” continu sur le net, grâce au blog du forum. C’est peut être ce qui aura manqué à Michel Rocard à la grande époque, pour mettre en marche un PS dans sur les rails du réformisme social, nettoyé du dogmatisme et de l’idéologie. La société française a connu de profonds bouleversements, et nous peinons à en prendre pleinement conscience, à en représenter les causes et à en percevoir toutes les conséquences. La “nouvelle critique sociale” de la Repid, à l’écart des convenances et d’un lexique usé, renouvelle le récit des antagonismes, des inégalités et des barrières invisibles qui traversent notre société. Son blog est un outil participatif pour s’intéresser et interroger sur le fond, les questions du vivre ensemble en France, à l’heure du 21ème siècle. Très utile avant et après 2007 !!! http://www.repid.org
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Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /Mai /2006 15:08

La gestion de l’affaire Clearstream et ses non rebondissements au niveau de la tête de l’Etat… Dire qu’il en a aux Cabinets de DVP et de l’Elysée, qui croient qu’il suffit d’attendre la Coupe du Monde de football pour que le soufflet retombe, que les français oublient et passent à autre chose. Sur qu’elle planète morale vivent ils ? Sont ils suffisamment abîmés par le pouvoir, pour ne pas voir que c’est l’idée de politique et de démocratie qu’ils sont en train de souiller ? Que reste-t-il de la tentative d’organisation du vivre ensemble, quand la parole est mensonge, l’engagement ruse opportune et malhonnête ? Ce n’est pas seulement la démonstration piteuse d’une fin de règne, c’est le signal d’alarme et d’urgence d’un changement nécessaires des hommes, des pratiques et des institutions politiques. Espérons qu’il ne soit pas trop tard, avant que le populisme et la violence ne finissent par gangrener le pays. Ce genre d’affaires et les postures immobilistes, il n’y a pas mieux pour pousser l’électorat dans les bras de l’abstentionnisme et des extrêmes. L’élection d’avril 2002 n’aura donc pas été un vaccin suffisant, la flambée des banlieues et la crise du CPE des symptômes non pris en compte, pour que l’histoire se répète en 2007 ?!!. La gestion de l’affaire Clearstream est au mieux ridicule, et pour le moins lamentable. Dans beaucoup de démocraties européennes, cela aurait valu un changement de gouvernement. Mais en France, l’arbitrage ne se fait qu’au titre d’une guerre clanique, dans le mépris le plus complet de l’exemplarité vis-à-vis des citoyens. Comment traduire en actes concrets, une exigence démocratique ? Que faire, en parler avec son député, renvoyer sa carte électorale à l’Elysée, fonder un parti … ?
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Jeudi 4 mai 2006 4 04 /05 /Mai /2006 23:43

Elle fait bien du bruit et des mots, cette affaire ClearStream, avec des ingrédients et une recette typiquement française. Prenez une industrie de l’armement qui tente d’exporter, des dessous de tables autant que des commissions occultes ainsi que des comptes secrets pour le fond de sauce. Ajoutez des juges opiniâtres, quelques espions et des hommes politiques à l’ambition démesurée. Relevez avec un fin corbeau et une presse sur le coup, vous avez là le fameux Watergate sur Seine. DVP prend tout cela de très haut, un mauvais «feuilleton de presse» pour lui. Il oscille entre le déni et la posture de l‘homme blessé. Une posture que partage Nicolas S. Voilà pour le jeu d’acteurs, qui s’affairent en cuisine. Et alors ? Un Watergate franchouillard de plus, pourrait on dire. Les deux "blessés" manipulateurs se fichent de qui ? On le sait bien que dans la quête du pouvoir (suprême), les coups tordus sont monnaies courantes. L’enquête du Général Rondot, c’est du petit calibre, comparé à des exploits comme le raimbow warrior ! Une tempête dans le microcosme politico-médiatique parisien, qui si elle ne sauve pas la morale (politique), n’en change pas plus la face et la nature des vrais problèmes des français. Franchement, de savoir qui a enquêté sur qui, qui n’a pas blanchi qui, … on s’en fout. Sans doute, la vraie affaire Clearstream (commissions occultes sur marché militaire) est elle intéressante. Pour le reste, sifflons la fin de la partie. Que DVP et Nicolas S réfreinent leur égo et rongent leur frein d’ici 2007. Les urnes décideront. En attendant, que le gouvernement gouverne ou s’en aille. La démocratie française mérite mieux que le ridicule.
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Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /Mai /2006 20:06

L’INA, Institut National de l’Audiovisuel, est une vieille institution qui a su rester jeune, comme on sait en fabriquer la France. Le centralisme a ses lourdeurs, il a aussi ses avantages, ceux de regrouper, d’archiver, … et finalement donner à voir à tous en ligne : www.ina.fr Merci la révolution Internet pour avoir réveillée cette vieille dame. Après un plan de sauvegarde qui est passé par la numérisation de notre patrimoine audiovisuel, saluons cet effort gigantesque quasi unique au monde. Nous construisons l’avenir de votre mémoire, les gens du marketing sont passés par là, mais c’est tellement beau comme mission. Maintenir ouvert et accessible l’environnement sonore et visuel des dernières décennies, ce temps où l’image était encore rare, celui de l’ORTF, un temps de l’image symbole, celui des années, Mitterrand, Chirac, .. Et oui, il y aura eu des années Chirac ;-) Au temps de l’image omniprésente et envahissante, avoir la chance de choisir une tranche de vie passée 25 kilomètres de rayonnages, des millions d’heures de bandes images et sons, jusqu’aux heures d’avant-hier, un présent de flux à jamais condamné au passé, figé pour prendre du recul, revoir l’histoire par un filtre médiatique numérisé depuis chez soi, de 1920 à aujourd’hui.
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Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /Mai /2006 11:08

Quand on suit l’actualité marseillaise de loin en loin, on n’arrive pas nécessairement à tisser un lien entre les informations. En pleine crise du CPE, la nouvelle du 21 mars dernier tombait : les bateaux de la SACM étaient saisis par la gendarmerie dans le cadre d'une enquête pour blanchiment et fraude fiscale. Les huit navires de la Société des Armateurs Côtiers Marseillais, société qui assurait la desserte du Château d'If et du Frioul depuis 1947, étaient mis sous scellés. Cela n’aura sans doute ému personne au-delà du vieux port. Il a fallu qu’une pasionaria, commerçante de l'archipel du Frioul, se mette en grève de la faim pour de nouveau attirer l’attention sur le sort de ce bout de terre en rade de Marseille. Le manque de desserte maritime des îles allait être soulagé par M. Gaudin, un 2nd navire arrivait à la rescousse pour If-Frioul à partir du 25 avril, la pasionaria retrouverait l’appétit. Jusque là, rien de croquignolant, mais cette histoire ne peut se dérouler qu’à Marseille, vous allez voir ;-) Pour cela remontons le fil de l’histoire. Depuis trente ans environ, la famille Pipolo règne d'une main de fer sur le transport des touristes et des résidents vers le château d'If et les îles du Frioul. Des passages à 10 euros l'unité rapportent gros à leur société, la SACM. Surtout que les Pipolo auraient mis en place une double billetterie, qui permet d’alimenter quelques 180 comptes bancaires et de vivre dans un somptueux château, à deux pas de la prison de Luynes. En effet, depuis quelques années, les différents "incidents" et attentats survenus tout au long de l'histoire des navettes du Frioul ont conduit les policiers de la PJ à mener une longue enquête sur la société d'exploitation Très tôt, il a été […]
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Samedi 29 avril 2006 6 29 /04 /Avr /2006 11:41

Anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, en rire avec Bill et Boule No comment,http://perso.wanadoo.fr/zoello/
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Samedi 29 avril 2006 6 29 /04 /Avr /2006 11:10

Cette fois, malgré l’actualité barbouzarde de l’affaire Clearstream et ses prolongements politico claniques, on va faire dans le léger, clin d’œil à un article paru dans le Monde du 26 avril : « Des mots "total" mode, on va dire ». Si l’hexagone n’est pas un lieu majeur pour la création de néologismes en vue de lutter contre l’anglicisme, on n’en demeure pas moins inventifs dans la linguistique populaire et/ou médiatique. Emergence naturelle d’expressions inédites qui fleurissent dans les lycées, la rue, ou sur les blogs et les plateaux télé. Des adjectifs qui se transforment en adverbes ("J'hallucine sévère"), des adverbes qui au contraire "s'adjectivisent" ("Elle est trop"), des substantifs voudraient se conjuguer ("Désolée, l'autre jour, j'ai un peu crisé"). La petite liste commence avec « abracadabrantesque », adjectif inventé par Jacques Chirac en pleine crise de la cassette Méry et les HLM de la Vile de Paris. C’est la formule gagnante au concours de mauvaise fois ;-) « Casher » ou « pas casher », ça vous dit quelque chose ? Correct ou incorrect, d'équerre pas d'équerre, dans la norme ou non, ça prouve au moins que l’antisémitisme est battu dans le vocabulaire. En pleine société de consommation, l’individualisme français à besoin de « customiser ». Il lui faut personnaliser, décorer pour donner sa propre griffe à ses baskets, sa voiture ou son canapé. Chacun exprime sa singularité comme il peut ! « Point barre », ça suffit, basta, ras-le-bol, on arrête les frais. Si les français n’aiment pas trop les points sur les I et les barres aux T pour la réalité économique, c’est une formule qui fait vite revenir à la ligne, tourner la page. Un cri de rue. Le mot « souci » est redevenu à la mode. C’est vrai que c’est […]
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Vendredi 28 avril 2006 5 28 /04 /Avr /2006 21:45

On pouvait lire dans le Libération du 28 avril, que le prix d'une tonne de dioxyde de carbone (CO2), responsable du réchauffement climatique, a subitement baissé de plus de 35 % sur Powernext Carbon, la Bourse européenne des «droits à polluer». Le prix des certificats d'émission de CO2 est passé à 15,70 € la tonne, contre 24,30 € en début de séance. Les faits : six pays dont la France, la République tchèque, et l'Espagne ­ont annoncé hier un bilan d’émissions de CO2 inférieures aux PNAQ (Plans nationaux d'allocations de quotas) , mis en place depuis début 2005 et validés par la Commission européenne. Les PNAQ concernent essentiellement l’industrie, et surtout pas le transport et le bâtiment responsables des 2/3 des émissions. La France est en deçà de 11,6 % par rapport à son PNAQ. On touche là une limite du système libéral mis en place pour la gestion de la pollution. Car ne nos leurrons pas, il n’y a pas eu un subit revirement écolo des entreprises françaises, tout juste un peu de rationalisation avec l’augmentation de la facture énergétique. Le tout dans une activité économique atone, donc moins consommatrice d'énergie, et finalement moins polluante. Le problème vient que les allocations d’émissions ont été particulièrement généreuses, et qu’elles ne concernent qu’une partie de l’activité du continent. Pour ce marché en phase de structuration, c’est une crise. Pour la réalité de notre empreinte écologique, nous continuons d’augmenter l’effet de serre, rassurez vous !!! Le réchauffement climatique n’est pas soluble dans le cours de Powernext Carbon… Voilà pour les mauvaises nouvelles. Sinon, du côté de l’énergie solaire électrique, ça va enfin bouger en France. Fini l’isolationnisme hexagonale pour le […]
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Mardi 18 avril 2006 2 18 /04 /Avr /2006 00:08

Je fais parti de ceux qui n’ont pas peur du plombier polonais, mais je suis attentif à ce que ce passe à Varsovie. Et ce que j’y constate m’inquiète beaucoup, le danger est éminemment plus vraisemblable que l’épouvantail agité au moment du référendum du TCE. Les nationalistes (FN versus polak) et les ultra conservateurs catholiques vont faire leur entrée au gouvernement polonais. Ce n’est sans doute qu’une coalition de fortune, pour fabriquer une majorité opportune, mais cela n’est pas de bon augure pour l’Europe. La Pologne pèse relativement lourd dans la nouvelle géométrie à 25. Cette minorité xénophobe et ultra conservatrice va vendre chèrement ses voix pour imposer un cap rétrograde à la position polonaise au sein de l’Union. Cela va compliquer encore un peu plus les difficiles consensus, stériliser les avancer émancipatrices. Alors, la Pologne, nouvel homme malade de l’Europe, après l’Italie et la pantalonnade berlusconienne ? Ma parole, ce n’est plus une Europe de projets pour l’avenir, mais un hôpital où la France n’a même pas entamé sa convalescence. Comment concrètement agir contre ce nationalisme revigoré qui a déjà contaminé les Pays Bas ? Comment désamorcer cette mécanique du repli ? Quels sont les leviers institutionnels et sociaux, pour ne pas retomber dans les travers qui nous ont déjà conduit au pire au 20ème siècle ? Sommes nous nombreux à se poser toutes ces questions ? Où et comment rassembler des réponses ?
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Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /Avr /2006 18:52

C’est la seconde fois que mes pas foulent les siècles de la cité éternelle. L’histoire s’y rencontre au coin de la rue, on y remonte le temps dans des dédales anachroniques, au bonheur du hasard de se perdre. Quelle impression en ce week-end d’élection, alors que le débat politique italien est un théâtre de démagogie ? Ici aussi, c’est une fin de règne, un régime à bout de souffle qui ne sauve même plus les apparences… L’éclat de la ville musée archéologique n’éblouie pas (plus) l’homme de la rue, la splendeur du passé a du mal à éclairer l’avenir… Ici aussi, les extrêmes cohabitent et progressent, faute d’une sociale démocratie vigoureuse et réformatrice. La France et l’Italie ont-elles une jumellité catastrophique au désespoir de l’Europe ? Presque, si ce n’est qu’il n’y a pas eu de jacobins italiens, l’état y occupe une place significativement différente, … En dehors de ça, la même absence de solutions aux mêmes maux : manque d’investissement dans la R&D et l’éducation, déficits, chômage, … J’en suis là de mes réflexions alors que je divague dans les rues de Campo de Fiori, des vicoli qui abritent artisans et galeristes, petites échoppes/ateliers où l’intelligence des mains parlent encore et toujours à l’humanité …
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