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"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c
'est se perdre et cesser d'être.
On se connaît, on se construit par le
contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l
'autre, l'homme est un pont."

Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

 

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heloim.sinclair

Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /Déc /2005 16:46

Il me revient en mémoire une bride d’un très beau libre de Calvino Italo : « les villes invisibles ». Un livre où chaque ville de l’empire a un nom de femme, où Marco Polo les raconte a l’empereur Kublai Khan descendant de Gengis Khan. Le vénitien ce fait ambassadeur de notre imaginaire à 5 clés : les villes et la mémoire, le désir, les signes, les échanges, le regard … villes effilées, continues ou encore cachées. « On atteint Despina de deux manières, par bateau ou à dos de chameau. La ville se présente alors différemment selon qu’on y vient par la terre ou par la mer. [ … ]. Toute ville reçoit sa forme du désert auquel elle s’oppose ; et c’est ainsi que le chamelier et le marin voient Despina, la ville des confins entre deux déserts ». Allez savoir pourquoi cette page me trouble, pourquoi je m’identifie à ce chamelier. Marseille comme Despina ? Tout ça alors que je suis dans le tgv. Ça a commencé tout à l’heure à Saint Charles, dans la clarté de la lumière d’hiver, où tous les trains vous emportent vers, ou vous ramènent du Nord. Saint Charles, porte vers le Nord des nords, d’où l’on domine toute la ville qui s’étale vers le Sud. Là, aucun train en partance pour l’Algérie, la Corse ou la Tunisie. Pour ça, rendez-vous au Pam, ou mieux encore au J4, pour rêver devant le ballet des navires. Mon point de vue est bien celui du chamelier, je vois Marseille comme un bateau. Un voilier qui serait toujours sur le point de lever l’ancre, mais où des amarres toujours le retiendrait pour attendre les derniers passagers. Qu’importe que mon chameau se fasse duplex, avec carte d’abonnement fréquence. Il me positionne dans le camp de ceux qui embrasse la ville depuis la terre, la mer en point de mire et ligne de rêves. J’espère […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
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Vendredi 9 décembre 2005 5 09 /12 /Déc /2005 15:46

J’avais déjà parlé des pelleteux de nuages, ces utopistes qui ont rencontré la conscience sans avoir abandonné leurs rêves. J’ai eu la chance d’en rencontrer quelques dizaines cette semaine, aux fonctions fort diverses mais animés de la même conviction : qu’un monde meilleur est possible. Ou pour le moins, que nous devons ensemble et séparément, faire ce qu’il faut pour le rendre possible. Que ce soit des députés ou des industriels européens, des collègues dont certains sont des amis, ou encore des professionnels de la construction ancrés dans leur terroir aquitain, ce sont des femmes et des hommes soucieux que le présent engendre l’avenir, que nos choix d’aujourd’hui le conditionne et peuvent même le condamner au pire. C’est sans doute à cause d’eux, même après 20 heures de train dans la semaine, même si je rentre très tard ce jeudi soir, que je suis effervescent d’idées et de projets à monter. Pour relier encore et encore d’autres pelleteux de nuages à la cause humaniste du développement durable. Cette bonne humeur ne m'empèche pas d'avoir une pensée émue pour Jean-Paul, compagnon du route emporté par le crabe cette semaine.
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
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Dimanche 4 décembre 2005 7 04 /12 /Déc /2005 13:51

J’ai reçu hier par courriel, ces quelques lignes, avec le conseil avisé de les méditer : « Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien et de personnes, alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie. » PLATON - La République (400 ans avant J.-C.) Merci Sophie, pour ces quelques lignes de Platon qui illustrent à 2400 années d'intervalles, le problème contemporain de nos banlieues. Qui illustrent mais qui n'expliquent pas cette chute de l'autorité à rien, cette déliquescence que nous avons peu à peu occulté, et qui nous a sauté à la figure. Un début de tyrannie et des solutions autoritaires qu'incarnent le liquidateur des ZEP ... Et si du 21 avril 2002, certains avaient tiré la leçon qu'il serait plus facile de prendre le pouvoir par la droite, de stigmatiser plutôt que d'échanger, que le racisme assumé d'une partie des français, bourgeois et populaire à la fois, pouvait faire gagner les élections s'il était toiletté. Il est plus aisé de pourfendre, de patauger dans le populisme, ... que d'analyser et d'expliquer la complexité, pour s'écarter des impasses et chercher de nouvelles voies. En attendant, on glose à l'Assemblée Nationale sur l'estimation des mariages mixtes forcément blancs, on se plaint que les "you-you" résonnent en mairie lors d'une cérémonie sur deux... Le you-you est il une réelle atteinte à la laïcité ? Et s’il était simplement le signal d’une joie offerte en partage. Triste spectacle de la politique […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
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Dimanche 4 décembre 2005 7 04 /12 /Déc /2005 11:09

Près de 10 000 personnes ont participé samedi à une grande manifestation contre le réchauffement climatique à Montréal, où se tient jusqu'au vendredi 9 décembre la conférence de l'ONU sur ce thème. Esthétique symbolique et pratique de nos amis québécois, beaucoup arboraient au revers de leur veste une pince à linge, objet conceptuel de la nécessité de recourir davantage à une énergie propre. ;-))) D'autres marches étaient programmées dans 32 pays, dont le Japon, le Bangladesh, le Brésil, l'Australie, les États-Unis, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France. À Londres, ils étaient presque autant qu’à Montréal pour défiler jusqu'à l'ambassade des Etats-Unis en passant par le 10 Downing Street, pour demander au gouvernement de réaffirmer son engagement en faveur d'un traité international fixant des objectifs juridiquement contraignants pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. A Paris, capitale du nombrilisme franchouillard, il n’était même pas une petite centaine de personnes. Le changement climatique n’a pas l’attrait de la sauvegarde des avantages acquis et des combats d’arrière garde … Et puis, c’est la faute à pas de chance, cette marche mondiale contre un réel problème stratégique et crucial pour l’humanité, tombait pile entre la mise en scène de la pitié collective du Téléton, et le consumérisme festoyant du1er week-end de shopping à 3 semaines de Noël. ;-((( Information à glisser dans l’oreille des politiciens, intellectuels médiatiques et syndicalistes de tout poil résidants dans l’hexagone : à Montréal, ministres, députés, responsables syndicaux, … étaient nombreux dans la foule pour dire « la société est derrière vous mettre en oeuvre Kyoto et engager le combat pour le climat. Nous demandons […]
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Dimanche 20 novembre 2005 7 20 /11 /Nov /2005 11:04

J’ai passé une excellente semaine avec Patrick Viveret. Enfin, pas lui directement mais ses idées, développées dans un livre salutaire et brillant : « Pourquoi ça ne va pas plus mal ? ». Coïncidences non fortuites, ces mots poursuivaient et entraient en résonance avec les récents posts, de père truc d’Allemagne, des rencontres d’Averroès, du siècle des vanités à celui de l’humilité… Avec intelligence, Viveret propose un diagnostic inhabituel et pertinent des véritables maux de l’humanité, où l’histoire à la croisée des chemins pourrait voir l’homme précipité dans un monde du pire. A condition de sortir des dogmes hérités du 19ème siècle, Viveret, trace un chemin de possibles pour faire sortir l’humanité de son stade infantile, pour éviter qu’elle ne sorte de la route de l’évolution. Loin du fatalisme ambiant, Viveret nous montre que l’humanité peut se sauver par la lucidité et la prise de conscience des manipulations dont elle fait l’objet. Nous pouvons, individuellement et collectivement, inventer une autre vision du politique, pleinement écologique, citoyenne et planétaire, qui placerait le désir d’humanité au cœur de sa perspective. Nous pouvons grandir en humanité et devenir pleinement sapiens. L’essentiel des problèmes de l’humanité ne résulte pas d’absence de ressources monétaires ou techniques. Ce n’est pas une question « d’avoir » mais « d’être ». Les deux idéologies des 19ème et 20ème siècles (libéralisme et socialisme) ignorent le désir et l’angoisse, alors que ce sont des paramètres cruciaux qui régissent les sociétés autant que les individus. Leur point aveugle commun, c’est précisément que l’homme n’a pas que des besoins. Cet aveuglement est essentiel pour éclairer ce que cache le couple symétrique de […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
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Dimanche 13 novembre 2005 7 13 /11 /Nov /2005 00:00

Les articles d’Héloim gravitent souvent autour de prises de conscience et de questions d’évolution. Son dernier article « Passons du siècle des vanités à celui d’humilité » m’inspire à mettre en avant une conclusion d’actualité : Nous ne pouvons plus faire comme si de rien n’était. Il y a nombre croissant de questions pressantes auxquelles nous ne pouvons plus nous désister sans même risquer nos vies. L’égoïsme : Il régit bon nombre de nos réflexes et comportements quotidiens: arrogance, jalousie, abus de pouvoir, avidité, manque de respect, impatience, etc. Partout où il se manifeste et chaque fois que quelqu’un ou les circonstances nous le font observer, il faut rigoureusement prendre conscience de la réalité des comportements égoïstes propres et de tiers, puis simplement chercher l’équitable. Ainsi en travaillant l’égoïsme, qui est un motif central et presque toujours impliqué, beaucoup de problèmes commencent à s’effriter. Le multidimensionnel : Penser et admettre le soit disant impensable est un impératif dans cet univers où tout semble possible, où les pensées, rêves et voeux engendrent et modèlent des mondes matériels entiers, soient-ils constructifs ou destructifs. Les hommes doivent chercher à comprendre ou reprendre conscience du vaste cadre et incroyable environnement qui les entoure et dans lequel ils évoluent. Cette approche amène à considérer la conscience et la vie dans tout ce qui est, ce qui nous semble beau ou laid, l’amour, voir même la possibilité d’interactions extra-terrestres anciennes d’ères. Il y a pleins d’aspects fantastiques et passionnants à découvrir dans notre existence, qui se fraient désormais leur chemin vers nous, que nous l’admettions ou non. Le questionnement fondamental : Se […]
Par Père truc d’Allemagne - Publié dans : heloim.sinclair
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Dimanche 13 novembre 2005 7 13 /11 /Nov /2005 00:00

Merci à Thierry Fabre, concepteur et organisateur des rencontres d’Averroès, de participer aussi activement à la réalisation d’un monde à taille humaine. Il est long le chemin parcouru par ce philosophe arabo-andalou du 12ème siècle, pour nous mener au théâtre de la Criée en ce week-end de la mi novembre 2005. Au combien son esprit est vital à l’heure où des mouvements de rejet, des replis identitaires... Averroès, figure arabe de la rationalité européenne, incarne la profondeur du lien, la fertilité des confluences, et la possibilité maintenue d’une ouverture. Quel meilleur point de vue pour interroger la réalité du présent et ses perspectives ? Dépasser les images des barbelés de Ceuta et Melilla, des reconduites en plein désert, ces images d’un temps inhumain. A Gibraltar, c’est presque un 11 septembre 2001 tous les ans : près de trois milles personnes meurent noyées chaque année en tentant de franchir le détroit… Indifférence, incompréhension, renoncement ? Où sont les véritables enjeux, les vraies luttes ? « La pensée est fragile face à la brutalité du monde, elle n’a que peu de prise et semble comme impuissante pour tenter de changer le cours des choses. Et pourtant elle ne nous laisse pas démunis pour nous interroger. Historiens, philosophes, économistes, diplomates ou géographes se sont réunis à Marseille, à l’occasion de ces Rencontres d’Averroès, pour faire partager leur intelligence du monde, nous donner quelques outils pour mieux le comprendre et, qui sait, quelque espoir de pouvoir le transformer… Pour y voir plus clair, là où trop souvent règnent le chaos et la confusion, à partir de trois principaux chemins de la connaissance. Les chemins de l’histoire, indispensable généalogie du passé. Les chemins […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
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Samedi 12 novembre 2005 6 12 /11 /Nov /2005 00:00

Réveillé avant le jour par l’orage et la satiété de sommeil, saveur du café en entendant la pluie, en profiter pour lire : « Graines de possibles ». Entretiens tissés par Weronika Zarachowicz entre Nicolas Hulot et Pierre Rabhi. Un livre où se rencontre deux hommes au profil dissemblable, qui partagent la conscience de la nécessité, nourrissent la réflexion sur l’essentiel, et interpellent le « confortable » modèle occidental (pour quelques uns) qui mène la société des hommes à sa perte. Deux visions de l’écologie différentes, mais qui se rejoignent indubitablement dans l’urgence du changement de cap à opérer. Il faut regarder la réalité en face, dans les faits le paradigme du progrès est cassé. A partir des Lumières, sur la lancée du 19ème siècle, le monde occidental drapé de son arrogance technologique, a dépassé les bornes de l’acceptable au 20ème siècle. Depuis les années 80, les hommes consomment 20 % de plus que ce que la planète produit (alimentation, énergie, matières premières), la demande est de plus en plus forte et dépasse la capacité de régénération de la terre. Sans parler des moyens (agriculture intensive et chimique, économie carbonée, …) qui accélèrent le processus de destruction. Continuer de voir en demain un mieux par rapport à la veille est une hérésie, si nous ne réorganisons pas notre modèle de société. Il faut réorienter notre pouvoir et notre intelligence collective, passer du siècle des vanités à celui de l’humilité, du courage, et de la lucidité. En profiter mentalement pour relier ces propos avec l’actualité. Par exemple sur notre réalité d’action contre le changement climatique, au-delà des postures, des mesurettes et des péroraisons. Même si l’énergie n’est pas directement une […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
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Mercredi 9 novembre 2005 3 09 /11 /Nov /2005 00:00

Ça fait longtemps que je n’avais publié un post. Beaucoup de déplacements, des dossiers en souffrance, un peu de loisir, … et ne pas savoir quoi écrire de pertinent alors que le pays est confronté à de graves troubles sociaux et civiques. A l’abri d’un centre ville, dans un confort relatif, inséré socialement, comment comprendre des maux qui ne me touchent pas directement, et qui pourtant interrogent la société dans son ensemble ? Le conflit de la RTM paraît bien dérisoire, quand dans le miroir de la nation, la politique des 30 dernières années a dépassé le stade de la gueule de bois… Alors, prendre du recul, envisager les évènements actuels avec différentes perspectives, appréhender la complexité d’une situation où il n’y a pas de solutions simplistes. Essayer de tirer des enseignements des constats partagés, des échecs patents et des réussites qui perdurent, voir plus loin que les incendies qui finiront bien par s’éteindrent, même si le feu continuera de couver. Ne pas s’attarder sur les symboles. Pas plus sur celui de la sémantique guerrière et populiste qui a mis le feu aux poudres, que sur celui de ressortir une loi du temps de l’Algérie pour traiter ici et maintenant en métropole, des épisodes sporadiques d’émeutes et de violences sur la voix publique. L’histoire se répète avec un goût amer, espérons qu’elle finisse mieux… Cela en est presque affligeant que de bêtise, on voudrait attiser les rancoeurs et la provocation, que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Sur le constat, comme à chaque fois, tout le monde politique va se retrouver, disserter sur les discriminations, juger nécessaire l’ordre, le développement économique et social, l’emploi… Dans le feu de l’action, l’on va ouvrir la boite aux bonnes idées […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
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Mardi 1 novembre 2005 2 01 /11 /Nov /2005 00:00

C’est l’automne installé dans le paysage de la fin octobre. Soleil, fraîcheur, humidité, couleurs fauves, jusqu’au parfum dans l’assiette qui est plus « goûtu» alors que les jours se précipitent plus vite vers leur fin…L’effervescence estivale n’a plus lieu d’être alors que l’on est tout juste à 60 jours du nouvel an. Comme à chaque fois gagner du temps, essayer vainement de combler un retard qui ne compte rien d’essentiel… Douce mélancolie de l’année qui rend l’âme, et se demander une fois de plus si l’on passera l’hiver seul. Question à la con, ça fait combien d’hiver qu’on partage sa solitude avec le froid de la couette ? La morale hédoniste voudrait que l’on s’y soit habitué. La tendresse atavique dit que ça ne peut pas durer tout le temps… Se replonger dans l’équation fissionnelle, intervenir sur le paramètre que l’on maîtrise à peu près bien (soi), en attendant cette rencontre hasardeuse et élitiste d’atomes crochus. Cela ne régule pas les flux d’endorphine et autres hormones libidino-biologiques. Au moins, cela évite l’auto-illusion… Cultiver le célibat, ce n’est pas par indécision ou négligence. Ce n’est pas non plus l’attente d’une histoire de grand soir, d’amour fantasmé, … juste celle d’une altérité reconnue, poétique et sensuelle, celle d’une femme échappée des modèles. Est-ce un hasard si Meetic, le leader européen de la rencontre sur internet a été introduit en bourse au début de l’automne ? Quelle autre saison plus propice ? La peur d’un nouvel hiver seul, ça vous booste le chiffre d’affaire. Introduit en bourse à Paris le 12 octobre dernier à 22,30 €, les fondamentaux de l’entreprise et l’expectative du marché pour les âmes seules concordent, le dernier cours donnait 23,26 € au 30/10/05. Au total, […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : heloim.sinclair
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Samedi 29 octobre 2005 6 29 /10 /Oct /2005 00:00

A Marseille, chaque jour de plus est un jour à pieds et de galère de transport. 24, 25, 26ème jours sans bus ni métro, chaque matin c’est pareil, et il faudra sans doute attendre le mois complet de grève, qui tombe en même temps que la rentrée de la Toussaint, pour que ça bouge. Si le quidam marseillais ne peut que se sentir frustré de cette situation, floué de son service public de transport qu’il paye par l’impôt et son usage (ticket, abonnement, …), il pouvait légitimement se demander comment les 3 000 employés de la RTM allaient boucler la fin du mois. Grève = pas de travail = pas de salaire, donc normalement ce devrait être tragique pour les milliers de familles des agents de la RTM, bientôt rendues à fréquenter les restau du cœur. Ce quidam qui peine tous les jours pour aller bosser et assurer tout juste la contingence du quotidien, se demande comment ceux qui bloquent la ville vont pouvoir manger et payer leur loyer. Et si on peut entendre que les syndicats sont fermes dans leur position, prêt à tenir à une véritable guerre des tranchées contre Gaudin et sa municipalité, «nous avons le temps, on peut tenir sans difficultés jusqu'au 15 décembre» dixit un représentant syndical, passe pour une bravade et un mystère. Et bien c’est tout simple, c’est notre généreux service public et la fameuse préservation des acquis sociaux qui permet à la grève de durer. Le mystère vient d’être expliqué par les syndicalistes : «En octobre, nous avons reçu le salaire de septembre ; en novembre, on n'aura pas de salaire puisqu'on n'a pas travaillé en octobre mais on aura 80% du treizième mois et, en décembre, 20%. On n'a pas choisi le moment où on faisait grève n'importe comment.» !!! S’ils se foutent des personnes à qui ils […]
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Vendredi 28 octobre 2005 5 28 /10 /Oct /2005 00:00

Le chef de l'Etat a publié une tribune dans 25 quotidiens européens « Force et solidarité : répondre aux attentes des européens », et développé son point du vue au sommet d'Hampton Court (27/10/05) devant les dirigeants des Etats membres de l’Union. Pour essayer d’en sortir par le haut après le vote moribond de mai, Chirac pose sur la table les défis stratégiques qui s’imposent à l'Europe : croissance, emploi, démographie, immigration, environnement, engagement extérieur. Le consensus du constat est relativement simple à partager à 25, même si les situations et les appréciations diffèrent. Cela permet à Jacques Chirac de rassembler. Bien. Pour les pistes et propositions françaises, il ne sera pas aisé d’aboutir sur tous les sujets, loin s’en faut. Certaines sont des plus pertinente et ont déjà reçues l’avale de la Commission. Mais au moins cela permettra d’échanger, de voir naître des contre-propositions, … bref, de renouer le débat sur la construction d’un projet européen autour de propositions concrètes. Surtout que la position française dans cette tribune est assez subtile pour ne pas aborder de front les sujets qui fâchent (PAC, ristourne anglaise, budget, …). Cette stratégie d’évitement des conflits communautaires, il la partage avec Blair. Cela a été le fil de la rencontre d'Hampton Court. Sur l'environnement et les conséquences du changement climatique, tropisme chiraquien, le Président de la République s'est efforcé d'être «concret» : il a promis pour le début de l'an prochain un mémorandum sur la sécurisation et la diversification des approvisionnements énergétiques, la définition de nouveaux objectifs internationaux en matière de réduction des gaz à effet de serre après 2012... L'ère qui s'ouvre est celle […]
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