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"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c
'est se perdre et cesser d'être.
On se connaît, on se construit par le
contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l
'autre, l'homme est un pont."

Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

 

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Europe

Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /Mars /2007 10:53

Ministère de l’immigration et de l’identité nationale, rafles policières aux sans papiers jusqu’à la porte des écoles, le drapeau tricolore et la Marseillaise comme nouveaux emblèmes d’une gauche hexagonale en conquête royaliste, … mais ils sont devenus fous nos candidats à la Présidence, pourquoi cette poussée de névrose nationaliste chauviniste alors que l’on fête ce week-end le 50ème anniversaire de l’union européenne ? Avant de revenir au brûlant de l’actualité, ce chauvinisme en résonance médiatique, souligner que l’Europe ne s’incarne pas dans les meilleurs d’entre nous. Vouloir diriger le pays, c’est penser qu’on en est plus capable que les autres, alors il faudrait prendre un peu de hauteur et sortir des mensonges identitaires. Qu’est-ce qu’être français ? Régis Debray et ces Aveuglantes Lumières nous offre une page de Dix-huitième siècle d’Emile Faguet, que je voudrais ici verser aux débats. « Un homme plus spirituel qu’intelligent et beaucoup plus intelligent qu’artiste, c’est un français. Un homme de grand bon sens pratique, de grande promptitude de répartie, de jeu de plume brillant et vif ; et qui se contredit abominablement quand il se hausse de grandes questions, c’est un français. Un homme impatient des jougs légers et s’accommodant des plus lourds, c’est un français. Un homme qui se croit novateur et qui est conservateur de toute son âme : c’est un français. Voltaire est léger, incisif et batailleur, c’est un français. Il est à peu près incapable de métaphysique et de poésie, c’est un français. Il est gracieux et charmant en vers et en prose, et éloquent quelques fois : c’est un français. Il est radicalement incapable de comprendre l’idée de liberté, et ne sait qu’être opprimé avec malice, ou […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : Europe
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Samedi 10 mars 2007 6 10 /03 /Mars /2007 11:40

Le 9 mars 2007 est à marquer d’une pierre bleue étoilée de jaune, sur une belle pelouse verte. Les chefs d’Etats de l’Union Européenne ont librement consenti à se fixer collectivement et pour leur pays, des objectifs contraignants de lutte contre l’effet de serre et de développement des énergies renouvelables. 20 % by 2020, c’est un objectif politique clair, un signal écologique européen dans la globalisation. Les dirigeants européens sont parvenus à un accord sur une stratégie globale de lutte contre le réchauffement climatique. Cette stratégie fixe notamment un objectif contraignant de 20% d'énergies renouvelables en 2020. Les Vingt-Sept ont fixé pour objectif unilatéral de réduire de 20% au moins en 2020 par rapport à son niveau de 1990 la production de gaz à effet de serre, comme le CO2. Ils iront jusqu'à 30% si les autres pays industrialisés font de même. Merci Angela Merkel, de ne pas avoir faibli, d’avoir su donner un cap ambitieux et un cadre à une politique énergétique européenne. Cette nouvelle politique européenne est une naissance en l’absence de cadre institutionnel dédié, ce qui est d’autant plus remarquable. La contrainte était essentielle, et au final, la souveraineté nationale conserve la liberté de moyens d’aboutir à l’objectif assigné. C’est globalement, par l’effort de chacun des membres, que nous devrons réussir. Merci Jacques Chirac de ne pas avoir cédé au lobby de l’atom’cratie, qui croyait pouvoir imposer sur la scène européenne une exception nucléaire française. Dans cette discussion, la France ne s’est pas illustrée pour son appétence d’énergie renouvelable. Elle se contentera d’une pudique mention sur la contribution de l’énergie nucléaire à la lutte contre l’effet de serre. Mais le choix […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : Europe
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Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /Fév /2007 15:11

De la signature du traité de Rome le 25 mars 1957 est née notre famille européenne. Cinquante ans plus tard, nous ne cessons de nous rapprocher. Tout en conservant notre diversité culturelle et linguistique et nos traditions, nous demeurons unis grâce à des valeurs communes : liberté, démocratie, État de droit, respect des droits de l'homme et égalité. Cinquante ans plus tard, nous avons beaucoup de choses à célébrer. Je pense qu’il est nécessaire de communier autour d’une telle célébration. Un demi siècle de paix et d’intégration politique, juridique et économique, mérite bien des célébrations officielles : spectacles, cérémonies, conférences, évènements culturels et sportifs, articles, publications, …. et spontanées de la société civile et des citoyens. Il faut faire une bonne place à « Ensemble depuis 1957 » dans la blogosphère et dans la vie. Plus nous serons nombreux à participer pour faire connaître cet anniversaire, à le célébrer, plus « l’âme de l’europe » émergera en chacun, ce « faire ensemble avec un pacte de valeurs ». Ensemble depuis 1957, ensemble pour imaginer un projet de société humaniste et démocratique, il n’y a pas de concept plus moderne, de projet plus adapté à la réalité de la mondialisation. Espérons que les médias et la société civile reprennent cette célébration/communion bien au-delà du 25 mars. Il y a un site internet dédié à la célébration, sur ce portail européen d’information, vous pouvez télécharger des logos et parcourir 50 ans d’action européenne, ce que l’Europe fait pour notre quotidien. Allez voir ce que nous avons accompli depuis 1957, revendiquez cet héritage pour imaginer ce que serait le présent ou le futur sans l’Europe. L’exercice est difficile quand on est né avec […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : Europe
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Samedi 17 février 2007 6 17 /02 /Fév /2007 11:56

Matin de soleil et d’appétence européenne. Heureux de découvrir et de partager un site très intéressant sur l’europe « les euros du village », et surtout une extraordinaire interview de Sylvie Goulard, nouvelle présidente du Mouvement européen France. J’ai mis « extraordinaire » pour attirer l’attention sur le degré de lucidité de cette voix euro-française qu’il faudrait entendre, plus que jamais. Sylvie Goulard nous offre une salutaire dose de pragmatisme, un réalisme europolitique qui manque tellement à l’air du temps politico/médiatique français, un alliage d’ambition et de propositions concrètes. Cette voix peut être entendue parce qu’elle n’est pas que lucide, elle porte une dose de rêve européen, cette singulière aventure humaniste qu’il nous appartient de poursuivre. Elle nous livre la vision de son mandat et des grands thèmes auxquels l’Europe politique doit aujourd’hui faire face. A l’heure où l’Europe et ses membres ont des défis globaux devant eux, nous en sommes à « donner la priorité à la souveraineté des Etats sur la capacité de l’humanité à affronter les problèmes qu’elle a à régler »… Sylvie Goulard n’aborde pas seulement les problèmes institutionnels complexes de façon pédagogique et pragmatique, elle introduit l’humain, le citoyen, dans le logiciel de la construction européenne. Reprenant Monet, « nous unissons des hommes, nous ne coalisons pas des états », elle souligne le besoin social d’échanges intra-communautaires. Pas seulement institutionnels, diplomatiques, économiques, mais surtout culturels et citoyens, pour que chacun en europe puisse fabriquer des souvenirs et se faire des amis, par delà les vieilles frontières de son état. L'invitée des Euros : Sylvie Goulardenvoyé par Euros_du_Village […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : Europe
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Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /Déc /2006 01:23

Happy birthday, Feliz cumple anos, Zum Geburtstag viel Glück… Bon anniversaire Erasmus. Le programme d’échanges étudiants, le plus connu et le plus populaire de tous les programmes européens, a fêté ses 20 ans jeudi. Son bilan est largement positif. Quand on sait qu’ils n’étaient q’une poignée de braves à avoir imaginé ce programme et réussi à persuader François Mitterrand de soutenir Erasmus, jusqu’à sa création en 1987… Depuis, près d’1,5 million de jeunes ont passé une partie de leurs études dans un pays européen autre que le leur. Aujourd’hui, plus de 2000 établissements d'enseignement supérieur prennent part à ces échanges financés par la Commission européenne, et accueillent environ 150.000 étudiants par an. L’objectif (Voté par le Parlement Européen et ratifié par le Conseil de l’Europe le 15 Novembre dernier) est d’atteindre 3 millions d’étudiants d’ici à 2012, c'est-à-dire en 6 ans faire bouger autant d’étudiants européens qu’en 20 ans (1,5 millions), soit un flux de 250 000 étudiants par an. L’objectif est très humble !!!, passer de 150 000 étudiants par an à 250 000, ce n’est pas un exploit face à la taille de l’enjeux (construire l’Europe de l’éducation par l’échange et la coopération). L’intégration de l’éducation supérieure européenne est un rêve pour le prochain siècle, à la vitesse où l’on va. Avec 450 millions d'habitants et un objectif de civilisation de la connaissance, une mobilité organisée de 250 000 étudiants par an, c’est une bien piètre ambition… C’est peu, ridiculement peu, alors qu’Erasmus symbolise ce que l'Europe fait de mieux. Outre l'aspect directement lié aux études, il crée un espace d'ouverture et de tolérance et amène les gens à se rencontrer de manière naturelle. Il encourage le […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : Europe
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 18:40

11 novembre, journée de commémoration nationale d’une guerre qui aura bientôt 100 ans et qui ne veut plus (pas) dire grand-chose pour les jeunes générations. Bien entendu, tous les journaux y vont de leur dossier marronnier, que l’on peut éventuellement lire en profitant du jour férié. Mais qui se souvient encore, et de quoi, en ce jour chômé ? Alors que les derniers poilus auront bientôt tous disparus, pourquoi se souvenir et comment marquer le corps social de cette subsistance de mémoire ? On peut se souvenir pour rendre honneur à nos aînés tombés dans les tranchées, gazés, pilonnés, etc., pour défendre la patrie. Pour reconnaître que les « plus jamais ça » n’auront pas servi à grand-chose, le sursaut de sagesse après la saignée de 14-18 étant vite devenu amnésique… Alors, l’essentiel aujourd’hui, 88 ans après l’armistice, n’est de se souvenir de la guerre que pour mieux apprécier et défendre l’état de paix. 60 ans après que les canons eurent résonné dans une ultime barbarie européenne, se souvenir de la guerre pour savoir vivre en paix. La « terrible » chance de vivre en paix implique une certaine responsabilité. Alors qu’en 2006, le montant mondial des achats de matériel militaire atteindra le record de 1 060 milliards de dollars, que le monde demeure un vaste champ de bataille, … cette responsabilité est plus que nécessaire. Et je crois sincèrement que l’Europe pourrait se faire entendre pour pacifier la mondialisation, sa voix serait entendue. Car elle offre en partage le modèle (et la responsabilité) de savoir vivre en paix. Une proposition : faire évoluer les jours fériés d’armistice en journées de l’Europe, civilisation de paix. Ce serait une façon simple de rénover et de rendre concret le souvenir des […]
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Samedi 1 juillet 2006 6 01 /07 /Juil /2006 12:58

Les chefs d'Etat et de gouvernements, réunis à Bruxelles les 15 et 16 juin 2006, ont adopté la stratégie européenne révisée de développement durable (SEDD). C’est l’aboutissement d’un processus de révision initié en 2004. On peut saluer les engagements ambitieux qui viennent d'être pris pour le continent européen et au-delà. Au niveau de la méthode, il y a eu un effort particulier pour adopter un véritable programme d'action, assorti d'objectifs dont la mise en œuvre à l'échelle européenne et dans les Etats membres, fera l'objet d'une évaluation régulière à l'aide d'indicateurs. Il y aurait donc de quoi être satisfait, on pourrait même se féliciter de cette nouvelle SEDD et de la reconnaissance, par la stratégie révisée, du rôle de l’échelon local dans la réalisation des objectifs fixés. Mais, il y a un MAIS de taille : 1er point critique et crucial, il y a lieu d’être inquiet sur la possibilité de mobiliser des financements européens (dans le cadre de la politique de cohésion notamment) pour mettre en œuvre la SEDD, dans la mesure où elle n'est assortie d'aucun plan de financement !!! C’est une fâcheuse habitude au niveau européen autant que national, mais en matière de développement durable, on se paye de mots pour berner les citoyens. 2ème point, le succès de la SEDD repose sur l'implication de l'ensemble des collectivités territoriales, notamment celles encore insuffisamment engagées (et elles sont très nombreuses). A nous tous de demander à l'Union européenne ainsi qu'aux autorités nationales, de travailler avec le niveau local et régional à la traduction opérationnelle de la stratégie européenne révisée de développement durable. A nous tous de demander des comptes à nos élus locaux sur sa mise en application […]
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Samedi 25 mars 2006 6 25 /03 /Mars /2006 20:45

Le Roi Don Juan Carlos d’Espagne et son épouse la reine Sofia, se rendront la semaine prochaine à Toulouse, et pas seulement pour les Airbus. La ville rose est la capitale des exilés républicains espagnols, ceux qui avaient fuit la dictature de Franco pour construire un autre projet de vie dans le pays des lumières. Juan Carlos en profitera pour s’adresser à ses anciens compatriotes qui ont fait souche de l’autre côté des pyrénées. Le Roi est le 1er ambassadeur du Pays, cette visite d’Etat est l’occasion d’approfondir les relations entre nos deux pays, de souligner l’interdépendance des démocraties européennes, et de célébrer le nécessaire soutien que l’on doit au peuple sous le joug d’un système despotique. Je ne sais quel sera le discours, mais ce geste diplomatique au plus haut niveau est comme une page d’histoire qui se tourne, une définitive réconciliation. Ces émigrés de la démocratie avaient traversé des montagnes pour un idéal, pionniers installés en terre européenne pour cultiver des valeurs de liberté. Je ne connais pas assez cette histoire commune, comment nous avons ouvert notre frontière, quel accueil nous avons réservé à ces expatriés politiques... Ce que je vois, c’est que ces familles sont le ferment d’une culture transnationale pro-européenne. Les démocraties européennes sont en train de fabriquer leur histoire, parfois comme en France avec le goût du repentir, de réaliser un nécessaire travail de mémoire pour solder les comptes historiques. Profitons-en pour mieux approcher le présent. Car si la Biélorussie est la dernière dictature d’Europe, si Alexandre Loukachenko est le Franco contemporain, si l’on n’accepte pas que l’on puisse régir un pays de cette sorte sur notre continent, que peut on faire […]
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Samedi 25 février 2006 6 25 /02 /Fév /2006 17:37

Si on peut lire dans le Parisien, que Ségolène « ne déferait pas pour le plaisir ce qu’a fait la droite » tout en essayant « de régler les problèmes avec un souci d’efficacité tout en étant claire avec les valeurs de la gauche », tout ça reste de la politique fiction : 2007 c’est loin et incertain. Pour l’analyse de la réalité, attardons nous sur le présent avec une synthèse politique autour des « nonistes » qui entraîne le PS français sur la voie du souverainisme. La directive des Services (ex-Bolkestein) est un bon exemple de cette dérive. Avec les amendements négociés (et votés par les eurodéputés PS français), il ne s’en est plus trouvé qu’un seul (Michel Rocard) pour voté oui (avec les autres eurodéputés socialistes des 24) sur le texte final, et un seul autre (Gilles Savary) pour s’abstenir. Les autres socialistes français ont voté non, écoutant comme un seul homme Laurent Fabius. Qu’en est il de cette Directive ? Elle se contente désormais de supprimer les obstacles à la liberté d’établissement et à la libre prestation de services afin de faciliter la liberté d’aller et de venir entre les pays européens. Elle vise simplement à supprimer les barrières administratives protectionnistes. La question du droit applicable a été écartée : comme aujourd’hui, les Européens qui vont travailler dans un autre Etat membre devront respecter les lois impératives locales, telles que celles sur les minimaux sociaux. Bref, rien d’extraordinaire, ce texte poursuite ce que fait l’Union depuis cinquante ans, pour les personnes, les biens, les capitaux. Nos eurodéputés PS français s’y sont opposés, alignant leur vote sur celui des souverainistes. C’est très inquiétant, ça veut dire qu’ils s’opposent désormais à la suppression des […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : Europe
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Samedi 18 février 2006 6 18 /02 /Fév /2006 16:00

La réflexion de cet article s’inspire d’une navigation numérique. C’est parti du site europe us, en passant par le blog des coulisses de Bruxelles (http://bruxelles.blogs.liberation.fr) pour finir par celui d’une campagne publicitaire allemande (http://www.du-bist-deutschland.de). A la base, la lecture d’un article sur le vote de nos eurodéputés PS sur le projet de Directive européenne sur les services (contre alors que la Confédération européenne des syndicats comme le Parti Socialiste Européen sont pour) et une missive d’ATTAC au ton tendancieux : « j’observerai donc comment vous allez voter sur la demande de rejet, j’observerai comment vous allez voter sur ces questions essentielles. Et je le ferai savoir ». C’est pour moi une illustration de plus de la bêtise de la gauche française, adepte de la posture romantique (l'idéal social) et du fantasme du grand soir, plutôt que la négociation pragmatique (contractualiser des droits). On a vu le résultat avec le TCE, pas de plan B et un nationalisme qui fait peur. Il faut voir les affiches d'Attac : celle d'Alain routier confronté à la concurrence de Polonais sans foi ni loi, celle d'Anna, une belle blonde slave slovaque qui dit qu'il y a le chômage chez elle et qu'elle vient chez nous pour se prostituer, ... ça mérite un Non à l'Europe ça ! ... Cette gauche veut réinvestir l'électorat populaire qui était allé flirter avec le FN, de l'antimondialisation elle bascule dans le nationalisme rassurant. Le silence des biens pensants du PS est assourdissant, trop occupée avec Ségolène. D'ailleurs personne ne s'en offusque en France et ça me semble hallucinant. La droite vote des lois contre les immigrés non communautaires, c'est fédérateur. Le gouvernement pérore sur le […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : Europe
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Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /Jan /2006 23:33

Le 1er février 2006, cafebabel.com a 5 ans. Pour fêter cet anniversaire, il lance leur septième version linguistique en polonais ! Félicitations, ils ne sont pas si nombreux les médias véritblement européens.Et pour célébrer cette ouverture à l'Est, en plus des soirées tout autour du continent au goût polonais, il y a un dossier spécial Pologne en ligne. A ne pas manquer, les polonais ne sont pas tous des plombiers en manquent de travail qui viennent concurrencer les travailleurs de l'Europe de l'Ouest ;-)) Au travers des pages, découvrir un pays et ses habitants en sept articles plus un forum. Bon anniversaire Café Babel.
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : Europe
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Dimanche 18 décembre 2005 7 18 /12 /Déc /2005 10:34


L’Europe est sauvée à court terme, pour le moins le problème budgétaire n’est pas venu s’ajouter au problème constitutionnel. Merci Tony Blair, merci pour ce courage politique qui a préféré l’intérêt européen à celui de la Grande Bretagne, pour boucler un budget à minima (1 % du PIB des 25). Espérons que cet effort, encore plus remarquable de la part d’un anglais, fasse naître une dynamique qui aille au-delà des intérêts nationaux. Chirac ferait bien de s’en inspirer, lui qui n’a rien lâché sur la PAC. Il s’est comporté en conservateur égoïste pour préserver les acquis des agriculteurs franchouillards, pour ne pas ajouter de photos de préfectures assiégées après celles des banlieues enflammées. La France a relancé la diplomatie de grand-papa (alliance franco-germano-polonaise) pour l’emporter et pouvoir prendre une posture pro-européenne. Chirac a beau dire : "J'aurai l'occasion de faire des propositions ambitieuses pour l'Europe de demain que je souhaite à la fois politique et sociale et solidaire" et pour que "l'Europe progresse pour qu'elle s'affirme comme l'un des acteurs majeurs du monde de demain". Mais sur le fond, la France plombée par son immobilisme, fait obstacle (un de plus après le 29 mai) à ce que l’Europe s’invente à avenir politique, social et solidaire à 25. Sanctuariser le budget de la PAC, c’est réserver une portion congrue aux politiques internes (recherche, transport, éducation, culture, …). C’est préférer le passé et son « intérêt » national, contre des politiques internes qui sont essentielles à l’émergence d’une Europe concrète. Au bout du compte, on dépensera toujours moins de 0,1 % de notre PIB européen pour mettre en œuvre des politiques internes et communes, contre plus de 0,4 % pour […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : Europe
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