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"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c
'est se perdre et cesser d'être.
On se connaît, on se construit par le
contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l
'autre, l'homme est un pont."

Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

 

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  • Lyon Louis Pradel 3 09

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Comme lors du 1er tour de l’élection présidentielle, mon blog bascule en live blogging partir de 17h (voir avant) ce 6 mai 2012. Pour avoir de la matière à commenter, le dispositif mis en place s’appuie sur la Tribune de Genève, la Radio Télévision Suisse d’information et le journal belge de référence Le Soir.be. Avec trois sources d’information francophone comme fil d’info et un œil sur les réseaux sociaux, je ne devrais pas passer à côté des résultats prévisionnels du match Tulle / NeuillyJ. Ce billet sera mis à jour régulièrement à partir du milieu de l’après-midi, au fil des informations, pour ne pas multiplier les billets. D’ici là, je vais voter et demande à tous de d’aller voter. Une élection, ce n’est pas des sondages mais des bulletins de vote dans l’urne !!! Après 20h, fermeture de live blogging et production d’articles incertaine. La fête, ce n’est pas des commentaires et des billets, mais du liveJ. 19h05 – tous les signaux concordent, je lis sur le site du Soir que l’AFP se lâche avant 20h : « le socialiste François Hollande a été élu dimanche président de la République, recueillant entre 52 et 53,3% des suffrages au second tour de la présidentielle, d'après les estimations de quatre instituts de sondages. Selon les instituts CSA, TNS Sofres et Ipsos, le candidat PS a obtenu 52% des voix contre 48% à son rival UMP, le président sortant Nicolas Sarkozy. Les estimations de Harris Interactive variaient entre 52,7 et 53,3% en faveur du candidat socialiste. » 18h35 – La Tribune de Genève donne Tulle en tête à 18h25, entre 52 et 55%, aucune estimation ne donne Neuilly en tête ni même au coude à coude. Les bouquets de roses et de tulipes vont fleurir le changement… 18h25 – Ils sont forts ces belges du Soir.be : « De source diplomatique, il nous revient que l'UMP a annulé le rassemblement populaire prévu ce soir place de la Concorde ». La défaite sent tellement mauvais que NS n’ira pas la renifler à la Concorde. D’un autre côté, il n’y a pas de petites […]

Les bureaux de votes ont ouvert en métropole, d’ici quelques heures, nous saurons qui sera le président de la République pour cinq ans. Accessoirement, mais c’est important, l’écart de voix entre les deux candidats va se révéler et s’affiner jusqu’à tard dans la nuit. Cet écart est à la fois signifiant pour celui qui est élu (sur le fil, confortablement, largement, plébiscite) et pour les conséquences dans le camp du perdant. Les votes blancs équivalent à de l’abstention, ce taux d’abstention est à surveiller pour analyser le vote des français. Nicolas Sarkozy sera sans nul doute défait par les urnes aujourd’hui, sauf miracle ou invasion d’extraterrestres avant midi, il ne pourra remonter la pente de son rejet. Lâché par François Bayrou au nom des valeurs républicaines et humanistes, combattu par les réseaux chiraquiens en interne, le candidat de l’UMP a fort peu de réserves de voix alors que les intérêts de Marine Le Pen sont que « ses » électeurs se reportent le moins possible vers Sarkozy. Avec le centre droit qui se bouche le nez, les gaullistes qui font de la résistance et l’extrême droite qui ne bascule pas malgré la drague éhontée, c’est l’étiage « à sec » pour le rassemblement du candidat de la droite. En 2007, il avait réussi à rassembler les droites pour gagner, en 2012, elles se regardent en chien de faïence pour le dézinguer et tourner la page du sarkozisme. Il est temps de tourner la page, car la campagne électorale commence à mal tourner. Quand les journalistes se font agresser par les militants UMP lors des meetings, c’est qu’une digue a cédé et que le parti républicain mute en groupement antidémocrate. Pour la bonne santé de notre démocratie, nous ne pouvons avoir un des deux partis de gouvernement qui parte en vrille populiste. L’opposant respectable qu’il devrait devenir doit respecter les valeurs et l’éthique de la république, sinon, notre démocratie va continuer de se déliter. Le niveau de la défaite de Sarkozy aura des conséquences sur la […]


C’est devenu difficile de rester europhile ces derniers mois/années, de continuer d’afficher le drapeau de l’Europe en haut à droite de ce blog sans qu’il n’apparaisse comme un repoussoir à certains lecteurs… Malgré toutes mes désillusions européennes et l’imbroglio politico-administratif de Bruxelles, je reste un fervent partisan du rêve européen à concrétiser dans l’union. Ma conviction est que nous ne pouvons rester en paix à long terme et agir à la bonne échelle sur nombre de sujets globaux, qu’avec une Europe qui intègre, qu’avec une Europe solidaire qui invente/adapte ses outils d’intervention, qu’avec une Europe politique qui cultive le sens de l’intérêt général et du long terme… La solution du nationalisme est une impasse dangereuse, l’affrontement des égoïsmes nationaux n’apporte aucune solution aux crises globales que nous vivons et allons vivre. A l’heure où le nationalisme prospère dans nombres d’Etats membres, le personnel politique français a soufflé sur les braises du rejet européen, à l’exception de Bayrou et de Hollande. Notons que ce dernier ne s’affiche pas particulièrement europhile dans sa campagne… Il est politiquement malhonnête de prétendre que l’Europe se résume à l’austérité, à une contrainte budgétaire, toujours plus de libéralisation et des frontières passoires, comme on l’a entendu. Oui, l’Europe ce sont des règles de vivre ensemble, règles qui peuvent évoluer et être réformées le cas échéant, par la voie politique car l’Europe est politique. Ce n’est pas de moins d’Europe dont nous avons besoin, mais de mieux d’Europe. On peut dépasser les traités et inventer de nouvelles voies de salut européen pour les Etats membres, avec de la volonté politique constructive et collaborative… Si Hollande ne s’affiche pas europhile, il ne cultive pas non plus l’europhobie ni n’attise le nationalisme (ça va nous changer à partir du 7 mai J). Il n’arrivera vraisemblablement pas à faire fléchir l’Allemagne sur le respect de la contrainte budgétaire, […]

A un peu plus d’une semaine du second tour de l’élection présidentielle, ça commence à craquer à droite. Le bateau UMP que barre le candidat Sarkozy à tribord toute, tangue moins des vagues socialistes qu’il prend des paquets d’eau FN à la demande du capitaine. Quelques courageux osent dire que ce capitaine va faire échouer sa famille politique sur les récifs du populisme, ils sont toutefois encore peu nombreux à se rebeller avant l’heure. Sous la domination du chef et de son clan, le gros des troupes UMP est encore tenu. Toutefois, le masochisme des élus de l’UMP devrait trouver ses limites le 6 mai à 20h, après la défaite de Sarkozy alors qu’une raclée est plus que probable aux législatives de juin… Ci-après, le début de la liste des affranchis de droite et du sarkozisme :) Patrick Devedjan, qui a succédé à Sarkozy à la présidence du département des hauts de seine (92), a ouvert le bal dès dimanche soir. Lu dans Libération : «L’extrême droite n’est forte que quand la droite est faible, quand elle n’a pas sa propre pensée, sa propre vision du monde». Chantal Jouanno, sénatrice UMP a fait lundi dans Le Point, des critiques acerbes à propos de la stratégie ultra-droitière et populiste du président sortant. Son « je crains que la droitisation ne soit qu'un mirage douloureux » fait du bien à entendre pour un républicain, mais très mal aux oreilles du Château... Ensuite, dans un article de Libération, un député UMP « anonyme » a fait une synthèse cruelle de lucidité « Ce quinquennat a commencé avec l’ouverture à gauche, il se termine dans une course derrière le FN. On était censé siphonner l’extrême droite, mais on est en droit de se demander, aujourd’hui, qui siphonne qui.» Jeudi, c’est au journal La Nouvelle République, que l'ancien ministre UMP sous Chirac, Renaud Donnedieu de Vabres (RDDV) a déclaré « la stratégie choisie par Nicolas Sarkozy [courir derrière le FN, ndlr] va le mener à l'échec ». Le même jour, Jean Pierre Raffarin ancien premier ministre de […]

Après la lecture du dossier « les dégâts de la marine » l’été dernier, j’avais commis un billet en partie prémonitoire. Marine Le Pen n’est certes pas au second tour mais elle en est l’arbitre. Elle a compris qu’en politique, tout est dans la com et son FN soft qui essaye de faire plus propre sur lui, moins nazillon, moins catho-intégriste, moins antisémite…, a bénéficié à plein du rejet de Sarkozy par la classe populaire et de la légitimation d’une part des idées FN par la droite hyper-décomplexée de Sarkozy. Ce dernier ayant mené un quinquennat où la parole raciste a été institutionnalisée au plus haut niveau de l’Etat (discours de Dakar et surtout de Grenoble), avec en surplus une campagne électorale dans la roue des thèmes du FN (viande hallal/musulmans, anti-élites, contrôle des frontières…), cela a de facto dédiabolisé le vote Marine Le Pen / FN qui a engrangé les bulletins du mécontentement. Sarkozy aura beau accélérer vers la droite de la droite d’ici au 6 mai, pour tenter de capter une part de report significative du vote FN, il ne pourra renverser la table. L’intérêt de Marine Le Pen est que Sarkozy perde la 6 mai, pour pousser son avantage aux législatives de juin en jouant sur la défaite de l’UMP. Les derniers jours de Sarkozy offre donc un pitoyable tableau pour l’Europe et le monde. La France, pays des Lumières et des droits de l’homme, se retrouve avec un président sortant qui s’extrême-droitise pour sauver sa place en jouant le tout pour le tout, en vain. Triste fin… Ceux à droite qui s’inquiètent de cette dérive sont discrets. Les radicaux de droite ne doivent pas être à l’aise avec SarkoPen, pas plus que les gaullistes, mais ils n’osent pas le dire publiquement. Je voudrais ici saluer le courage politique de Chantal Jouanno, sénatrice UMP qui a déclaré au Point : « Certes, les questions d'immigration, de laïcité, de sécurité sont importantes, mais il ne s'agit pas des seuls fondamentaux de la droite traditionnelle! Et ce ne sont pas les […]

Les électeurs de Marine Le Pen du Front National représentent plus de 18% des votes exprimés du 22 avril 2012, soit compte tenu du taux de participation à ce scrutin, bien plus que son père en 2002 et quasiment le double d’électeurs du paternel en 2007. Avec Marine Le Pen en 2012, le FN devient ainsi la 3ème force politique nationale, loin devant le Front de Gauche et des centristes du MoDem. Le FN est devenu un des « arbitres » de la présidentielle 2012 entre le Hollande et Sarkozy. Il a tellement a gagné avec une position dure vis-à-vis de l’UMP pour les législatives 2012 et pour peser dans la recomposition de la droite française post-sarkozy, que le report pour Sarkozy devrait être de l’ordre du bas étiage. Soit une victoire offerte à la gauche pour jouer le coup d’après… Je redis ici ce que j’ai pu écrire sur les « dégâts de la marine » : la stratégie cultivée par Patrick Buisson suivie par Sarkozy, la même qu’en 2007, n’était pas la martingale gagnante pour 2012. Avec un tel taux de participation et ce score élevé pour le FN, Il faut constater que nous sommes dans la contamination de la France par les idées d’extrême droite. La Droite Populaire de l’UMP a été en figure de proue d’une droite décomplexée qui a « malgré elle », légitimé le fonds de commerce idéologique du FN. La tentative de captation du vote d’extrême droite par Sarkozy s’est retournée en démultiplication du vote FN. La légitimation des idées du FN versus Sarko-UMP-Droite Populaire, a cassé le tabou du vote FN qui est devenu en creux un parti comme les autres pour toutes les classes de la société. En 2012, avec son parti ripoliné réputé FN-Social-Soft (FN-SS), la vague bleu Marine a sérieusement mordu au 1er tour sur le score de Sarkozy. Elle vise 2017 et d’ici là, à occuper la place d’opposant au PS pas encore au pouvoir, et à l’UMP qui va le quitter. Ainsi on pourra reprocher à Sarkozy d’être allé chercher et d’avoir fait sortir le diable de sa boîte… Pour le 6 mai, Sarkozy s’est placé en […]

Le patron de l’UMP, JF Copé, est un type qui ne doute de rien et ne veut surtout pas insulter l’avenir. Ainsi, dans une interview au Figaro avant le 1er tour, il jouait tout à la fois la victoire et anticipait la défaite de Sarkozy. Ça, c’était avant que le président sortant, ne se rétame au premier tour de l’élection présidentielle, sans aucun espoir ou presque de faire la différence au second. Le président sortant peut certes compter sur le report d’une partie des voix de Marine Le Pen arrivée 3ème au 1er tour, pour le 6 mai mais ce report sera partiel. La représentante du FN appellera à battre Sarkozy pour se positionner pour 2017 et « armer » le FN pour les prochaines législatives face à l’UMP. Les voix du FN ne sont donc pas toutes solubles dans le vote Sarkozy et c’est là le gros problème du sortant... Alors que les électeurs de Bayrou pourraient ne pas se retrouver dans la chanson d’amour lepéniste que Sarkozy va devoir entonner pour séduire l’électorat de Marine Le Pen, la majorité se porte de façon arithmétique sur François Hollande. Ce dernier, gagnant du premier tour va profiter de la dynamique du succès et faire le plein des voix du côté de Mélenchon et d’Eva Joly… Ainsi, le gagnant du 6 mai semble presque désigné. A la sortie des urnes du premier tour ce 22 avril, Sarkozy ne peut espérer rassembler une majorité le 6 mai. Il a perdu l’élection, ce n’est qu’une question de confirmation démocratique dans quinze jours. La défaite de Sarkozy au 6 mai est déjà dans les têtes dès le soir du 22 avril, et les caciques de l’UMP sont déjà dans l’après et devraient seulement faire de la figuration tactique dans les quinze prochains jours. Dans la courses de haies, il y a les législatives qui « sont un problème pour l'UMP, qui sera pris en tenaille par le Modem et le FN », alors que la bataille pour contrôler l’UMP n’attendra pas juin pour commencer. La bataille des législatives est importante pour faire basculer Bayrou entre les deux tours du côté de Sarkozy, […]

La soirée électorale pour ce premier tour de l’élection présidentielle 2012 a commencé sur mon blog, ce dimanche à 17 Heure Suisse. Connecté sur la Tribune de Genève et la Radio Télévision Suisse Info RTV.ch, qui ont mis en place chacune un fil d’information sur la présidentielle française, je suis guère moins outillé qu’un éditorialiste parisien qui attendra sagement 20h pour transgresser. Du côté des chiffres officiels autorisés, le taux de participation est conséquent, même s’il est moindre qu’en 2007, il est largement au-dessus de 2002 et 1995. Ce qui démontre que les français ne sont pas complètement désenchantés de la politique et que leur message sorti des urnes en 2012 ne sera pas étriqué. Les sondages faits à la sortie des urnes en métropole sont convergents avec ceux faits en fin de semaine avant le black-out médiatique français sur la campagne. Dans ce premier jour de championnat, à 17h30, selon la Tribune de Genève et les instituts de sondage,Tulle devance Neuilly (27 à 28%) contre (25 à 26%) et Hénin Beaumont (16%). A 19h00, selon les fuites du ministère de l'intérieur français citées par le quotidien belge L'Echo, repris par la Tribune de Genève, "François Hollande arriverait en tête avec 29%, Nicolas Sarkozy suivrait avec 25%, Marine Le Pen serait effectivement le troisième homme avec 17%, Jean-Luc Mélenchon recueillerait 12% des voix tandis que François Bayrou plafonnerait à 10%". A 19h15, selon rts.ch, les dernières projections (moyenne de 3 instituts de sondages français), François Hollande arrive premier (26 à 28%), suivi de Nicolas Sarkozy (24 à 25%) et Marine Le Pen (16 à 20%). Jean-Luc Mélenchon (11,5 à 14%) arrive quatrième et François Bayrou (9 à 11%) cinquième. A 19h40, selon la Tribune de Genève, l'AFP a décidé de communiquer les résultats de manière confidentielle, le socialiste François Hollande emporte le premier tour de l'élection présidentielle avec 28 à 30% suivi par Nicolas Sarkozy (24 à 27,5%) et la candidate frontiste qui […]

La compétition est féroce en ce dimanche du 22 avril, il faut ronger son frein jusqu’à 18h avant de se laisser aller après 20h… Pour s’apaiser, on peut se réjouir se réjouir en lisant la presse suisse en ligne. La Tribune de Genève nous rapporte que Tulle bat Neuilly 4 à 0 dans le championnat d’outre-mer J, sans attendre 20h à Paris, le journal donne des résultats définitifs. En Guadeloupe, à Saint-Pierre et Miquelon, en Guyane et même dans la très chic Saint Martin, Tulle est toujours devant Neuilly. J Si à Saint Pierre et Miquelon, Tulle creuse l’écart vis-à-vis Neuilly par rapport à Poitiers en 2007, en Guadeloupe, Tulle écrase Neuilly, de même qu’en Guyane. A Saint-Martin, c’est d’une courte tête que Tulle coiffe Neuilly au poteau. Nous verrons à 18h ce que donnent les sondages sortie des urnes en métropole.

Le coup de griffe est venu d’Anne Lauvergeon, pour le lancement de son livre « une femme qui résiste ». Elle a poussé le chef de l’atomcratie à la faute, alors que le bougre peine à être crédible pour se faire renouveler son mandat de président de la France. L’ex-patronne d’Areva a écrit et raconté dans tout Paris que Sarkozy a négocié de l’été 2007 jusqu’à l’été 2010 avec Kadhafi, pour lui vendre une centrale nucléaire. Alors que la France a bombardé la Libye en 2011, que Fukushima hante les esprits, l‘idée de vendre une centrale nucléaire au dictateur libyen est devenue plus que saugrenue, complètement irresponsable ! Sarkozy n’assume pas et préfère mentir qu’apparaître irresponsable aux yeux des français. Sarkozy a dorénavant le commerce nucléaire libyen honteux, et il ment effrontément pour se défendre. Ainsi, le 17 avril sur France Inter il a affirmé « qu’il n’a jamais été question de vendre une centrale [nucléaire, ndlr] à M. Kadhafi », remettant le couvert sur RMC le lendemain : "C'est grotesque. Le seul projet qui ait jamais existé pour les Libyens, c'était une usine de dessalement d'eau de mer, qu'ils n'ont jamais faite et pour laquelle les discussions n'ont jamais commencé". Les méchants médias dont le Monde se font un malin plaisir à sortir les preuves nombreuses et publiques, qui caractérisent le mensonge du candidat atomcratique honteux. Le gouvernement français a dès l’été 2007 négocié la vente et l’exploitation d’une centrale nucléaire au dictateur libyen, avec des contacts, discussions et accords sur le sujet jusqu’à l’été 2010. Même le pourtant très sarkoziste Figaro participe malgré lui à discréditer son poulain comme menteur, avec un article d’octobre 2007 qui ventait les talents de VRP du nucléaire, se félicitant de la signature d’un accord qui « vise à fournir à la Libye un réacteur nucléaire qui permette la fourniture d'eau potable », dévoilé par secrétaire général de la présidence française Claude Guéant J. Le problème d’être un président […]

Audrey Garric, journaliste au Monde.fr où elle tient un blog/rubrique « chroniques d’une économie sociale et durable » de bonne facture que je lis régulièrement (également disponible sur FB). Elle a fait récemment un billet sur la cartographie du lobby nucléaire français par GreenPeace (Facenuke), et à la suite un autre article sur les réactions « houleuses » de certains pointés par l’ONG écologiste. Avec son billet sur Facenuke, la journaliste n’a pas peur de faire échos dans le monde.fr à des travaux indispensables à la démocratie pour écrire la politique énergétique française. Ainsi, elle cite Karine Gavand, chargée des questions politiques chez Greenpeace : « Cet outil permet de prendre conscience que le secteur du nucléaire est plus qu'un lobby : il fonctionne comme une sorte d'Etat dans l'Etat… Il s'est autonomisé et renforcé depuis sa construction dans les années 1970. Il se régénère en recyclant les retraités et formant la relève ».. Facenuke permet de savoir comment /par qui le nucléaire s’impose en France, avec un puissant et grand réseau d’influence. Alors que l’atomcratie préfère l’ombre à la lumière, une bonne photo de famille du lobby nucléaire est essentielle pour comprendre le jeu des acteurs et leurs multiples connexions. Depuis les années soixante-dix, l’atomcratie originelle a façonné/organisé/tissé un immense réseau d’influence au plus haut niveau de l’Etat, de l’administration, de la recherche, des grandes entreprises publiques et privées, des banques, des partis politiques… Aux commandes et aux manettes, des générations d’ingénieurs sortis des grands corps (Ecole des Mines, Polytechnique, X-Ponts et chaussées) en cheville avec leurs camarades sortis de l’ENA, ont imposé le tout nucléaire aux français. Tous adeptes du dogme atomique, « ce qui est bon pour le secteur nucléaire serait bon pour la France », ils veillent au grain pour préserver la position acquise. Avec eux, le pays est devenu complètement dépendant du nucléaire sans pouvoir […]

21 avril 2012, weekend de départ en vacances de printemps des parisiens et premier tour de l’élection présidentielle demain 22 avril. La campagne électorale s’est arrêtée à minuit. Maintenant, tout est suspendu jusqu’à demain soir où nous aurons une orgie de commentaires politiques. Les candidats sont retournés dans l’ombre (au calme ?). D’aucuns ont mis beaucoup sur la table, d’autres avaient des mises plus modestes, les jeux sont faits et la boule électorale marquera deux cases de la roulette demain à 20h. Le gagnant de 2007 voudrait bien réitérer son coup en 2012, avec cette fois une Patek à la place de sa Rolex, c’est plus cher et moins blingbling… Il sue à grosses gouttes, fatigués, hargneux…, hasardeux dans ses propositions à courir après les électeurs du Front National. Plus il est populiste, plus il déconstruit sa « stature de chef d’Etat » qui était le seul argument « crédible » en boutique… Le candidat sortant se fait puéril sur la fin, à se plaindre qu’il est seul contre neuf, que les autres sont des méchants qui se sont ligués pour l’empêcher d’être réélu… Sarkozy se pose en victime, mais ça ne convainc que lui, la politique n’est pas un sport de bisounours… Il voudrait croire et nous faire croire que tout sera changé au soir du 22 avril, avec un vrai duel armé de la moitié du temps de parole jusqu’au 6 mai. Les éléments de langage peuvent finir par autopersuader celui qui les répète, mais ils se fracasseront sur la dure réalité de la défaite au soir du 6 mai. L’ambiance électorale n’est pas du tout la même qu’en 2007, et ce n’est pas tant la faute à la crise qu’à cause de la personnalité d’un chef qui cristallise le rejet. Dans la phase ascendante de prise du pouvoir et au début de son exercice, il était léché par les médias, la « sarkophilie » avait contaminée les rédactions puis une majorité de français. Durant le mandat et jusqu’à la fin, il a été lâché par beaucoup de médias qui ont redécouvert une part d’indépendance d’esprit et le sens de la […]

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