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"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c
'est se perdre et cesser d'être.
On se connaît, on se construit par le
contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l
'autre, l'homme est un pont."

Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

 

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Vidéo dénichée sur l'espace arc en ciel, que je vous recommande chaleureusement. Un vrai délice, contre les OGM... Les enfants devraient adorer, et les grands aussi. Et rappelez vous : que la ferme soit avec vous ! ;-) Store Wars envoyé par Hugues2


Premier dimanche de janvier, revenu à Marseille, le soleil a du mal à percer les nuages, balade sur la blogosphère, revue de presse, écriture... Pérégrination numérique pour une agréable rencontre : le blog de Hypos, « le témoignage d'une femme engagée : expériences, vécu, impressions, réflexions personnelles ». Une copine à Quitterie Delmas dont j’avais déjà parlé ici. Si hier j’ai changé le texte mon Blog It Express, pour renvoyer vers l’engagement humaniste de la Cimade, cela ne suffit pas. Comme Hypos, la nouvelle politique de civilisation des vœux omniprésidentiels me reste en travers des oreilles, surtout que le bougre s’est permis d’ajouter qu’il mettrait « au cœur de la politique le souci de l'intégration, de la diversité, de la justice, des droits de l'Homme, de l'environnement … ». Sarkozy a-t-il encore le sens des mots et la valeur du verbe ? Comment peut-il parler de droits de l’homme, alors qu’à la veille de ses vœux, la création de son fichier ELOI a été paraphé par Fillon, Horteffeux, Alliot-Marie et Morin. Comme nous l’apprend Rue89, retoqué en 2006, le ficher Eloi -comme éloignement- fait son retour sous une nouvelle mouture, publiée dimanche au Journal officiel. Le décret édicté par le ministère de l'Immigration crée une base de "données à caractère personnel relatives aux étrangers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement" afin "d'établir des statistiques relatives à ces mesures et à leur exécution" Ainsi va la chasse aux sans-papier, dont ELOI est un nouvel avatar pour plus d’efficacité comptable (et de drames humains). Avec d’un côté, la traite des cerveaux avec l'immigration choisie, pour les bons émigrés dont on a besoin mais qu’on fichera quand même, des fois qu’ils voudraient rester après leur mission. Et puis, les autres, ceux à qui l’on a refusé l’asile politique, les pauvres qui ont le sens du rapprochement [...]

C’est sur la chaîne d’e-TV Municipales Marseille, que j’ai découvert Renaud Muselier faisant l’apologie discrète du travail au noir, la gâche comme on dit à Marseille. A la base de cette révélation, un reportage d’enquête exclusive sur M6, sur le problème de la propreté à Marseille. Muselier, comme 1er adjoint de la ville, est interrogé à la fin du reportage, sur la pratique locale du « fini parti », avantage acquis maintenu par l’équipe de Gaudin, qui autorise les éboueurs à bâcler leur travail pour aller faire un peu de gâche (travail au noir) sur leur temps libéré. Je ne reviendrais pas ici sur le fini parti, une pratique dont on mesure l’efficacité à Marseille : des rues sales, même après le passage des services propreté de la ville. Si le reportage, est en soit édifiant, l’interview de Renaud Muselier, à partir de la 4ème minute 10ème seconde, est affligeante. Retranscription du dialogue : Le journaliste, à propos du fini parti « même à la mairie, on n’est pas choqué par cette curieuse pratique » Renaud Muselier : «Très honnêtement, ce n’est pas idiot … une fois le travail fini, on s’en va. Ça permet d’aller faire des gâches, ou d’aller faire autre chose. Honnêtement, ça facilite un peu le travail au noir, mais ça permet aussi au départ, de responsabiliser les employés municipaux… mais si avec le fini parti, qui est quelque chose d’encourageant pour le personnel, on se retrouve avec je travaille pas, je salie tout, et j’ai pas commencé que je suis déjà parti, là, il y a une perversion du système qui est inacceptable. Il faut que cela soit bien fait, si c’est bien fait, alors là on peut casser les habitudes, … mais si c’est mal fait … » Gaudin et la propreté à Marseille envoyé par MUNICIPALES_MARSEILLE Ainsi, au détour de cette interview, on apprend de la bouche de [...]

Petit passage en soft dictature pour les congés de nouvel an. Agréablement surpris de découvrir un pays en transition, possible trait d’union des civilisations méditerranéo-arabo-européennes. Avec plus de 3000 ans d’histoire qui incarnent ce trait d’union, ce rôle va assez bien à la Tunisie du 21ème siècle. De Carthage la punique à Carthage la romaine, de la Christianisation à l’Arabisation et islamisation de la Tunisie, du Protectorat français à la lutte nationaliste jusqu’à la Tunisie indépendante et la soft dictature… Une économie dynamique, une société civile tolérante, une classe moyenne importante qui croie à l’ascenseur social, un taux d’éducation élevé, une natalité maîtrisée, … la Tunisie finirait presque par être un modèle. Sauf que la société civile étouffe du parti unique et de Ben Ali à perpète, presque 20 ans que cela dure... Une élite, une classe moyenne, et tout le reste du peuple, ne peuvent faire civilisation en ne pensant qu’à faire du fric (la seule liberté autorisée). Il leur faut d’avantage que la croissance du PIB comme ligne d’horizon, avec les louanges omniprésidentielles comme points cardinaux. Ça fait bizarre de voir le portrait omniprésidentiel tunisien absolument partout, dans chaque bureau de l’administration, dans chaque entreprise, dans les restaurants, chez le barbier, au coin de la rue… Ma fuite de l’omniprésidence française n’aura pas été vaine, j’aurai rencontré son déploiement au paroxysme, forme exacerbée jusqu’à la caricature. Sarkozy n’a rien inventé avec son omniprésence médiatique, on va finir par croire qu’il copie Ben Ali, en plus soft et moins grossier par les méthodes… Retour à la découverte de la Tunisie. Pas seulement pour la liberté d’expression (quasi inexistante), mais aussi pour la liberté d’information. Ce ne sont pas seulement les quotidiens nationaux à la botte du pouvoir, c’est aussi internet qui est contrôlé. Impossible de lire [...]

Nouvelle année, nouvelle page vierge de vie à écrire au fil des jours, pour ajouter aux chapitres précédents… Rite du commencement d’un nouveau cycle fixé arbitrairement au 1er janvier. Les juifs ont changé d’année lors de Rosh Hashana qui tombait le 13 septembre en 2007, et tombera le 30 en 2008. Nos amis chinois attendront le 7 février 2008 pour ouvrir l’année du rat. La mondialisation n’a pas emporté toutes les portes symboliques, nous feignions juste de croire que notre calendrier à supplanté les autres, quand l’horloge mondiale marque 2008 au rythme des fuseaux horaires. On s’embrasse entre soi, on envoie ses vœux par sms, courriel, de vive voix, par une petite carte … Fêter la nouvelle année, souhaiter aux autres santé, réalisation de leurs aspirations, épanouissement, … pour tenter de toucher le bonheur au quotidien,  c’est un moment de convivialité globale et salutaire. L’occasion de revisiter son carnet d’adresses, de glisser quelques mots choisis pour ses vœux, entre les embrassades avec les proches. A big free hugs moment, ça fait du bien. Peut être devrait-on inventer d’autres nouvelles portes symboliques à franchir ou franchir celles des autres, pour prendre le temps de réfléchir à ce passage, pour vivre d’autres moments de convivialité globale. Peut-être revisiter la pyramide de Maslow, souhaiter un mouvement ascensionnel qui fasse civilisation. Que chacun sur notre planète puisse accéder au niveau de l’épanouissement de soi. Qu’en France, le président de la droite bling bling, dépasse le niveau de l’amour de soi, son narcissisme qui frise le cas clinique, alors qu’il le met en scène tous les jours et sur tous les médias... Souhaiter surtout (agir beaucoup) que le niveau de la précarité, de la violence et de l’exclusion… s’abaisse et finisse par disparaitre (pour être utopique ;-) Les vœux, période éphémère et salutaire qui prendra fin avec février. Alors, pour [...]

Bonne idée de Courrier International, qui pour son double numéro de fin d’année, a commit un dossier sur « que reste-t-il de 68 ? ». La presse internationale s’échauffe pour le 40ème anniversaire à venir, elle essaye de tirer un bilan à l’heure où les soixante-huitards vont prendre massivement le chemin de la retraite. 40 ans de mutation post-hippie, 40 ans que la « révolution » des sixties n’en fini pas d’avorter… 1er constat, n’en déplaise aux nostalgiques du quartier Saint Germain comme à leurs contempteurs, le printemps 68 a été bouillonnant sur toute la planète. Avant la globalisation avancée de la mondialisation libérale, peut être à son origine, une génération s’est levée pour dire NON ! Avec une contre-culture qui demandait paix, justice, amour, nature, liberté… en pleine guerre froide (chaude au Vietnam), le printemps 68 donnait des fruits sucrés aux grands enfants du monde occidental. Qu’est-ce qui fait, qu’à peu près à la même période, à San Francisco, Berlin, Rome, Paris, Chicago, Londres, Prague, et même Tokyo et Beyrouth, une génération a voulu soulever la chape de plomb issue du passé ? A la fin des années soixante, pourquoi la contestation a-t-elle mondialement émergé, pour prétendre remettre en cause l’ordre établi ? Qu’est-ce qui a provoqué cette onde mondiale d’émancipation ? Bien entendu, les pseudos révolutionnaires de l’ouest n’ont pas tardé à se couper barbe et cheveux, pour entrer dans les firmes et développer le business. Ceux de Prague et Varsovie ont continué leur travail de sape en sourdine jusqu’à 1989/91, avant de rejoindre les mêmes firmes que leurs cousins occidentaux. Le hippie est devenu yuppie, avec la même culture du laisser faire, cette liberté de chacun de faire ce qu’il veut (et surtout des profits après la mutation Hi-Yu). La contre-culture a presque totalement submergé la culture élitiste, donnant [...]


Après un sondage et quelques manœuvres d’appareil, sans recours à des primaires, François Bayrou a tranché pour Marseille, la tête de liste du MoDem pour Marseille 2008 sera Jean-Luc Bennahmias. Le député européen ex-Vert devenu Orange et fondateur du MoDem, membre de la commission nationale des investitures du Modem, a été finalement préféré au président de l’UDF 13 et allié de JC Gaudin, Jacques Rocca-Serra. JLB a lancé sa campagne le 20 décembre, avec comme angle politique le thème de la « haute qualité » décliné dans trois domaines : l’environnement, l’économie et le social, la vie démocratique. Pas certain que la « haute qualité » soit comprise des marseillais jusqu’à motiver le bulletin de vote, quand c’est le minimum qualitatif qu’il faudrait viser pour la propreté ou la démocratie locale. Faire plus, sera déjà faire mieux… On ne pourra reprocher à JLB son manque d’ambition pour Marseille, mais si Marseille est une ville de mode et de création vestimentaire, la ville n’est pas encore associée à la haute couture, et cette « haute qualité » fait un peu pédant pour séduire les marseillais. Sur le fond, je me réjouis que l’on veuille faire de Marseille une ville leader du développement durable, vitrine méditerranéenne d’une réussite économique et sociale, dans une saine gouvernance politique. Y a du boulot, tant l’on part de loin. Sur la forme, au-delà de cette « haute qualité », l’équipe MoDem Marseille 2008 n’a pas l’air prête. Le blog de campagne de Bennahmias n’a même pas de nom de domaine propre, affublé d’un over.blog.com pas très professionnel. Et ce n’est rien vis-à-vis du manque d’investissement graphique. Franchement, quand on voit cette couverture d’invitation à la conférence de presse de lancement de campagne, on se demande si le graphiste a passé le bug de l’an 2000, on se croirait dans les années 80. JLB, on n’est plus chez les dilettantes de la [...]

Blog délaissé ce mois de décembre, la dernière ligne droite dans la vie réelle aura été intense et dense… Pourtant, le spectacle politique n’a pas manqué. Du bédouin du désert Libyen à Paris aux frasques amoureuses à Eurodisney, un tourbillon médiatique a chassé l’autre, aussi vite qu’une compagnie de CRS évacue un début de campement de SDF à Notre-Dame… L’impression d’être un terrible révolutionnaire d’avoir débranché ma télé depuis quelques années. A l’heure de la « télécratie », prendre du recul en lisant les journaux (en version papier et électroniques), c’est courir le risque d’entrer en dissidence. Quand je vois des gens qui lisent Le Figaro, je leur demande parfois si la Pravda version Nicolas 1er ne leur laisse pas un manque de vérité sur l’estomac, comme un trop plein de fausses certitudes qui ne diraient pas comment le monde va ? Ces braves conservateurs n’ont pourtant pas de mouron à se faire, ce n’est pas de la rue de Solferino que viendra la révolution avant longtemps. L’opposition est pour le moment volatilisée vaporisée entre l’ouverture gouvernementale et la guerre permanente des courants, avec en prime un clivage pro/anti ségo exacerbé. Ces braves conservateurs pourraient se laisser aller à la confiance critique … Soulever le rideau de paillettes version nouveau régime, constater que le bilan sarkozyen « de rupture » après 8 mois trépidants, est bien maigrichon. A part avoir rompu avec le régime officiel de la Vème qui voulait que le 1er ministre conduise la politique de la France, rompu avec le langage politique présidentiel (d’une parole rare à une omniprésence), rompu avec l’indépendance diplomatique et militaire vis-à-vis des USA, rompu avec le quasi immobilisme politique de la gestion du statu quo pour passer à un « bougisme » de vitrine, … qu’à vraiment bouleversé l’omniprésident ? Peut être le rythme protocolaire d’une France [...]


Pour une fois que Renaud Muselier a été dans la production intellectuelle, je me suis fait plaisir à piller son pauvre blog, où le rapport parlementaire sur le projet omniprésidentiel d’Union Mméditerranéenne est en ligne. Renaud le marseillais, est le président de la commission parlementaire qui s’est attelée à la tâche de crédibiliser ce projet politique d’Union méditerranéenne. Au moins Marseille aura peut être droit à un grand sommet de la méditerranée en 0208. Pour ce qui est de « crédibiliser » le projet, confier cette tâche à Renaud Muselier est en soi une galéjade…   Pour ce projet d’UMed, j’ai eu beau parcourir le résumé, les différentes synthèses des parties, le rapport complet et ses annexes, rien n’y fait, je reste sur ma faim.  Et pourtant, je suis un fervent « croyant » en ce projet, européen convaincu et méditerranéen du fond de mon âme. Les enjeux d’arrimer la rive sud de la méditerranée à la dynamique européenne, me semblent essentiels. Pour ne pas que l’Europe devienne un grand ghetto de vieux riches, repliée sur elle-même dans la peur de l’islamoterrorisme, aveugle et sourde à la dynamique démographique et sociale à l’œuvre sur son flan sud. Sur les conseils d’Emmanuel Todd, se concentrer sur les fondamentaux : la dynamique démographique. Sur la base de celle-ci, comprendre que les enjeux nous commandent de jeter d’avantage des ponts depuis les deux rives. La prose parlementaire franchouillarde n’arrive pas à dépasser les vœux pieux, pour tenter de donner du concret au projet omniprésidentiel. Un G-Med (cadre institutionnel pour les réunions des chefs d’Etats) et une Agence de la Méditerranée (on dirait du Chirac ;-), la création d’un GIFMED (Groupe des Investisseurs Financiers de la  Méditerranée) et d’une nouvelle institution financière pour collecter l’épargne des migrants et l’investir, et la priorité donnée à [...]

Tenter d’écrire un billet politique sans tomber dans le commentaire du jeu de cour, c’est un exercice difficile, tant la cour et son roi se donnent en spectacle (avec prix spécial pour Dati, ici et là …). Mais sans cette exigence, mon blog serait truffé d’épisodes du désolant show omniprésidentiel. Ça fait plusieurs fois que mes amis et collègues européens, m’interrogent au détour d’un dîner convivial, sur « notre » étrange président. Que fait-il vraiment ? Qu’en pensent les français ? Sur quel chemin les mène-t-il ? Tiendra-t-il cinq ans à ce rythme ? A-t-il une vision pour l’Europe, autre que le leurre euro-méditerranéen ? …  Questions d’européens attentifs interloqués par le « Grand Pays », qui bientôt prendra la présidence de l’union. Etant le français de la bande, il me revient de les éclairer. Leur avouer que notre président, s’il emprunte un peu au héros de Cervantès - en mieux habillé et avec les moyens que donne son statut - ce n’est que pour servir son ambition, ses amis et leurs réseaux d’influence. L’intérêt général est rangé au rayon des accessoires, au temps de l’oligarchie publique et privée. Une vraie cigale notre président, qui dès l’été s’est précipité pour offrir un paquet fiscal à 15 milliards d’euros -principalement pour ses riches amis – et ainsi dilapider toutes les marges de manœuvre budgétaire. Et maintenant qu’avec l’hiver la rigueur est arrivée, le gouvernement de l’omniprésident est bien marri pour boucler son budget 2008. Pas de point de croissance en plus, malgré la volonté omniprésidentielle qui justifiait ce paquet fiscal. Tout juste si l’économie nationale ne décroche pas ! On en est rendu à vendre les bijoux de famille pour financer la modernisation des universités ! Et dire que d’aucuns le présentait en une sorte de Thatcher à la française, alors que c’est un pleutre libéral qui favorise les [...]

Je ne suis pas élu de la république, mais le magazine des maires de France de novembre m’est tombé entre les mains récemment. Une revue très intéressante, où il y a moins de publicité que dans Elle, même si elle vendue au prix fort aux marchands d’eau, d’énergie et de travaux public. Pour le centenaire de l’association des maires de France, le magazine a produit un excellent dossier sur le statut de l’élu.   Une réflexion que je propose de partager ici, car la citoyenneté ne se réduit pas à glisser un bulletin de vote de temps à autre. En effet, si les édiles locaux seront renouvelés en mars prochain, il est sans nul doute une réalité qui ne changera pas : la captation du pouvoir par une fraction de la société française : les rentiers, les retraités et les fonctionnaires. Car le statut actuel de l’élu local n’offre aucune sécurisation matérielle. Ce sont donc ceux qui sont à l’abri du besoin (déjà riches, pensionnés, ou certains de retrouver un plan de carrière) qui sont mécaniquement candidats aux fonctions électives.   Cette mécanique institutionnelle n’est pas sans inconvénients, car la représentation sociologique de pans entiers de la société est écartée du jeu démocratique. Et cette surreprésentation d’une fraction au détriment d’une autre, n’est pas un gage que le mandat se déroule dans le sens de l’intérêt général (loin s’en faut). Ne sont souvent élus, que des gens qui ont déjà de l’argent, d’autres qui veulent en tirer profit par réseau d’influence interposé, ainsi que des retraités et des fonctionnaires en disponibilité.   L’association des petites villes de France (APVF) milite pour « moderniser l’exercice des mandats locaux », c’est même le titre d’un livre blanc qu’elle a publié en 2005. Pour l’association, il ne s’agit pas de professionnaliser la vie politique, mais de donner à plus de citoyens la possibilité [...]

Intéressant article dans le Financial Times d’aujourd’hui (29/11/07), qui en page 2 attire l’attention du lecteur sur un nouveau rapport du WWF intitulé « Deeper Luxury », où est évaluée la performance en matière de responsabilité sociale et environnementale (RSE ranking)  des dix grands groupes de luxe au niveau mondial.   Pour ceux qui ont le portefeuille garni et qui voudraient faire quelques présents pour la Saint Nicolas ou Noël, ce rapport du WWF tombe bien. Ils éviteront Bulgari et Tod’s, qui ont la pire notation des 10 géants du luxe avec un F. Les trois français L’Oréal, Hermès et LVMH sont en tête du tableau avec un C+, ce qui est tout de même peu glorieux. Tiffany & Co, Swatch et PPR obtiennent un D, signe extérieur d’une responsabilité sociale et environnementale dégradée.  Ainsi, à prendre en compte le rapport du WWF, ce n’est pas demain que le commerce sera équitable avenue des Champs Elysées ;-)     L’objectif du rapport du WWF n’est pas de critiquer ces grands groupes du luxe, mais d’inciter à une saine émulation des entreprises, par la comparaison de leurs pratiques. Leur responsabilité sociale et environnementale a, pour tous, de grandes marges de progrès... Si les actionnaires et administrateurs de ces majors du luxe n’étaient pas assez sensibles à cette notation du WWF, ils prendront sans doute en compte le récent sondage du Luxury Institute’s Wealth Report (basé à New-York) qui pointe que 57 % des riches américains seraient prêts à payer plus cher des produits d’une marque, si celle-ci honorait sa responsabilité sociale et environnementale.   La qualité de vie pourrait devenir un luxe au 21ème siècle. Aussi, cela semble pertinent d’appeler les majors du luxe à une meilleure éthique pour le business. Si ces majors aux profits record, ne sont pas capables d’intégrer dans leurs [...]

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