En plein somment mondial et parisien sur le changement climatique, le fisc français n’a pas été touché par la grâce du pacte écologique. Loin s’en faut, avec Bercy, le solaire trépasse. Selon l’interprétation de l’article 200 quater du CGI faite par les services du Ministère de l’Economie et des Finances, un particulier vertueux qui investi dans une centrale photovoltaïque sur sa résidence principale n’a pas droit au bénéfice du crédit d’impôt, si ce quidam revend plus de la moitié de sa production d’électricité solaire (voir extrait de la lettre de la Direction Générale des Impôts).
Peu importe que cette centrale solaire soit dans la peau même de sa maison, même si les panneaux solaires font office de toiture ou de murs de sa résidence principale. Selon l’interprétation des fonctionnaires de la Direction Générale des Impôts, c’est le contrat de vente d’électricité qui prime.
Une interprétation du fisc qui prend à contre-pied le gouvernement. Ce dernier, qui décline la feuille de route de la Loi sur l’énergie de juillet 2005, dans ses annonces régulières dit exactement l’inverse de l’interprétation récente des services du MINEFI. Ce qu’annonce d’une main le gouvernement, le fisc le reprendrait de l’autre ? Mais que font nos politiques ? Qui doit on croire ? L’impression amère que le citoyen est pris dans un jeu de[…]
Cette semaine, vous ne pouvez pas ne pas savoir qu’un nouveau rapport sur le climat va être présenté à Paris. Les scientifiques du Groupe d'experts international sur l'évolution du climat (Giec) vont faire le point et nous présenter leurs connaissances (alarmantes !) sur les questions clés du réchauffement de la planète.
Le GIEC ferait bien d’envoyer son rapport au Conseil Economique et Social (Palais d'Iena - Paris). Cette vénérable institution (qui sert aussi à offrir une dernière planque dorée aux bons amis …) a mis en place un groupe de réflexion sur le changement climatique, associant des membres du Conseil économique et social, de l’Académie des sciences, de l’Académie des technologies, et de l’Académie des sciences morales et politiques. Que du beau monde, des Académiciens, des anciens grands patrons, des hauts fonctionnaires, … qui auraient mis un peu de leur temps de cerveau disponible au service de la cause climatique.
D’accord il y a l’ambition, nos amis du CES ont acheter le nom de domaine « changement-climatique.fr ». Mais pour le contenu, leur rapport est du genre synthèse de la synthèse. Remarquez, en trente pages (compris la couverture, l’introduction, le sommaire et la liste des membres du groupe de réflexion), on ne peut pas développer, être pertinent, avoir un peu d’ambition pour le contenu ...
Il y a bien cette limite, annoncée en introduction : « Le[…]
« La vraie vie », un jeu avec plus de six milliards d’avatars. Partir de 2nd Life pour explorer la terre et l’humanité, voilà un angle bien intéressant, pour un concours de film sur portable.
http://mobile-film-festival.france2.fr/video.php?id=258
La fine équipe, impertinente, tient un blog : http://www.memoire-vive.org/
Un engrenage, un effet d’escalade qui mène les protagonistes de la pièce de Yasmina Reza, au pire jour de leur vie. Se montrer nu, déshabillé de toute convenance sociale, quand les oripeaux de la morale, ces refuges du bien penser sont tombés, est-ce ça le pire jour d’une vie ?
« Le dieu carnage » de Yasmina Reza, est une pièce sur la montée en puissance du dérapage collectif d’un moi-social, à l’occasion d’une banale conciliation entre deux couples, des parents aux enfants bagarreurs.
Une vulgaire histoire de dents cassées, un fabuleux prétexte pour un affrontement entre adultes bien éduqués, avec leurs petitesses et leur barbarie moderne. Entre et intra couple, une désagrégation de la bienséance jusqu’à l’explosion. L’implosion plutôt, il s’agit d’un appartement parisien sans doute cosy, d’unions, de façades et d’humanités qui se fissurent... Des quadragénaires bien contemporains, parisiens, professions libérales, qui feront un triomphe de la violence et de la barbarie, dans l’ombre de leur propre déclin et à la lumière d’une vérité (chère à Reza) : “seuls les actes comptent”.
« Est-ce que l’on s’intéresse à autre chose qu’à soi même ? On voudrait bien croire à une correction possible. Dont on serait l’artisan et qui serait affranchie de notre propre[…]
C'est un bébé du jour, né le 24 jenvier 2007.
Ça fait plusieurs mois qu'il était en gestation, une idée, jetée en l’air un soir d’été et de fête, il y a plus de 2 ans, qui arrive aujourd'hui. Ce 24 janvier 2007, à trois mois du premier tour de la présidentielle, un nouveau média va tenter sa chance: LaTelelibre.fr - http://www.latelelibre.fr
Une bande de journalistes et techniciens, qui rêvent d’inventer un nouveau média, de faire de l’information différente et indépendante des pouvoirs financiers et politiques, ça se respecte, ça s’écoute, ça se voit sur télé libre.
Une nouvelle télé qui offre un traitement libre, décalé, impertinent, rigoureux et citoyen : LaTéléLibre.
La bande de LaTéléLibre a décidé de ne pas nous ouvrir à la publicité et de ne pas faire de leur site un « attrape cerveaux disponibles ». LaTéléLibre, pour une période d’essai est en libre accès (durée non déterminée). Le pari, c’est de faire gracieusement dans un premier temps, puis se sera à chacun de décider.
Jugez sur pièce si vous voulez que cette aventure se pérennise.
La cause de LaTéléLibre se veut celle du citoyen qui veut affirmer son pouvoir, dans le respect des règles démocratiques. Toute l’équipe de LaTéléLibre[…]
Ainsi, le seuil de richesse serait de 4000 € par mois. Pourquoi pas. Ceux qui s’en rapprochent frémissent de peur d’un redressement fiscal. Ceux qui sont au Smic matérialisent ce que quatre fois et un peu plus de revenu permettrait. Ceux qui sont entre les deux savent que les fins de mois sont difficiles, et ceux qui sont largement au dessus rigolent ou s’exilent en Suisse et ailleurs …
On le voit, agiter le chiffon rouge de la fiscalité, s’écharper sur des seuils, ne fait pas avancer le débat utile. Sans doute que l’on est aisé (pas riche, notez bien ;-) avec quatre mille euros par mois, mais le vrai débat n’est pas à partir de combien de revenu paye-t-on combien d’impôts, mais pourquoi faire les paye-t-on !!!
Je suis franchement pour l’impôt, même si payer mon tiers est toujours douloureux, la morale et l’éthique sociale me commandent de reconnaître mon dû renouvelé. D’être aller à l’école publique et gratuite, d’avoir et de bénéficier d’infrastructures culturelles, sanitaires, de transport, de sécurité, … justifie ma contribution financière pour développer la société. Cela veut dire répartir équitablement l’effort pour fabriquer du mieux vivre ensemble.
Faire de la politique, c’est arbitrer l’effort demandé à chacun mais aussi et surtout, répartir le fruit de l’effort pour donner du sens à la société. Le[…]
Une très bonne nouvelle tombée le 20 janvier, preuve que le revirement démocrate du Congrès américain a mis les USA sur de nouveaux rails énergétiques (et que la démocratie a du bon). Mis à l’examen du Congrès par Nancy Pelosi ce 18 janvier, alors que la plateforme de lobbying pro-environnement SaveOurEnvironment.org passait à l’offensive, the C.L.E.A.N. Energy Act of 2007 a été voté par le Congrès, supprimant des milliards de dollars de subventions par an aux compagnies pétrolières, pour les réinvestir dans les énergies renouvelables (solaire, éolien, …) et l’efficacité énergétique.
La partie n’a pas été facile, mais la plateforme américaine de lobbying pro-environnement SaveOurEnvironment.org a remporté la manche, avec plus de 26 000 activistes s’adressant à leur représentant. C’est un pas important pour une politique énergétique moins pétrodépendante et beaucoup plus renouvelable. C’est un excellent départ pour le Congrès sous la houlette des démocrates. C’est un signal envoyé aux européens et à tous les signataires de Kyoto : les américains entrent dans la compétition industrielle mondiale des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique.
C’est aussi un encouragement pour l’Alliance pour la Planète française. Une coalition organisée, utilisant le lobbying sans[…]
Illustration de mon article précédent, magie d’internet, tomber sur l’initiative des Amis de l’EcoZAC de Rungis. Plus qu’un bel exemple d’une mobilisation locale (un peu, bcp parisianiste ;-) à l’occasion de l’urbanisation d’une parcelle dans le 13ème, c’est aussi un site internet très bien développer qui facilitera d’autres initiatives locales, ailleurs en France.
A l'occasion du projet d'aménagement d'une ZAC de 3 hectares près de la Place de Rungis, dans le sud de Paris, l'idée de passer aux actes s'est développée à l'initiative d’un journaliste spécialisé dans l’environnement, habitant du 13ème arrondissement de Paris, soutenu par une association de quartier (l’Association des Peupliers) et des associations nationales. Ces personnes et organisations partageant cet intérêt pour une EcoZAC de Rungis, dont la réalisation aura valeur d’exemplarité régionale et nationale, ont fondé l’association des « Amis de l'EcoZAC de la place de Rungis, Paris 13ème ».
Au-delà de coordonner les signatures de soutien au projet, l’association anime la plate-forme de propositions. Cette plate-forme d’objectifs pousse les décideurs à réaliser à Paris un projet d’aménagement exemplaire en matière d’éco-développement, en apportant des propositions concrètes pour son implantation sur le site dit de la ZAC de Rungis. Il s’agit de dépasser[…]
Les collectivités sont sans aucun doute, le niveau d’impulsion le plus pertinent pour introduire le développement durable dans l’acte de construire et d’habiter. Avec ou sans ce fameux super vice 1ier ministre du Pacte écologique, il faut intervenir là où c’est nécessaire : le niveau local.
Un rapport du Sénat « Energies renouvelables et développement local : l'intelligence territoriale en action », de MM. Claude BELOT et Jean-Marc JUILHARD diagnostique la situation énergétique et climatique, analyse le besoin et le confronte aux solutions qu’apportent les énergies renouvelables thermiques, portées par l’intelligence territoriale. Les collectivités sont de formidables territoires d’expérimentation où peut s’épanouir le potentiel de révolution/réforme énergétique (emplois, innovations, valorisation des ressources locales, lutte contre l’effet de serre, …), inéluctable à moyen terme.
Les pionniers d’aujourd’hui sont les leaders de demain. Si la lutte contre le changement climatique est un horizon indépassable, autant commencer aujourd’hui. Outre que c’est le seul chemin possible, cela permet de toucher les dividendes de l’innovation et de préempter une part relative de leadership.
Pour le moment, les collectivités françaises sont encore très timides en la matière. Si la prise de conscience des décideurs locaux a été lente et n’est pas[…]
Le téléphone fixe de mon domicile ne sonne presque jamais, aussi, c’est surpris que je décroche ce soir en rentrant du travail. Une voie automatique m’annonce que Renaud Muselier m’a laissé un message. Tapez 1 pour l’écouter, ou sinon, raccrocher.
Pensez donc, si le 1er adjoint de Gaudin m’appelle, j'ai tapé 1. Et là, la voix provençale, douce et enregistrée de Renaud Muselier me souhaite un bonne année, me présente ses vœux, mêlés d’autosatisfactions pour lui même, Bruno Gilles et l’équipe municipale. Magie des nouvelles possibilités de la téléphonie, central d’appel automatique, distributeur des bons vœux de sieur Muselier ;-)
30 secondes, 1 minute, peu importe, ça se termine par un bip-bip-bip-bip-bip… fin des vœux auto satisfaits.
Alors, s’il peut être bien que M. Muselier s’approprie et utilise les NTIC pour me souhaiter ses vœux personnellement (est-ce parce que j’habite sa circonscription ?), sans nul doute sur le compte de mes impôts, il faudrait que cela fonctionne dans les deux sens : up-bottom, et bottom-up. L’ère de l’e-démocratie, c’est communiquer vers les citoyens mais aussi écouter et répondre !
Je m’explique. Passe que les vœux se terminent par un bip-bip comme une ligne qui sonne dans le vide. Cela procède sans doute de l’ordre du symbolique, sur le fonctionnement politique marseillais. Je souhaite que M. Muselier[…]
L’Alliance pour la Planète (plateforme associative qui réunit 71 associations environnementales et 1 syndicat (CFDT), qui « pèse » près de 2 millions de français), lance « 5 minutes de répit pour la planète », un appel simple à l’attention de tous les citoyens : le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00, éteignez veilles et lumières. C’est comme un black-out partiel, volontaire et démonstratif, qui avec une implication minimale du plus grand nombre, peut avoir un réel poids médiatique et politique.
Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs, sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action !
5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.
Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.
La maison brûle,[…]
Un film publicitaire américain en faveur de l'énergie solaire, version film catastrophe pour prise de conscience accélérée ;-) c'est fracassant ... ça change de la communication écologique gentille. Vidéo découverte au hasard d’une pérégrination numérique dominicale.
Hail-the-return-of-the-sun-frenchenvoyé par thival
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