La Caisse d’Epargne innove pour la définition de sa stratégie de développement durable. Ce
ne sont plus seulement quelques têtes dans un bureau qui définissent la politique du groupe en la matière, mais également les internautes, et particulièrement ceux impliqués dans l’environnement.
Du moins, c’est que prétend la nouvelle opération « bénéfices futur » initiée par le groupe Caisse d’Epargne. Un
portail collaboratif a été lancé début 2008 pour recueillir propositions et avis. Et l’équipe d’animation de ce portail suscite la participation des blogueurs, misant sur leurs contributions et
sans nul doute sur l’effet buzz …
C'est ainsi que j’ai reçu un courriel depuis le blog d’Héloïm Sinclair, repéré pour son positionnement sur l’énergie et l’environnement. Sans doute le billet sur l’offre photovoltaïque de la banque de l’écureuil avec Solaire Direct, aura été une balise … Comme l’équipe de
« bénéfices futur » m’a gentiment invité à proposer des idées que pourrait reprendre le groupe Caisse d’Epargne, en voici une en partage, que vous pouvez noter sur le site de
« bénéfices futur » : que Nexity se mette à l’heure du changement climatique.
La Caisse d’Epargne, ce n’est pas qu’une banque qui gérait historiquement le Livret A.
Dans le giron du groupe CE, il y a le promoteur immobilier Nexity, leader français avec un chiffre d’affaire annuel de presque deux milliards d’euros. Nexity
réalisant 80 % de son activité dans logement, et 16 % dans l’immobilier d’entreprise, cette branche de la Caisse d’Epargne est donc particulièrement concernée par l’application du développement
durable. L’activité de Nexity est consommatrice[…]
Traiter des faits saillants de l’actualité de la semaine, passe bien entendu par l’international,
l’Europe, et dans le cas présent, l’Italie (et pas à cause de Carla ;-). La vie politique italienne est un théâtre peut-être pire que la scène française. Dans cette comédie que seuls nos
cousins transalpins comprennent, faite d’alliances douteuses et parfois mafieuses, d’instabilité et d’exubérance politicienne, le gouvernement vient une nouvelle fois d’être démis. Démissionné
par un vote de confiance à l’Assemblée, Prodi fait ses valises et le pays garde ses problèmes… A-t-on les hommes politiques que l’on mérite, pourraient se demander confraternellement, français et
italiens. Car c’est là qu’est la vraie tragédie de nos scènes respectives, dans le spectacle que donne notre classe politique, cette pantalonnade partisane qui a si peu de prise avec la réalité des citoyens, quelle que soit l’alternance…
Europe, petite réflexion sur le rôle que l’Union pourrait jouer dans notre nouveau cadre
télévisuel public. Après le pavé dans la mare de l’omniprésident pour la suppression de la publicité sur les chaînes de service public, dépasser le retour d’ascenseur en or à ceux qui l’ont fait
élire (Bouygues, Lagardère, Bolloré, …) qui vont se partager plus d’un demi milliard d’euros de recettes publicitaires qui n’iraient plus au service public de l’audiovisuel. Au delà de la
collusion, cette rupture mérite d’ouvrir la réflexion en France, et par effet rebond, en Espagne et en Italie. L’idée d’avoir un espace médiatique public libre de publicité, pourrait offrir un
territoire épargné par le matraquage de la marchandisation. Ce desserrement de la contrainte/emprise[…]
Début de semaine, les bourses mondiales ont dévissé d’avantage que Sarko dans les sondages. Les deux évènements
ne sont pas liés par causalité, mais ça me fait doublement plaisir ;-). L’omniprésident du pouvoir d’achat à la guigne, et va devoir « gérer » ses promesses aux français, alors que
l’économie mondiale flirte avec la récession… Moins d’un an après la victoire du tout devient possible, l’avenir s’obscurcit et tout devient un peu moins possible.
J’ai bien fait de lire « Après l’empire » de Todd cet été, dans la douce chaleur corse. Je le conseille à ceux qui veulent comprendre pourquoi le château de cartes de la finance
anglo-saxonne s’écroule sous nos yeux. Y-a-pas à dire, l’art de la statistique est une discipline fondamentale pour la lucidité, que Todd exerce avec brio. La chute des USA et de leur impériale
influence est en route, inéluctable. La décomposition latente depuis la crise estivale des subprimes est plus qu’un symptôme. Un peu comme aujourd’hui, nous n’imaginons plus comment c’était avant
le mur tombé en 1989, quand l’empire à la faucille n’avait pas encore vacillé. Demain nous n’imaginerons pas que le centre de gravité de la mondialisation ait pu être localisé si longtemps à NY
et aux states, que nous ayons laissé si longtemps le capitalisme prédateur pérorer. Au lendemain de la crise financière, la géopolitique du monde aura été bouleversée, et l’arrogante pensée
unique de la financiarisation, battue en brèche. Le monde se réinvente tous les jours …
Jeudi, avant l’aube partir à Rouen. Ce n’est pas très excitant comme destination, mais c’est dans le tour des
régions qu’on appréhende la réalité[…]
C’est officiel depuis aujourd’hui 23 janvier, la Commission
Européenne vient de publier le projet de Directive européenne sur les énergies renouvelables. Cette future
loi européenne, va obliger les états membres à prendre les dispositions nécessaires, à la transcription de la décision du
conseil européen de 20 % EnR 2020, prise en mars 2007.
Ce projet de Directive va au-delà de l’incantation envers les
états membres. Ils devront tous appliquer une feuille de route, et les résultats intermédiaires seront régulièrement évalués. Pour la France, l’objectif est de couvrir 23 % de sa consommation
d’énergie à partir d’énergies renouvelables en 2020. C’est un objectif réellement ambitieux, sachant que la part EnR en France était de 10,3 % en 2005 (en régression par rapport à début 2000). En
2020, on devra consommer en France, plus d’énergie renouvelable que d’énergie atomique ;-)) … Et avec 23 %, la France sera dans les pays leaders en Europe, devant l’Allemagne (18 %),
l’Espagne (20 %), l’Italie (17 %) et l’Angleterre (15 %). Toutefois, nous resterons derrière la Suède (49 %), l’Autriche (34 %) le Danemark (30 %), et l’Estonie (25 %). Du moins, d’après la
répartition des objectifs à atteindre, tels que définies dans ce projet de Directive
Brève analyse, après une lecture à chaud :
-
Pour la première fois, la chaleur et le froid renouvelables sont clairement et pleinement
intégrés dans une directive communautaire. C’est une bonne chose, sachant que les besoins de chaleur dans l’habitat peuvent être largement couverts pour les énergies renouvelables, et que la
chaleur représente 50[…]
recommander
par Héloïm Sinclair
publié dans :
Europe
0
créer un trackback
Le journal du soir français est en crise. J’ai bien entendu un
attachement particulier au Monde, étant un lecteur impénitent qui fait le tour de quelques kiosques marseillais pour le lire avant le dîner ;-) Plus sérieusement, il s’agit du deuxième cas
d’école pour l’indépendance des médias en France depuis l’élection de Sarkozy, après le sort qu’ont subi les Echos.
Y a-t-il encore un avenir pour un journal contrôlé par ses
rédacteurs ? Quelle indépendance pour la vérité ? La Société des Rédacteurs du Monde, conduite par Jean-Michel Dumay, pourra-t-elle continuer de s’imposer aux
forces du capital ? Alain Minc, va-t-il dans un dernier coup de billard en bandes, livrer le quotidien de référence à Lagardère ? Ce sont autant de questions dont les réponses sont au
cœur de mon attachement au journal, et de la liberté de s’informer.
Regardez et écoutez JM Dumay sur Arrêt sur Image
(ASI) pour prendre la mesure de l'atypisme qui est, aujourd'hui encore, celui du Monde. Les journalistes y ont encore un pouvoir extraordinaire, anachronique en ces temps modernes, celui de
la minorité en capital qui décide face aux actionnaires extérieurs. Avec cette hiérarchie des pouvoirs, ce sont les rédacteurs qui font la valeur du média et qui sont sensés influencer la
gouvernance du groupe Le Monde. L’objectif de la SRM est l’équilibre financier et l’indépendance éditoriale du journal. Les investisseurs financiers souhaitent 12 %, et surtout contrôler le
virage numérique de la marque « Le Monde ». Ajouter que le « frère » de Sarkozy voudrait y élargir son influence est-il nécessaire ? Ce qui ce joue en ce moment, c’est
une lutte[…]
Michel Samson, correspondant du “Monde” à Marseille, vient d’ouvrir un blog sur la campagne municipale à Marseille. Ce fin connaisseur du monde
politique marseillais, chronique la campagne depuis le 14 janvier. Peut être devrait il penser à maintenir ce blog, au delà de la campagne des municipales, car la démocratie locale ne s'arrête
pas au scrutin. La blogosphère politique marseillaise s'enrichirait nettement à ce qu’il prolonge l'aventure. L’éclairage de l’auteur du livre “Gouverner Marseille, enquête sur les mondes
politiques marseillais” est appréciable.
Gaudin a un peu avancé son entrée en campagne (initialement
prévue pour le 09/02/08), pour ne plus laisser Guérini seul sur le terrain. La mairie centrale ne pouvant être un bunker où attendre le départ d’une campagne flash, JCG est sorti du bois le 17
janvier. Bien entendu, il ne pouvait partir en campagne sans un blog de campagne. Aussi, le site www.marseillereussit.fr a été mis en ligne à
l’occasion du lancement officiel de la campagne municipale. Il se veut être un portail d’informations pour tous les Marseillais, pour «
pour pouvoir échanger, discuter et partager ». Conçu en web 2.0, « il offre notamment la possibilité aux Marseillais de poser leurs questions. Et de lire en
ligne les réponses », ce qui est une vraie révolution dans la démocratie locale made by UMP ! Pensez, des citoyens qui posent des questions et des politiques qui répondent, ça ne
se fait que pendant la campagne. Profitez-en ;-)
Du côté du Modem, JL Bennahmias a aussi son blog
de campagne. Tout comme ses collègues Madrolle, Laqhila, Zaoui et Ahmada. Après mon billet de
décembre[…]
Avec son voyage à Rome puis en terre wahhabite, avec ses mots
surtout prononcés à l’occasion, l’omniprésident dépasse les bornes de la laïcité. C’est pour moi une chose très grave. Car la loi de 1905, qui marque un long parcours de pensées depuis 1789, est
sans doute ce qui participe le plus à mon identité française.
Je suis un peu le fils de Voltaire, Condorcet et Jules Ferry,
et même de Platon s’il faut aller puiser jusqu’aux racines hellénistes. Je ne nie pas mes sources judéo-chrétiennes. Pour preuve, baptisé, j’ai fait ma communion et j’ai ensuite choisi un pseudo
hébraïque tout en revendiquant mon athéisme … J’ai trouvé en France la liberté de ne pas croire, et cette liberté fondamentale ne peut être remise en cause par un omniprésident qui voit dieu
partout et voudrait que sa laïcité « positive » promeuve la(es) religion(s).
Je dis STOP et j’entre en résistance ! Pas touche à la
loi de 1905, les affaires de transcendance divine doivent rester du domaine strictement privé.
Sarkozy n’a pas le droit d’avoir l’héritage sélectif. Au nom
de quelle rupture nécessaire, la France devrait-elle se transformer en phare multiconfessionnel, en société théocratique des religions du Livre ? En quoi la
laïcité française, telle qu’elle est pratiquée depuis plus d’un siècle, telle qu’elle a été la matrice de courants philosophiques féconds, telle qu’elle a libéré la science et la conscience de
chacun, la femme et la sexualité … devrait elle être chamboulée, pour que la République se peuple de femmes et d’hommes qui espèrent le salut divin ?
Sarkozy n’a pas le droit de réécrire l’histoire. La France a
des[…]
Pour renouveler un peu le rythme de ce blog, parce que je n’ai pas un seul sujet pour
dérouler le fil de ma pensée, mais une multitude sur lesquels rebondir, nouvelle rubrique et format de billet : « chronique de la semaine ». Quelques lignes sur
ce que j’aurai trouvé de saillant dans l’actualité hebdomadaire. Inaugurée avec la 3ème semaine de l’année 2008, ce samedi 19 janvier.
La com du m’omniprésident déraille. A force de s’agiter et de s’afficher, les français se
sont lassés et sa quotte de confiance est dans le négatif. C’est un belge chez Taddéï, qui nous
racontait jeudi dernier une histoire française (à partir d’1h14 sur la e-vidéo en lien). Celle d’un futur président, père noël du pouvoir d’achat, qui a fait campagne
sur la rupture. Avec ses amis fortunés (Bouygues, Lagardère, Bolloré, …), il en a mis plein les médias à tous les français, avant, pendant, après, … Ensuite, entre une croisière sur un yacht de
luxe et des voyages en jet privé prêté, ce président a continué de jouer la comédie de la rupture sur les écrans télés. Sauf que de rupture, il n’y aura pas, car le père noël n’existe pas et les
caisses sont vides. Le nouveau président n’est pas là pour réhabiliter la valeur travail (quoi qu’il en dise), mais pour continuer une histoire qui dure depuis plus de vingt ans. Celle qui a vu
le transfert de la richesse produite, aller d’avantage vers le capital que vers le travail. Dans cette répartition dynamique, le capital a pris 9 points de PIB au travail en 20 ans. Travaillez
plus pour quelques miettes, ce sont les rentiers et les financiers qui continueront de se gaver, comme ils le font tous les jours d’avantage depuis deux décennies.[…]
Billet court, au fil de la plume, pour prendre un peu de recul face au grand VRP de
l’atome, qui voudrait fourguer des centrales nucléaires à tout le Maghreb et au Moyen-Orient… C’est André-Claude Lacoste, président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui le dit, le développement de filières nucléaires dans ces pays suppose des
"délais d'au minimum une dizaine d'années" afin d'y constituer les compétences en matière de sûreté et de contrôle, et de définir un cadre législatif.
Bref, pendant que l’omniprésident fanfaronne avec des protocoles de collaboration pour
exporter le savoir-faire d’Areva (Algérie, Libye, Emirats Arabes Unis) qu’il fait passer pour des commandes en milliards d’euros qui ne sont que des promesses virtuelles, les pontes du nucléaire
français ralentissent le tempo de ces fumeuses exportations. Avant de signer les commandes de centrales nucléaires et de commencer à couler le béton, faudra que ces pays se dotent de compétences
et de moyens, pour gérer les problèmes afférents à la sûreté et à la sécurité nucléaire : bon fonctionnement des réacteurs, gestion des déchets, gestion du risque terroriste, … 10 ans
minimum !
Ainsi, le tour de passepasse de l’omniprésident, est il de communiquer sur des ventes
virtuelles de centrales nucléaires, qui seront formalisées au mieux à la fin du prochain quinquennat (après 2015). Et le bon peuple français avale la com de l’atom’cratie, promue par le chef VRP
de la république, car le monde entier à droit à l’énergie atomique, même si c’est pour dans 10 ou 15 ans.
Et pendant ce temps là, nos amis allemands et espagnols se frottent les[…]
J’en avais parlé ici ou
là, j’en avais même rêvé à haute voix, tout arrive,
même en fin de mandat. La Ville de Marseille s’est enfin engagée lors du dernier conseil municipal du 10 décembre, à développer l’énergie solaire sur son patrimoine. Des petites centrales
photovoltaïques vont fleurir dans la citée phocéenne.
Parce que les bonnes idées qu’on laisse sur la table auraient été des battons pour se faire battre
en mars, Gaudin s’est trouvé une âme écologiste pro-solaire à 3 mois de l’échéance. Ok, Montpellier, Lyon, Grenoble, Perpignan, … ont déjà des réalisations, mais à
Marseille, depuis le 10 décembre, on a des projets. Enfin !!!
Sans doute avais-je trop la tête dans le guidon en fin d’année, pour louper cette information qui
est pour moi une grande satisfaction. Si Robert Assante, adjoint à l’environnement de la ville voulait bien laisser Strasbourg être la capitale française du solaire, gâchant ici nos 340 jours de
soleil, la situation a sensiblement évolué au cœur de l’hiver 2007. J’ai tant dénoncé l’absurdité et l’inertie de la ville pour sa politique énergétique, sur ce blog et ailleurs, que je félicite
cette tardive décision. Mieux vaut tard que jamais ;-) « Marseille, capitale du solaire », ça sonne bien non ?
Je ne voudrais pas faire mon râleur, mais le moteur de recherche des délibérations du conseil
municipales, tout autant que le moteur de recherche sur la page d’entrée du site internet de la ville, ne fonctionnent pas. Impossible de trouver les délibérations afférentes à ma joie, par mots
clés. J’ai du passer en revue les 183 délibérations prises en séance le 10 décembre, pour vous rapporter ces[…]
Rentré hier de Paris, lire la Provence sur le net et faire ma
petite revue de blogs marseillais, histoire de prendre la température. Il s’en est passé des choses en une semaine de rentrée, et voilà que mon arrondissement (Marseille 5ème) se
retrouve au cœur de la bataille électorale à venir.
En effet, JN Guérini a
choisi de quitté le cœur de ville (le Panier et alentour), quartier historiquement à gauche, pour venir affronter R Muselier dans le 3ème secteur
(4ème et 5ème arrondissements) où il sera tête de liste. C’est un pari de confiance, pour le candidat de la gauche réunie à la Mairie de
Marseille. S’il fait basculer le 3ème secteur, les portes de la mairie centrale pourraient s’ouvrir à lui. Le découpage électorale est ainsi fait, que le 1er secteur
(1er et 7ème arrondissements) où se présente Patrick Mennnucci, et le 3ème, seront les clés des municipales de 2008.
Muselier et son
acolyte, Bruno Gilles le maire d’arrondissement, vont donc être en première ligne, pour pousser l’argument contre la tête de la liste à gauche.
Dans ce 3ème secteur, le Modem sera représenté par Christophe Madrolle, pour essayer de jouer un rôle charnière entre les grosses pointures
politiques marseillaises, pour tenter d’exister entre Guerini et Muselier et troubler le jeu électoral. Comme le cœur de JL Bennahmias penche à
gauche, que C Madrolle est lui aussi un transfuge des Verts au Modem, il pourrait s’avérer un allier précieux contre Muselier…
Comme l’UMP n’est officiellement pas entré en campagne à
Marseille, que le Modem en est encore à écrire son programme, Guérini est pour le moment le seul a vraiment battre le trottoir et faire des[…]
J’ai séché le conf de presse de notre omniprésident, pas envie des images, saturation. Du son avec
un shoot de critiques sur Inter, quelques articles ici ou là, … Je décroche, saturation. Il m’aura fallu une bonne dose de Canard Enchaîné, pour me dérider les zygomatiques de la
politique.
2008, marque un tournant la communication sarkozienne. Pour la première fois, des médias du
main stream (le Monde en particulier) ont moqué l’omniprésident et ses vœux, interloqués par la politique de civilisation qui donnait le change à celle du
« travailler plus pour gagner plus », déjà usée. Même la pravda nationale du vendeur d’avions militaires, ne peut plus ignorer les mauvaises nouvelles économiques,
indépendantes des sondages d’opinion-way ;-)
Bientôt mi janvier, les municipales sont dans moins de 60 jours, le compteur tourne et les choses
s’accélèrent. 2 mois à peine, pour convaincre. Le chef de l’exécutif et son exécutant 1er ministre, vont mettre tout leur poids politique dans la bataille, pour politiser cette
échéance électorale de scrutins locaux. En rupture avec la stratégie chiraco-raffariniène des régionales de 2004, qui avait été l’occasion pour l’UMP de se prendre une raclée, Sarko va donner de
sa personne pour conquérir ou conserver des villes d’ouverture UMP lors des municipales 2008. Comme tout le monde n’est pas Carla Bruni, risque d’y avoir un effet repoussoir … Surtout que
la conjoncture économique se dégrade et que le smicard sans heur’sup sera le cocu de l’espoir. Le retraité à la modeste pension, déjà trahi sur l’autel des promesses omniprésidentielles, sera
bougon. Et les avocats / fonctionnaires / urgentistes / chercheurs /[…]
recommander
par Héloïm Sinclair
publié dans :
Politique
0
créer un trackback
Commentaires