Dimanche 9 avril 2006
C’est la seconde fois que mes pas foulent les siècles de la cité éternelle. L’histoire s’y rencontre au coin de la rue, on y remonte le temps dans des dédales anachroniques, au bonheur du hasard de se perdre.
Quelle impression en ce week-end d’élection, alors que le débat politique italien est un théâtre de démagogie ? Ici aussi, c’est une fin de règne, un régime à bout de souffle qui ne sauve même plus les apparences… L’éclat de la ville musée archéologique n’éblouie pas (plus) l’homme de la rue, la splendeur du passé a du mal à éclairer l’avenir… Ici aussi, les extrêmes cohabitent et progressent, faute d’une sociale démocratie vigoureuse et réformatrice.
La France et l’Italie ont-elles une jumellité catastrophique au désespoir de l’Europe ? Presque, si ce n’est qu’il n’y a pas eu de jacobins italiens, l’état y occupe une place significativement différente, … En dehors de ça, la même absence de solutions aux mêmes maux : manque d’investissement dans la R&D et l’éducation, déficits, chômage, …
J’en suis là de mes réflexions alors que je divague dans les rues de Campo de Fiori, des vicoli qui abritent artisans et galeristes, petites échoppes/ateliers où l’intelligence des mains parlent encore et toujours à l’humanité …
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par Héloïm Sinclair
publié dans :
heloim.sinclair
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