Il a changé Al1 Juppé, sorti de ses bottes qui le rendaient trop droit ;-)
ça ne mange pas pain, même si ça ne vaut pas programme ...
Alain Juppé, ministre de l'Ecologie
envoyé par raph66
"Juppé, le retour au pouvoir", Ripostes, 20/5/07
Depuis le 9 mars 2007, une nouvelle stratégie énergétique
européenne est posée, à base d’efficacité énergétique (URE) et d’énergie renouvelable (EnR). 20 % d’EnR en 2020 pour couvrir les besoins énergétiques de l’Union, c’est un changement de
paradigme politique que peu de français ont intégré, experts et décideurs compris.
Toutes proportions gardées, la part des énergies renouvelables en Europe en 2020 (20%), sera supérieure à la part d’énergie nucléaire
dans la consommation d’énergie française aujourd’hui (# 17 %). Et ce 20 % d’EnR 2020 est un objectif
contraignant. Quoi qu’en pense notre diplomatie atomique française, les EnR viennent d’entrer dans l’ère industrielle de leur généralisation à l’échelle continentale. Ce
billet ne vise pas à opposer les EnR au nucléaire, mais à rétablir un équilibre d’information et à libérer la vision des possibles, indépendamment du lobby de l’atome. Les énergies renouvelables
ne sont pas destinées à jouer un rôle marginal dans le bouquet énergétique de la France. Elles viendront compléter une offre qui tende vers les 40 % d’énergie sans CO2 d’ici 2020 (part EnR + part
nucléaire).
Depuis le 9 mars, et sur la dynamique du 6 mai 07, il faut donc reprendre toutes les prospectives politiques
antérieures, devenues caduques. Les Programmations Pluriannuels d’Investissement (PPI) issues de la loi sur l’énergie (loi POPE), concernant l’électricité et la chaleur renouvelables,
sont à réécrire. Elles correspondaient à une vision « étriquée » de la place des énergies renouvelables en France.
Regardons plus en détail, ce qu’il en est du photovoltaïque (PV), qui veut dire[…]
Même avec un JM Colombani poussé à la porte du directoire du Monde, ce journal papier reste mon quotidien de raison, celui
qui de temps en temps allume encore un peu de lumière critique et argumentée. Pour combien de temps ?
Ainsi, je partage avec vous la rubrique « vu et commenté » de Jacques Buob datée du 23 mai dernier :
« Et les lecteurs dans tout ça ? ». Le billet de JB n’a rien à voir ou presque avec JMC et le
Monde, puisqu’il porte sur "Reporters", nouvelle série sur le monde des médias qui passe que Canal+ :
L’histoire se passe dans un quotidien qui vit les temps durs des journaux de papier. Une grosse boîte du CAC 40 ou assimilée est
entrée dans le capital. Côté rédaction, un directeur qui est un mec bien, un journaleux à l'ancienne respecté
(voir aimé) par son équipe. Un peu fatigué, un passionné qui a sacrifié sa vie à un boulot qu'il
n'a cessé d'aimer passionnément
et qu'il aime encore. La presse, c'est sa vie.
Côté des actionnaires, ce n’est pas le goût de l’information et de la presse libre qui motive l’investissement, bien au contraire. La
Société des journalistes ne conservera pas bien longtemps sa minorité de blocage. Ces gratte-papier ni entendent rien en stratégie industrielle et financière.
15 % d'effectifs en moins, et une nouvelle équipe
pour une nouvelle formule : voilà ce qu'annonce une petite gestionnaire, chignon et lunettes, qui scrute les
comptes et se vante de n'avoir pas de vie sentimentale. "Pour moi, dit-elle, le journal
c'est 45 % de recettes de publicité. Si on est en dessous c'est tout le business plan qui[…]
Pour qui a pris le temps de lire Alain Juppé sur son blog depuis son exil
québécois, et depuis son retour - un temps où AJ n’était plus dans l’actualité médiatique franchouillarde - il est incontestable que l’homme a pris de l’épaisseur. Il est redescendu des sphères
du pouvoir pour revenir sur la terre pour un tête à tête avec la globalité et le réel. A l’occasion, AJ aura gagné une conscience écologique qui n’est pas feinte, loin s’en
faut.
Il est agréable qu’une idée politique chemine, et de voir l’écologie arrivée dans la cours d’honneur de
l’Élysée. D’autant qu’elle n’est pas née avec l’actualité politique d’un agenda opportuniste. AJ était sans doute le meilleur à droite, le plus légitime, pour mettre en œuvre ce chantier
gigantesque de la révolution écologique.
Je vous livre ci-après, le contenu d’un de ces billets, du jeudi 18 Janvier 2007, alors qu’AJ était loin des sunlights de l’actu : Citoyens de la Terre
« … Oui, une industrie capable de développer de nouvelles techniques de production moins consommatrices
d’énergie et de matières premières est possible ! Une science capable d’inventer de nouvelles énergies, renouvelables et non émettrices de gaz à effet de serre, est possible ! Une agriculture
capable de renoncer à l’utilisation massive de substances chimiques qui polluent nos sols et nos nappes phréatiques, pour généraliser des méthodes biologiques est possible ! Un urbanisme capable
de concevoir des quartiers où tout concourre à préserver notre environnement, et des habitations à énergie positive, c’est-à-dire qui restituent autant ou plus d’énergie qu’elles n’en consomment,
est possible…
Suis-je en train de[…]
C’est un article de rue89
qui nous l’apprend, une première fausse manifestation de droite a été organisée ce dimanche 20 mai à Paris. Je n’aurais pas fait un billet si ma revue d’actualité sur google s’était avérée si
pauvre. En dehors d’une brève dans 20 minutes, pas une ligne dans l’actu officielle (télé,
radio, journaux, …).
Alors, un billet pour relayer une forme moderne et particulièrement intéressante de manifestation politique. Qui plus est, avec le
climat d’ouverture qui règne en ce moment, cela devrait équilibrer les plateaux ;-) …
"Le clergé avec nous"... "Nous sommes fiers/ des violences policières"... "La cul-ture ça donne mal à la
tête"..."travail, famille, Sarkozy": une bonne centaine de manifestants -costume-cravate pour les hommes, tailleur-chignon pour les femmes-, ont scandé ces slogans provocateurs lors de leur
fausse manif’ de droite, "en soutien au Président", dimanche après-midi à Paris. Ce rassemblement était organisé à l'appel de la Brigade activiste des clowns (BAC) et du Ministère de la crise du
logement.
Pour remettre les choses à leur place, une petite caricature des valeurs de la droite officielle n’est pas superflue. Pour le moins,
c’est une stratégie de subversion du système qui est drôle, pacifique et relativement inédite en France. Le jeune Tristan Mendes-France en fait la promotion sur son blog.
Si je fais ce billet, c’est aussi pour la relier à l’expérience italienne, et nous instruire de des propos d’Umberto Eco, qui a vécu
cet autre système "à la berlusconi". Là, la situation était différente, les médias n’appartenaient pas aux amis du président,[…]
5 ans avec Nicolas Sarkozy, le film commence lundi. Serait-il d’inspiration british ?
A lire, le billet J+2 du gouvernement, « on aime / on n’aime pas » sur le
blog d’IPol. Concis, précis, 5 on aime, 4 on n’aime pas, et un on ne sait pas (le cas Kouchner).
1ère distinction pour l’héritage chiraquien, Alain Juppé : Ministre du cumul des mandats durables. ;-) Le nouveau ministre
d'Etat à compétences transversales et structurantes, restera maire de Bordeaux (où il est candidat pour 2008), et
se présente également aux élections législatives. Si AJ a véritablement été touché par la grâce écologique lors de son exil au Québec, il conserve un solide appétit de pouvoir. Ce n’est peut être
pas une si bonne chose que ça pour l’environnement, que d’avoir un serviteur qui pourrait se révéler un compétiteur de NS pour 2012 … Gageons que la surface politique d’AJ puisse faire réellement
avancer ce dossier majeur, du genre qu’on ne confie pas à un second rôle, frais émoulu des figurants.
Pour en revenir au film qui dure 5 ans, après une bande annonce « très à droite », avec une campagne faite pour rassembler toutes les droites ou presque (NS a
fait le coup de Mitterrand, versus peuple de droite en 2007), le nouveau positionnement « central » du gouvernement de NS, est une surprise. C’est le 1er rebondissement après la bande
annonce, alors que l’on aurait pu s’attendre à un camaïeux du bleu vif au brun, il y a des touches de diversité. Chut, le film commence…
Pour la première séquence, NS fait montre de vouloir gouverner au centre. Avant les législatives, sa[…]
Alors que Paris, Nantes, Lyon, Londres, Lille, la République des Blogs ouvre
un comptoir marseillais.
Si le concept d'une soirée sympathique dans un bar, où une communauté multi-culturelle qui s'intéresse à la politique se rencontrerait, discuterait et échangerait, n'a pas encore été éprouvé - alors qu'il est à la base du
concept de la République des blogs de Versac - un blog
est déjà en place.
Le blog de la République des Blogs à
Marseille se veut un nouveau point de rendez-vous pour faire de la politique « autrement », au sens noble de la
participation à la vie de la cité, dans le respect de la vie des idées et des institutions.
Ce blog n’est pas qu’un nouveau territoire d’expression dans la cité phocéenne, c’est un
lieu de dialogue démocratique, qui voudrait abolir certaines frontières géographiques, sociales et politiques. Le net le permet.
La République des blog à Marseille métropole s’organise en catégories
:
- Actualité de la communauté des
épistoliers politique locaux (à quand le 1er rdv ?)
- Revue des blogs politiques de citoyens de Marseille et sa métropole
- Revue des blogs des femmes et
hommes politiques locaux
- Revue de blogs des candidats
(ceux qui n'ont pas encore de mandat)
- Revue de presse sur Marseille et sa
métropole
- Revue de médias locaux et
Régionaux
- Annuaire d’institutions
locales
La République des blog à Marseille essayera dans un 2nd temps,
de syndiquer le[…]
NS est un bon stratège, qui maîtrise avec un certain brillot, ses agendas politiques en fonction des échéances. Après une campagne
qui flirtait avec l’extD et la provocation, sa stratégie d'ouverture d'avant les législatives va lui valoir une Assemblée aux ordres. Avec, en sus des médias dociles et le bénéfice des 100 jours (et NS
cours vite le bougre, hier en Allemagne, aujourd’hui à Toulouse, demain ?), il est tranquille pour le début du quinquennat.
Son gouvernement nommé ce jour est une sorte de "gouvernement d'alliance nationale", affichage des meilleurs de chaque camp, comme en rêvait FB et ses oranges. Il sera toujours temps de réajuster, voir de droitiser un peu après
le 18 juin, une fois les législatives passées. Mais on peut déjà signaler que l’opposition à ce "gouvernement d'alliance nationale pro-présidentielle » sera très difficile.
Accrocher Bernard Kouchner sur le tableau des ambitions était une chose « facile » pour un french doctor à l’égomédiatique.
Martin Hirsch, président d’Emmaüs France nommé "haut-commissaire aux Solidarités actives
contre la pauvreté", c’est un signal de l’Abbé n’est pas mort pour rien. Le libellé « solidarités actives » est en lui-même une perle de com.
Enrôler le socialiste Jean-Pierre Jouyet, signataire du manifeste des Gracques (ces hauts fonctionnaires partisans d’une alliance
Bayrou- Parti Socialiste), c’est faire d’une pierre deux coups, contre le PS et Bayrou. Ce dernier est trahi par un des siens, Hervé Morin. Son ancien
porte-parole de campagne présidentielle obtient un ministère régalien, ce qui n’est pas peu comme gage au centre (et comme pierre contre/dans le jardin du MoDem).
L’installation de[…]
Ciel triste pour ce long week-end de l’Ascension. En profiter pour lire, prendre un peu de hauteur – non en communiant autour d’un
évènement improbable et ancien – mais en regardant vers le futur, cap sur 2020.
C’est à la fois un horizon lointain, d’autant plus qu’on ne lève pas le nez de son quotidien, que relativement proche. Demain
s’imagine et se décide (pour une part) aujourd’hui. La prospective au-delà d’une décennie est un art délicat quand il s’agit d’être crédible. Joël de Rosnay s’en sort assez bien avec son dernier
livre « 2020, les Scénarios du futur ».
Malgré un style parfois un peu suffisant et universitaire, JDR campe des tableaux réalistes sur l’essentiel. La 1ère
partie du livre est un voyage dans la complexité. Si je préfère voyager avec Edgar Morin pour cette destination/cheminement, JDR se fait bon pédagogue pour comprendre la complexité. Paraît
évidente et essentielle, l’urgence de mettre en œuvre une approche systémique pour compléter l’approche analytique héritée de Descartes. En rester à la réduction cartésienne, pour tenter à partir
d’éléments simplifiés d’expliquer et de conduire l’avenir, n’est plus possible. Doit s’ajouter la conception systémique, qui part des interactions globales, de leur environnement et de leurs
évolutions dans le temps de façon dynamique. Comprendre la globalisation/mondialisation avec le logiciel analytique est impossible sans mise à jour systémique.
Le chapitre sur l’internet du futur
me laisse un peu sur ma faim. Peut être parce que j’y cherchais des concepts nouveaux, par rapport à ceux du « pronetariat » (à lire en ligne).[…]
Il y avait des trémolos dans la voix, hier lors d'une cérémonie du Bois de Boulogne, où Nicolas Sarkozy a annoncé que sa
« première décision » de président serait de faire lire chaque année dans tous les lycées, la dernière lettre du jeune résistant Guy Môquet, fusillé
à 17 ans en 1941.
Est-ce une récupération de plus, pour donner des gages au discours d’ouverture, quelques minutes après la cérémonie
d’intronisation, avec des médias qui ont pris le ton de l’ORTF, renonçant à toute vocation journalistique ? Obliger à lire la dernière correspondance d’un
militant communiste comme 1ère décision d’un mandat de réformes libérales, ça ne manque pas de paradoxe symbolique ;-)
Quoi qu’il en soit, si cette lettre de Guy Môquet vaut ce qu’elle vaut, avec l’émotion et la gravité qui
siéent quand on à 17 ans, que l’on est un résistant emprisonné d’un pays en guerre et que l’on
s’apprête à être fusillé, je reste dubitatif sur deux points :
-
faire lire, obliger, cela peut révoquer l’intérêt du texte alors qu’éveiller la curiosité aux mots, à l’histoire avec sa charge émotive (dont la lettre du jeune G. Môquet
est un bel exemple) me paraît plus efficace (pour être dans la sémantique de la France d’après ;-)
-
pourquoi s’en tenir à un une seul lettre, un seul texte ? Mon 1er souhait , face à
cette « première décision », serait que le futur Ministre de l’Education signe un accord avec collection Librio. Si le prix public d’un
opuscule de chez Librio est de l’ordre[…]
Une page politique de notre histoire contemporaine se tourne. Jacques Chirac vient de faire ses adieux de Président, ce soir à la télé et à la radio.
Tchao pantin, parce que l’homme politique que j’aurais connu alors que j’entrais dans la vie active, n’aura pas fait grand-chose pour la France. Cela aurait pu
être pire, cela pourra l’être, peu importe, c’est une maigre consolation à l’heure du bilan.
J. Chirac, un politique qui a fait son temps, donnés et reçus des coups, qui a piqué dans la caisse (publique) pour financer son ambition et son ascension. La
fracture sociale est toujours là, et « manger des pommes » depuis 1995 n’aura pas servi à grand-chose. L’ère du chiraquisme aura été celle du clanisme, une quête de pouvoir
permanente au profit de ses réseaux, pour servir bien peu l’intérêt général…
Tout est politique, et je voudrais adresser mes salutations à l’homme, animal politique, qui nous aura aussi offert quelques belles pages. Plus que le discours
d’opposition (et de vérité) sur l’Irak, saluer le travail de mémoire engagé sur la responsabilité de l’Etat français dans la Shoah, et dans une mesure plus lointaine, dans l’esclavage. Ce n’est
pas rien ce travail de lumière sur un passé peu glorieux. Loin de la repentance, son intégration dans le logiciel du présent ne peut être que salutaire pour mieux vivre le futur.
Moi qui ai manifesté contre la reprise des essais nucléaires (début de son 1er mandat, une époque où les modems faisaient de drôles de bruits pour
ouvrir le sésame d’internet ;-), je voudrais aussi saluer la prise de position du 9 mars 2007. Que[…]
Un article du Journal Du Dimanche expliquant que Cécilia Sarkozy n'a pas voté pour son mari lors du second tour de la présidentielle a été caviardé, pour finalement ne pas paraître à la demande de
l'actionnaire de référence de l'hebdomadaire, M. Lagardère him self.,
C’est le site nouveau site d’information Rue 89 qui l’a révélé aujourd’hui. C’est le 1er cas avéré de
censure de l'ère Sarkozy, qui n’a pas encore pris officiellement ses fonctions de Président.
Personnellement, je me contrefiche de Cécilia n’ait pas voté pour son mari. Que des raisons personnelles l’aient poussé à faire de choix de l’abstention, c’est
respectable, no comment. L’article qui aurait du être publié dans le JDD n’aurait sans doute ému que les lecteurs habituels de Gala, Voici et Paris Match, et ceux qui croient que la politique est
une affaire de people. Rien de grave.
Ce qui est choquant, comme le révèle Rue 89, c’est ce coup de fil d'Arnaud Lagardère qui a conduit le directeur de la Rédaction, Jacques Espérandieu, à retirer au dernier moment
l'article du "menu" du journal.
Ce qui est choquant, c’est que des membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy soient intervenus toute la journée du samedi pour faire pression sur
Espérandieu, pour finalement en appeler au boss du groupe Lagardère, pour qu’il mette au pas son directeur de rédaction. C’est un acte grave pour le respect de la liberté de la presse. La règle
d’or veut qu’un actionnaire n’intervienne pas dans le contenu[…]
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