Lundi 12 mai 2008
Plus d’Europe, vivre le rêve des pères fondateurs
Semaine à vivre comme un européen actif. Düsseldorf, Paris, Bruxelles, Séville, il est loin le temps où je reviendrai me recharger au soleil phocéen. En attendant, ces séquences consacrées à la
construction communautaire vont me ressourcer au contact du rêve tangible des pères fondateurs de l’Europe, que l’on a fêté ce 9 mai. 51 ans que ce rêve grandit ;-) … Voyages qui vont m’éloigner
de la dépression sarkoziste qui s’est abattue sur la France en ce temps d’anniversaire amer. Regarder l’horizon du monde au-delà de l’hexagone, voir le pays d’ailleurs, écouter mes confrères et
amis européens pour savoir ce qu’ils attendent de notre présidence de l’Union… Ils n’en attendent pas/plus grand-chose, eux aussi dubitatifs et circonspects face au manque de clairvoyance et de
stature de notre omniprésident.
Les préoccupations sont plus globales que le commentaire du show sarkosiste, qu’ils peinent à déchiffrer. Elles portent sur la résilience de l’économie européenne, sur le marché de l’immobilier
espagnol et anglais qui pourraient s’effondrer d’un jour à l’autre alors que la dégringolade à commencer, sur la parité €/$ qui va obliger les européens à produire en zone dollar pour conquérir
le marché américain, sur l’Italie frappée d’immobilisme malgré/à cause des alternances qui se succèdent sans renouveler la classe politique… Que veut dire un rebond économique hypothétique, alors
que les crises s’ajoutent les unes aux autres. Crise monétaire, énergétique, alimentaire, du capitalisme financier, des écosystèmes menacés et du changement climatique, y aura-t-il un collapse
global ? Que peut faire l’Europe, qu’elle politique doit-elle[…]
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par Héloïm Sinclair
publié dans :
chronique de la semaine
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