Serge July s’en est allé, il a démissionné du journal qu’il avait participé à créer en septembre 1972, avec JP Sartre et quelques autres. Une entreprise de presse qu’il a construit jusqu’à ce qu’elle compte plus de 1000 salariés, un vrai navire qui a traversé bien des creux et des vagues. 29 juin 2006, fin de l’histoire mêlée Libération/July, désaccord avec l’actionnaire, démission pour laisser à d’autres le soin de faire évoluer ce journal, après un tiers de siècle à la barre. July n’est pas une vache sacrée, tout juste une balise dans le paysage médiatique français, un homme vrai qui sait lâcher prise.
Allez savoir pourquoi, son départ me touche. J’ai été abonné à Libé, je m’en suis détaché pour des noces avec le Monde qui ne me satisfont pas, j’y reviens de temps en temps. Un vrai régal que de savourer Libé un samedi matin, avec un bon café à la terrasse du coin…
Merci Serge, qu’en claquant la porte, tu nous invites à réfléchir à la problématique médiatique en général, et à celle de la presse quotidienne payante en particulier. Avec le bouleversement d’internet, c’est tous les quotidiens généralistes payants dans le monde qui doivent réinventer leur business modèle.
« L'ère du numérique a créé un nouveau monde[…]
J’avais dans un précédent post, invité mes chers compatriotes à tenter d’apprendre l’histoire, à défaut d’accepter l’économie. Un récent et brillant article de Libération, « Et si la gauche française redécouvrait ses valeurs en devenant libérale ? », de l’historien Zeev Sternhell, me conforte dans ce chemin a poursuivre.
L’historien, spécialiste de la droite française, explique comment les valeurs libérales ont été, à tort, associées au capitalisme. Il rappelle que ces valeurs de liberté ont été introduites par la révolution de 1789, et qu'historiquement le socialisme en est l'héritier.
Alors la gauche française est elle devenue amnésique ? En attendant, c’est même dans le programme du PS pour 2007, elle se place sous l’étendard du «front antilibéral». Or, se dire antilibéral, ce n'est pas seulement se proclamer anticapitaliste mais c’est aussi et surtout s’opposer aux valeurs libérales. Par glissement sémantique et tromperie intellectuelle, la gauche française (sans parler de la gauche de la gauche, irrécupérable) nous fait croire que le «libéralisme» est devenu le synonyme du capitalisme sauvage et injuste, alors qu’il constitue une démarche intellectuelle qui se fonde en termes politiques sur la liberté et la responsabilité.
Les Lumières nous ont appris que la libération de[…]
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par Héloïm Sinclair
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Politique
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J’habite en résidence nomade, territoire de liberté. Des rencontres, des ambiances, des lieux, des personnes que l’on découvre, d’autres que l’on a plaisir à retrouver. La solitude aussi, pour savourer le temps qui passe… Un jour ici, un jour là, mais toujours l’énergie des rêves au creux du ventre pour avancer, une inextinguible curiosité des autres et de moi pour m’orienter.
Demain est un jour de promesses avec son lot de désillusions, mais qu’importe, l’enchantement ne se conjugue qu’au présent.
Ici et maintenant, c’est à Perpignan. Sur cette place de marché où une fanfare réinvente la poésie de faire ses courses entre deux pas de danse et une musique enjôleuse et rieuse. Ré-enchantement d’un quotidien, éviter qu’il ne devienne par trop banal en y ajoutant du beau, instant de grâce et de convivialité gratuite. Et comme ce marché est à moitié bio, on y ajoutera du bon.
Le meilleur de la vie, du beau et du bon, de manière impromptue, se réapproprier la rue comme lieu d’effusion artistique au milieu de la contingence.
Chaque année, un jury composé d’associations écologistes internationales (Agir pour l'environnement, Réseau Action Climat et Transport & Environment) décerne le « prix Tuvalu du dérèglement climatique », du nom de cet îlot du Pacifique menacé d'engloutissement par la montée des eaux consécutive au réchauffement de la planète.
Il s'agit en fait d'un antiprix, qui épingle un « acteur politique ou économique ayant montré son incapacité à agir en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique ». Pour 2006, le choix du jury s'est porté sur José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne.
Pourquoi cet illustre nominé ? Pour une faute de goût pour commencer, un contre exemple manifeste, que nous donne trop souvent à voir les hommes politiques. Car le véhicule personnel de M. Barosso est un Volkswagen Touareg, 4x4 très gourmand en carburant, consommant plus de 13.2 litres aux 100 km, et rejetant la bagatelle d’au moins 265g de CO2/km parcouru (hors climatisation). Soit plus de 2,65 tonnes de CO2 tous les 10 000 km, deux fois l'objectif affiché par la Commission européenne dans le cadre de l'accord volontaire avec l’ACEA, l'association des constructeurs européens d'automobiles.
M. Barosso campe la caricature de l’homme politique européen, qui fait de beaux discours pour ressasser la tarte à la crème du développement durable et du changement de politique[…]
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