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"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c
'est se perdre et cesser d'être.
On se connaît, on se construit par le
contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l
'autre, l'homme est un pont."

Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

 

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Samedi 21 juillet 2007
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recommander par Héloïm Sinclair publié dans : heloim.sinclair
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Mercredi 18 juillet 2007
Heureusement que les principaux médias français sont tenus, sinon, le volontarisme de notre omniprésident pourrait pâtir d’un début de confrontation à la réalité. Comme la France n’est pas faite de communication et d’idéologie, on verra bientôt que le superficiel créé de la dynamique de surface, et que l’émulation économique ne se décrète pas. Mme Christine Lagarde, notre ministre de l’Economie devenue Bernadette Soubirous, s’apercevra bien vite qu’il ne suffit pas d’invoquer la croissance pour la faire apparaître. La réalité ayant la vie dure, même une excellente communication omniprésidentielle ne pourra pas lui tordre le cou.     Ainsi, le paquet fiscal (de 13 à 19 milliards d’euros en année pleine) a du mal à passer, même chez certains députés UMP et Nouveau Centre, pourtant affidés au camp présidentiel. On tousse chez les tenants de l’orthodoxie comptable, des cadeaux fiscaux faits aux riches et/ou n’ayant que peu d’impacts macroéconomiques. Guéant, le conseiller de l’omniprésident a beau dire que ce ne sont pas de nouvelles dépenses, ces non recettes équivalent à une dépense quand elles ne sont pas compensées par des économies budgétaires. L’ardoise des heures supplémentaires défiscalisées affole, tandis que les comptes sociaux virent au rouge. Philippe Seguin, pourtant peu suspect de gauchisme vu son parcours au sein du RPR, comme actuel président de la Cour des Comptes le dit pudiquement « Aggravation de la situation de l'Etat et de celle de la Sécurité sociale, et poursuite d'une vive progression des dépenses des collectivités territoriales… En définitive, c'est l'ensemble des finances publiques qui semble se détériorer en[…]
recommander par Héloïm Sinclair publié dans : Politique
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Mercredi 18 juillet 2007
L’Ademe a mis en ligne sur site internet depuis début juillet, un « écocomparateur » des offres de prêts « verts », pour aider le consommateur à s’orienter dans l’offre prétendument écologique des banques.   Alors que le Codevi a évolué en LDD pour Livret Développement Durable, que font concrètement les banques pour utiliser cette épargne au bénéfice de la planète ? Acheter un chauffe-eau solaire, choisir le bois pour se chauffer, rénover sa maison pour mieux l’isoler, … aujourd’hui toutes les banques ou presque, vous proposent de financer à conditions « préférentielles » ces projets, parce qu’ils sont bons pour l’environnement. Dans le maquis de l’offre financière verte, cet « écocomparateur » vous aidera certainement à vous y retrouver.   Accessoirement, ce nouvel outil vous permettra de trouver des arguments qui culpabiliseront votre banquier, alors qu’il vous reproche par exemple un petit dépassement de découvert. Votre insouciance n’est elle pas bien moindre que la sienne, lui qui fait si peu et moins bien que ses confrères pour aider à sauver la planète ? Car, sauf si vous êtes à la Banque Populaire (et pas partout, Bourgogne, Franche-Comté et Sud, c’est mieux), votre banque fait le minimum syndical commercial pour un maximum de communication. Ainsi, cet « écocomparateur » pourra jouer son rôle d’émulateur de politiques commerciales et aiguillonner les banques devenues écolo vert pale, pour qu’elles calent des offrent à la hauteur des enjeux. Alors, n’hésitez pas à taquiner votre conseillé financier (voir son directeur) sur le manque de générosité de son offre[…]
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Lundi 16 juillet 2007
Axel Kahn est une homme extraordinaire, à la fois érudit et simple, c’est un puit de sciences qui veut rendre son savoir accessible au plus grand nombre.   Son dernier essai, « L’homme, ce roseau pensant … » est un roman anthropologique qui vous porte sur les racines de la nature humaine, au cœur du questionnement philosophique qui nous agite depuis quelques millénaires. Axel Kahn est un magicien du rationnel, qui peut d’une page à l’autre, remonter quelques millions ou quelques dizaines de milliers d’années, pour croiser les données de la théorie de l’évolution, avec celles de la génétique, et des sciences cognitives, à la recherche du « propre de l’homme ». Homo sapiens, seuls parmi les être vivants qui s’interroge sur la nature et la valeur de ses actes, du choix à la liberté, de la liberté à la responsabilité, l’innée d’un lignage anthropologique, l’acquis des autres, d’une culture en perpétuelle construction pour une singularité inégalée …   Autant dire qu’Axel Kahn souffre d’un humanisme profond, irréductible même. Pour notre plus grand plaisir, il risque le bûché chez les créationnistes pour porter sa part de vérité. Part d’une savante alchimie, qui interroge autant les philosophes que les scientifiques les plus pointus. La vérité, la beauté, la liberté, le bonheur, les croyances et la mort, … questions essentielles éclairées à la lumière des sciences modernes.           « L’homme est un roseau, et en cela il est infiniment petit ;               Mais un roseau pensant,[…]
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Dimanche 15 juillet 2007
14 juillet, jour de fête nationale en France, où l’on célèbre la révolution fondatrice de 1789, en faisant défiler les militaires. Une fête de la remise en cause de l’ordre établi, en glorifiant la troupe qui est l’ultime garant de l‘ordre établi (même républicain), c’est assez cocasse comme symbole.   Je suis gré au président de la rupture symbolique, d’y avoir ajouter une touche européenne en associant à la parade militaire, une petite part de contingent de chaque pays de l’Union. Fêter l’Europe en même temps que l’on fête son pays ça ne peut pas faire de mal. Même si je souhaite sincèrement que l’on fête l’Europe autrement que militairement, c’est une question de symbole qui m’est chère.   L’Europe pourrait être la ligne de démarcation de la communication omniprésidentielle. Deux ou trois faits de com récents et leur couverture médiatique, m’invitent à soutenir l’argument que la com omniprésidentielle ne passe pas  frontières. Et que les médias européens peuvent être les révélateurs de la manipulation médiatique franchouillarde. Pour le moins, le décalage de traitement médiatique interpelle.   Prenez le dernier Conseil Européen à Bruxelles, en cette fin juin, qui a accouché d’un traité modificatif mal formé. En France, quasiment tous les médias ont sacré Nicolas Sarkozy « sauveur de l’Europe ». Notre omniprésident séducteur et convivial avec les puissants de ce monde, aurait retourné la situation à lui tout seul, avec tout de même l’aide de son ami Tony Blair, et d’Angela Merkel aux prises avec les polonais. D’après les médias français, notre super nicolas a été la clé du succès d’un accord[…]
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Dimanche 15 juillet 2007
C’est la lecture du blog de Catherine Guibourg qui me fait revenir aux fondamentaux de Passerelles d’Héloïm : l’Europe. J’étais trop occupé d’affaires européennes justement, pour m’être penché sérieusement sur le nouveau « traité modificatif » qui doit remplacer le traité établissant une constitution pour l'Europe, devenu caduque en partie à cause du Non français de 2005.   J’invite les curieux à visiter la page très pédagogique qu’a fait wikipédia sur ce projet de traité modificatif (reform treaty), dont le mandat a été finalement défini par le Conseil Européen le 23 juin à potron-minet, après un jour et demi d'intenses discussions. Ce traité ne deviendra définitif qu’après la Conférence intergouvernemental de Lisbonne à l’automne. Il contiendra deux clauses essentielles : -         une modifiant le traité sur l'Union européenne (traité UE, à l'origine le traité de Maastricht) ; -         une modifiant le traité instituant la Communauté européenne (traité CE, à l'origine le traité de Rome de 1957). Le traité sur l’UE conservera son nom actuel, le traité sur la Communauté Européenne deviendra « un traité sur le fonctionnement de l'Union », l'Union étant dotée d'une personnalité juridique unique.   Ce traité modificatif est tout sauf simplifié. Quoi qu’en ait dit et écrit les médias français, notre omniprésident n’a pas été le sauveur d’Europe, ce superman au chevet d’une union au bord de l’implosion. La lecture de ce « traité modificatif » est très fastidieuse, et la[…]
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Dimanche 15 juillet 2007
Retrouver le Off d’Avignon, le rire n’est pas un anesthésique synaptique     Un nouvel été en Avignon, de passage pour le Festival éponyme. En amateur, dilettante et exigeant, faire son choix au gré de déambulations et de rencontres, sur la plus grande et charmante scène du monde.   Le rire n’est a priori pas un anesthésique synaptique, loin s’en faut. Au service d’un texte puissant/dérangeant/intranquillisant, le rire est un allié fidèle des passeurs de mot et de silences. La nature humaine étant par essence tragique, j’ai décidé d’en rire avec « Rien ne sert d’exister », d’Yves Cusset. Une délicieuse mise en bouche qui mérite un peu de bouche à oreilles, avec un seul acteur, quelques valises et beaucoup de livres, pour tout décors scénique. Pour habiller la pièce, il n’y a presque que des mots et du rire.   Au fond, ça fait des millénaires que l’on rejoue la même pièce, triptyque de questionnements sur la mort, l’amour, la vie. Les réponses ont varié, sur la forme, sur le fond, mais qu’y a-t-il comme autres questions plus essentielles ? Avec « Rien ne sert d’exister », on passe une heure très agréable, une heure qui n’a d’autre ambition que de revenir aux fondamentaux, avec légèreté.    Avec « Ubu Roi » d’Alfred Jarry mis en scène par Alain Timar, on change de catégorie, pour entrer dans une mise en scène moderne et épurée. Blanc sur blanc, lumière, noir, simplissimes artifices pour camper la même absurde humanité.   Les six comédiens vous entraînent de toute leur énergie, dans une[…]
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Vendredi 13 juillet 2007
La direction régionale de Provence Alpes Côte d’Azur Corse de la Caisse d’Epargne, vient de lancer la première offre spéciale photovoltaïque : 100 % solaire et 100 % services, pour zéro euro investi sans aucune démarche administrative compliquée. C’est une offre clé en main à l’intention des particuliers, montée en partenariat  avec la société Solaire Direct, le 1èr énergéticien du solaire.   Avec la banque de l’écureuil, le photovoltaïque devient populaire. L’offre, qui est une 1ère nationale, est proposée au quidam qui souhaite s’équiper d’une microcentrale solaire (2 à 3 kW, soit 20 à 30 m² installés en toiture qui génèrerons entre 2 et 3 GWh) sans débourser un seul euro. C’est le crédit d’impôt (dans la limite de 8000 €) et la vente d’électricité verte (à 550 € le GWh pdt 20 ans) qui finance l’opération. Solaire Direct s’occupe de l’installation et de l’exploitation pendant 20 ans. Et une fois l’installation solaire remboursée, c’est tout bénéfice pour le quidam vertueux et malin.   A l’heure où il faut travailler plus pour gagner plus et que le développement durable est dans l’air du temps, félicitons la Caisse d'Epargne qui propose que les toitures provençales arrêtent de faire la sieste au soleil sans rien produire, les fainéantes. Avec elle et Solaire Direct, les toits vont pouvoir produire chaque jour tout leur jus d’électrons propres. Ce qui est vraiment bienvenu, avec l’Est Paca qui est une quasi péninsule électrique, et la Corse toujours en déficit électrique chronique.   On peut saluer cette nouvelle offre qui met le solaire à la portée de toutes les bourses, même les plus modestes,[…]
recommander par Héloïm Sinclair publié dans : Environnement
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Mardi 3 juillet 2007
Pour ceux qui ne le savent pas, Héloïm aime beaucoup le café, beaucoup trop … Sans doute appâté par le luxe de pouvoir choisir l’arôme pour chacune de mes doses de caféine, autant que par la simplicité et le design de la machine, j’ai cédé à la Nespresso (merci à qui se reconnaîtra ;-) Sans café, l’écriture ne serait pas la même, peut être même que le contenu de ce blog en serait changé …   Un vrai coup de génie marketing ces gens de Nestlé, un « what else ? » qui doit rapporter très gros à la multinationale. Amoureux du café mais lucide, j’étais l’autre jour en train de faire la queue pour acheter mes dosettes de caféine Nes, quand une idée saugrenue me sauta à la figure (j’étais en train de lire l’an I de l’ère écologique …) : quel est le poids de CO2 de ma tasse de café Nespresso ?   Avec son enveloppe d’aluminium, son packaging cartonné de 10 doses, le non recyclage des capsules alu, … quel est le poids de CO2 de ma tasse à café Nespresso ? Comme une culpabilisation naissante, et si, tasse après tasse, j’aggravais le risque climatique par l’effet de serre qui déborde de ma tasse ?  Questions de bobo écolo pétri de paradoxes me direz vous. Soit, mais questions qui se posent et s’imposent !   What else ?  What is the CO2 charge per Nespresso coffee, please ? Question posée au service consommateur de Nespresso, en demandant si possible une réponse basée sur l’analyse du cycle de vie (ACV) des capsules et de la cafetière. Quand Nespresso va-t-il développer le recyclage en France (comme cela est mis en place en Suisse et en[…]
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Dimanche 1 juillet 2007
A l'heure où des réformes nationales vont être votées en catimini pendant l'été, d'autres ont sorti les couteaux de sous les transats, et pensent déjà beaucoup à mars 2008 ;-) ...   Jean-Claude Gaudin n’a pas encore publié le bilan de son 2nd mandat, que déjà il amorce la course à la troisième mandature. Son équipe municipale n’a plus grand-chose d’une dream team : Guy Teissier fait savoir tout le bien qu’il pense de l’action de « la mairie du Vieux Port » ; Renaud Muselier sans maroquin ministériel a une aura (et des idées) à la hauteur de ses mocassins ; Robert Assante est perdu dans les méandres de la décharge d’Entressen, emboucané par la dioxine de l’incinérateur, …   La gauche locale recherche vainement une tête de liste qui soit une alternative « crédible ». Jean-Noël Guérini ne sait toujours pas s’il risquera le confort du paquebot bleu (ndlr : le siège du CG 13, pour les non marseillais ;-) pour conduire le combat contre JC Gaudin. Patrick Mennucci, alias « ségolin », n’est pas remis de sa défaite aux législatives et a une aura et des idées, à la même hauteur que les mocassins de Muselier ;-). Sylvie Andrieux paraîtrait la mieux placée pour renouveler le leadership de la course à la mairie du Vieux Port. Qui d’autre pour faire la synthèse à gauche ? Ainsi, rien n’est gagné d’avance pour la gauche marseillaise, d’autant que les bobos penchent plutôt Modem …   Petite remarque loin du clivage locale, le PS ayant remisé sa rénovation au printemps 2008 (après les municipales), la gauche part avec un logiciel dépassé qui a une nouvelle fois échoué[…]
recommander par Héloïm Sinclair publié dans : Marseille 2008 et au delà
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Dimanche 1 juillet 2007
Tous les ans c’est la même chose. Une bonne part de la rédaction du quotidien du soir part en congés au début de l’été. Le début juillet n’est pas seulement la saison des sujets marronniers sur les dangers du soleil, les destinations lointaines, les festivals et autres réjouissances estivales, c’est celui du régime « slim brain » jusqu’en septembre.   C’est quand le lecteur a le plus de temps pour lire et réfléchir, que le quotidien fond d’une bonne dizaine de pages, voir un peu plus si l’on compte les maxi encarts de pub qui spolient la place de la réflexion... Laissant l’actualité à sa solitude sans résonance ni analyse, ceux qui n’ont pas la chance d’être juilletistes et aoûtiens recopient et brodent quelques dépêches d’agences, pour nous servir un journal amaigri qui ne vaut plus son prix…   Tous les ans, le même regret qu’un quotidien de référence se mette au régime « slim brain » le temps de l’été. Hors, cet été 2007 n’est pas un été comme les autres. Car ce sera celui des réformes qui passeront en catimini à l’Assemblée réunie en session extraordinaire. Sur la fiscalité, le travail, les universités, la récidive, … des lois et mesures qui impacteront fortement le consensus républicain, passeront dans un assourdissant silence médiatique. Comme s’est équipée législative était prévue de longue date (au moins depuis le 7 mai), pourquoi n’a-t-on pas mis en place un roulement au niveau des rédactions ? Les réformes qui passeront pendant l’été ont-elles si peu d’intérêt pour le peuple, qu’elles méritent moins de publicité et de débats publics que les autres ? Doit-on y voir complaisance et connivence[…]
recommander par Héloïm Sinclair publié dans : heloim.sinclair
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