En Seine Aval, à Poissy en Ile de France, on aime l’architecture. Peut être parce que Le Corbusier
a décidé d’y édifier La Villa Savoye à la fin des années 30, un des canons de l’architecture du siècle précédent, symbole de l’ère industrielle. Toujours est il qu’en ce début de 21ème
siècle, où l’heure est au développement durable, les édiles du Mantois ont lancé THE Global Award For Sustainable Architecture.
Le but de ce concours d’architecte est d’honorer chaque année un architecte contemporain qui s’est
engagé sur la voie du développement durable. A croire qu’ils soient si peu nombreux en France, ces architectes du vivre dans la problématique climatique, qu’il faille lancer un concours
international pour construire chaque année un bâtiment qui entrera dans la Collection Manifeste
de l’architecture du 21ème siècle.
L’architecte récompensé aura du témoigner, par sa démarche, ses recherches et ses réalisations
antérieures, d’une architecture contemporaine rationnelle qui soit :
- actrice d’une société éthiquement, civilement, socialement consciente
- innovante dans le domaine de l’écologie, des énergies, des matériaux, des
technologies
- progressiste par de nouveaux standards d’habitat et d’équipement
Les cinq nominés pour l’édition 2007 du Global Award sont
:
Stefan
Behnisch – Germany
Balkrishna
Doshi – India
Françoise-Hélène Jourda – France
Hermann Kaufmann - Austria
Wang Shu – China
Bien évidement, on ne peut que féliciter les édiles, qui à 25 km de Paris, ont décidé[…]
Dernière semaine d’août. Le soleil a réussi à prendre une revanche de dernière minute sur le
gris-pluie. Un dernier goût d’été. En profiter pour faire un billet sur un livre d’été : « un si léger cauchemar », fiction de Roger-Pol Droit. Un opus que l’on a du mal à rentrer dans les cases d’une définition - roman fantastique, nouvelles fantasques
et reliées, conte philosophique et surréaliste sans prétention, … - qui ne se prend définitivement pas au sérieux. Edité largement avant l’été, ce n’est pas un succès formaté d’une rentrée
littéraire gargantuesque (et parisienne), mais une petite folie contagieuse, qui gagne le lecteur.
Etincelle, rire, grincement, chacune des escapades dans le cauchemar de Roger-Pol vous fait
godiller sur la mer de votre folie intime intérieure. Combien sommes nous, qui ne regarderons plus jamais un bouquet de crevettes roses de la même façon ?
Anecdote de cette contamination, je veux vous faire part d’une parcelle de ce si
léger cauchemar, où l’on ne propose plus qu’une carte des eaux du monde au restaurant, en lieu et place de la carte des vins. Exit les Haut-Brion, Saint Joseph, Morgon, Bourgogne et
Gewurztraminer, même plus un piètre médoc ou encore un rosé de Provence. Le sommelier vient piteux proposer ses eaux minérales et planétaires, à la place du nectar des dieux.
Si j’ai par chance pu éviter de dîner à une pareille adresse, je voudrais signaler à Roger-Pol
Droit et à ses lecteurs, ce qui se passe au Château d’Avignon en Camargue. C’est un cas de contagion du si léger cauchemar avéré que j’ai constaté. Les artistes contemporains
qui ont investi[…]
Même si les ventes de 4x4 refluent un peu en France (- 4,9 % en 2006 /
à 05 avec 112 271 ventes), pour des véhicules pudiquement baptisés SUV pour Sport utility vehicle, force est de constater que les mastodontes de la route sont de plus en plus
présents en milieu urbain. D’ailleurs, 2007 aurait renoué avec la croissance d’achat de SUV par les français. Et pendant que Renault essaye de nous convaincre que la voiture c’est écolo avec sa campagne ECO²,
la marque au losange prépare son entrée en 2008 sur le marché du tout-terrain avec le « Koleos ». Peugeot et Citroën ne sont pas en restent pour attaquer ce
segment de marché, et ils ont sorti cet été, respectivement le « 4007 » et le « C-Crosser ». Avec des émissions souvent supérieures à 200 g de CO2 par km, voir au-delà de 250,
les délinquants du climat adeptent des SUV et autres grosses cylindrées, n’ont pas fini de sévir.
On remarque en passant que la clientèle de ces tracteurs carrossés, comme pour les sportives et
berlines gourmandes, ne se recrutent pas essentiellement parmi la gente masculine. Un naïf (féministe) aurait pu penser, que cela était le prolongement d’un désir phallique, pour un objet plein
de puissance ronflante plus ou moins maîtrisée. Et bien non. Il paraît même qu’un sentiment de sécurité nimberait la femme qui conduit ses enfants à l’école en RAV4 … ;-)
Passons. A un fondamental à prendre en compte, pour mieux appréhender ces délinquants du climat.
L’idée reçue, qu’à la cylindrée et à la taille du bolide (et donc accessoirement au prix d’achat et[…]
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