Intéressant article dans le Financial Times d’aujourd’hui (29/11/07), qui en page 2 attire l’attention du lecteur sur un nouveau rapport du WWF intitulé
« Deeper Luxury », où est évaluée la performance en matière de responsabilité sociale et environnementale (RSE ranking)
des dix grands groupes de luxe au niveau mondial.
Pour ceux qui ont le portefeuille garni et qui voudraient faire quelques présents pour la Saint Nicolas ou Noël, ce rapport du WWF tombe bien. Ils éviteront Bulgari et
Tod’s, qui ont la pire notation des 10 géants du luxe avec un F. Les trois français L’Oréal, Hermès et LVMH sont en tête du tableau avec un C+, ce qui est tout de même peu glorieux. Tiffany
& Co, Swatch et PPR obtiennent un D, signe extérieur d’une responsabilité sociale et environnementale dégradée. Ainsi, à prendre en compte le rapport du WWF, ce
n’est pas demain que le commerce sera équitable avenue des Champs Elysées ;-)
L’objectif du rapport du WWF n’est pas de critiquer ces grands groupes du luxe, mais d’inciter à une saine émulation des entreprises, par la comparaison de leurs
pratiques. Leur responsabilité sociale et environnementale a, pour tous, de grandes marges de progrès... Si les actionnaires et administrateurs de ces majors du luxe n’étaient pas assez sensibles
à cette notation du WWF, ils prendront sans doute en compte le récent sondage du Luxury Institute’s Wealth Report (basé à New-York) qui pointe que 57 % des riches américains seraient prêts à
payer plus cher des produits d’une marque, si celle-ci honorait sa responsabilité sociale et environnementale.
[…]
Mercredi 28 novembre 2007
Tout va très vite dans le monde d’internet et des énergies renouvelables ;-) Google avait
déjà annoncé en juin 2007, que la phase 1 de l’installation d’une centrale solaire de 1,6 mégawatt (MW) à son siège à Mountain View
(Californie) était terminée, et s’était alors engagé à développer une capacité de 50 MW d’ici 2012 (de quoi alimenter 50 000 foyers américains).
Nous sommes fin novembre et l’on change d’échelle : multiplication par 20 de l’objectif d’avant l’été ! Ce 27 novembre, Google a lancé l’initiative « RE<C » pour financer des actions de recherche et
développement de projets, avec l’objectif d’installer 1 GW (1 000 MW) de centrales d’électricité renouvelable d’ici quelques années. Google.org,
la fondation philanthropique de la société californienne sera le pilote de l’initiative, pour apporter des fonds aux entreprises prometteuses de sauts technologiques. Google veut que rapidement, l’électricité renouvelable soit plus compétitive que le charbon et s’en donne les moyens. Le projet « Renewable electricity < coal » c’est
10 millions de dollars dépensés dans la R&D pour 2008, plus quelques centaines de millions de dollars provisionnés pour des centrales éoliennes et solaires, précise le communiqué sur leur stratégie financière dans le domaine. Les efforts financiers pour la R&D seront concentrés dans le
solaire, l'éolien, et la géothermie.
Pour le moment, la fondation Google.org a investi essentiellement aux états unis, mais il n’est pas dit qu’elle ne traversera pas l’atlantique. A ce jour, Google.org travaille avec deux
compagnies :
[…]
Le Nouveau Centre, après avoir renoncé à faire
modifier la loi sur le financement public des partis politiques pour toucher un peu de grisbi, a trouvé une solution plus discrète. Un accord passé avec le parti polynésien, le Fetia Api
(autonomistes), qui permettra au parti fondé par des anciens de l'UDF ralliés à l’omniprésident pour torpiller le
MoDem, de bénéficier du financement public.
Le Nouveau Centre, parti créé ex nihilo entre les présidentielles et les législatives, avait pour
commencer présenté des candidats fantoches (chauffeurs, secrétaires, assistants, …) dans nombre de circonscriptions pour tenter de dépasser les 50 candidats qui obtiendraient 1% des suffrages, sésame de l’aide publique. Comme l’électeur ne s’est pas laissé berner par la
manœuvre, le NC a vainement tenté le passage par l’Assemblée Nationale, et quelques uns de ses députés appuyés par ceux
de l’UMP ont déposé le 17 octobre dernier une
proposition de loi « relative au pluralisme et à l’indépendance des partis politiques ».
Tordre la loi et ses principes quand on y contrevient, pour bénéficier du financement public,
c’est cynique et mesquin mais la fin justifie les moyens. Au Nouveau Centre, on n’en est pas à une forfaiture morale près. Sauf que la ficelle était un peu grosse, et que la majorité a fini par
renoncer à modifier en catimini la loi n°88-227 du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique.
Bayrou avait réussi à réveiller les socialistes, l’UMP a reculé.
Exit la voie législative, vive la voie de la combine pour taper dans le trésor. Le Parti du[…]
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par Héloïm Sinclair
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C’est de la faute à Zora si vous
lisez ce billet. Le sien sur le congrès de l’AMF, la Municipale Academy des 9 et 16 mars prochain dont celle de Saint Ouen, a provoqué une inextinguible envie d’écrire. Pour prolonger, faire rebondir, porter son propos et sa pensée, sur ma
banlieue qui est le centre ville de Marseille, en alternance avec Paris 9ème pour rupture de référentiel. Plus qu'on ne croit, car à Marseille le tiers monde est en centre ville,
tandis que South-Pi est sur dans dynamique bobo…
J'avais déjà mis un proverbe africain de "lion et gazelles" avec un lien sur chroniques de ma banlieue, dans un récent blog-it ex. Je vous recommande particulièrement ce billet Votre maire : mère, marâtre… ou père Noël ? L'urbanisme à la mode communiste,
c'est terrible. Le plus dure est que ça va durer - l'urbanisme, pas les cocos - 50 ou 100 ans et plus ;-)
J'étais au congrès des maires cette semaine. De ma déjà longue "fréquentation" des milieux municipaux (divers), le moins que l'on puisse dire, est que la réflexion sur l'intérêt général et une
dynamique locale en phase avec les enjeux globaux et aspirations citoyennes, ne se rencontre que trop rarement dans la politique du réel.
Comment faire émerger ces rencontres ?
Moi aussi je fais des rêves pour Marseille. Une ancienne ville rouge/rosée, devenue bleue, avec le clientélisme pour toutes les couleurs.... Marseille et ses archaïsmes, dans son administration
municipale avec médaille au service de la propreté, au PAM, à la
RTM, … Les 20 emplois de complaisance de Chirac, c’est de la blague en comparaison des emplois de pistonnés que l’on cumule ici. Les jeux[…]
Vendredi 23 novembre 2007
Un papier du Monde qui n’est pas pro-nucléaire, c’est assez rare pour être souligné. Avec la
rubrique « Ecofrictions » du journal daté 23 novembre, le journaliste Jean Michel Bezat met en lumière le rapport du groupe des Verts au Parlement Européen (www.greens-efa.org)
sur le rôle négligeable qui jouera l’énergie nucléaire d’ici à 20 ans.
Ce rapport, qui n’a rien d’un brûlot engagé faisant feu de tout bois contre l’énergie atomique,
s’en tient à la situation actuelle et future de la filière industrielle. Les Verts européens ont préféré jouer la probité des arguments, au dogmatisme et épouvantail des peurs. Ainsi, pour
compenser l’arrêt des 440 réacteurs aujourd’hui en service dans le monde, dont les 2/3 vont arriver en fin de vie (40 ans) d’ici 15 à 20 ans, il faudrait mettre en chantier et réceptionner 290
réacteurs d’ici 2025. Ce qui est quasiment impossible, quoi que chante Areva. La filière n’est tout simplement pas en capacité de produire 17 réacteurs par an, surtout quand on considère le
chantier de l’EPR finlandais qui essuye retard après retard…
Cette « petite » prise de distance de l’honorable journal du soir vis-à-vis du lobby
atomique, qui tente de nous illusionner qu’il est LA solution massive pour lutter contre l’effet de serre, a quelque chose d’exceptionnel. L’irrévérencieux JM Bezat va même jusqu’à rappeler que
la filière nucléaire n’inspire pas confiance aux investisseurs privés (en dehors de Bouygues qui a l’excuse d’être français ;-). Les agences internationales de notation, Standard and Poor’s
tout comme Moody’s, pointent les risques (dépassement des délais et des coûts) qui[…]
Les militants écologistes de France et de Navarre ne vont sans doute pas en croire leurs yeux. EDF sort les
grands moyens pour la promotion de l’électricité solaire auprès des particuliers. Du 21 novembre au 9 décembre, une nouvelle campagne publicitaire télévisée accompagne
le lancement du « Conseil Energie Solaire », première brique d’une gamme d’offres pour la production d’électricité solaire chez les clients d’EDF. Celle-ci vient conforter le concept de
« Bleu Ciel », où le client devient acteur de ses choix énergétiques en devenant producteur d’énergie.
Le dispositif à l’air efficace d’un point de vue commercial. Campagne télé, plateforme d’appel et d’information
en relève, qualification des prospects, visite d’un conseiller solaire pour validation de la faisabilité économique, et proposition de 3 offres : « Energie Solaire Clé en Main », « Energie Solaire
Production Garantie » et « Energie Solaire Financement Adapté ». Ces offres « tout compris » doivent permettent aux particuliers d’obtenir sans souci une
installation photovoltaïque raccordée au réseau. EDF s’occupe de tout, fournit le matériel et la pose (recours à un installateur QualiPV), ainsi qu’une assistance pour le raccordement au réseau
et pour les démarches administratives nécessaires à la mise en service.
C’est avec le « sans souci » que l’on va rigoler. EDF commercialisateur d’énergie
porteur de l’offre Bleu Ciel, va souffrir du parcours du combattant érigé par les pouvoirs publics, avec la complicité du lobbying d’EDF canal historique atomique ;-) Concrètement, les
procédures administratives ont été écrites[…]
J’avais parlé ici en mai dernier, de la fausse manif de droite que le site d’information Rue 89 nous rapportait. C’est encore
Rue 89 qui fait un bon billet sur la vraie manif de
droite, qui s’est déroulée ce dimanche 18 novembre à Paris. Pendant que d’autres se les gelaient pour Ingrid Betancourt place du Trocadéro à Paris, ceux-là ont défilé de la place de
la République à Nation en scandant "on veut travailler" et des "grévistes, égoïstes",… On a les engagements que l’on peut ;-)
Quelques milliers épris de leur liberté chérie, que les mouvements sociaux des jours derniers
incommodent, insupportent, … entravent leur création de richesse, ont organisé la 1ère vraie manif de droite depuis 39 ans. Sauf que Sarko n’est pas De Gaulle et que novembre 2007
n’est pas mai 68 ! Bien entendu, je ne cautionne pas ce mouvement de grève d’arrière garde, qui veut défendre à son profit ce que tous les autres français ont déjà perdus (37,5 années de
cotisations), sauf les militaires et les députés. Mouvement social qui perturbe un peu mes allées et venues de la citée phocéenne à la capitale, j’en prends mon mal en
patience attendant qu’un accord politique advienne au plus tôt. Mais de là et descendre dans la rue, au bout de seulement 4 jours (dont un samedi) pour une manif anti grèves, c’est une preuve
vivante que le ridicule ne tue plus.
Regardez cette vidéo, celle de 18 novembre, elle rend plus vraie que nature la farce de la fausse manif de droite organisée dans les premiers jours de l’ère Sarkozy.
Manifestation contre les grèves
envoyé par[…]
Le non cumul des mandats est un sujet qui me tient à cœur,
et j’en ai déjà parlé plusieurs fois (Arrêtez de faire du vieux avec du vieux : stop au cumul des mandats / Le cumul des mandats, une
(déplorable) exception française). Cette fois, l’actualité, c’est que je ne sois pas seul à faire ce constat, et qu’une pétition en ligne ait été lancée.
Notre pays est l’un des seuls en Europe, où des responsables politiques cumulent plusieurs fonctions électives. Alors que les parlementaires français ont pour 85% d’entre-eux au moins une autre
responsabilité locale, ils ne sont que 16% en Italie, 15% en Espagne, 13% en Grande Bretagne et 10% en Allemagne. En France, être un élu politique est devenu un emploi, où il ne faut pas
forcément travailler plus pour gagner plus ! Les propositions de la commission Balladur ne vont pas assez loin. Limiter les mandats entre une fonction ministérielle et un mandat électif ou
une activité professionnelle, ne va pas reprogrammer pour la réforme notre logiciel politique national, même si ce serait une avancée.
Le site œuvrer part du
principe que l’élu n’est pas un employé, et que son mandat n’est pas un
job. Un engagement profond et sincère pour un mandat nécessite que l’on s’en
occupe à plein temps. Aux français de s’exprimer, de dire s’ils acceptent
que le microcosme politique français fonctionne en vase clos en cumulant pouvoir et
prébendes, ou s’ils souhaitent un renouvellement pour mieux partager les responsabilités locales et nationales.
Si vous êtes d’accord avec les quatre alinéas suivant, vous pouvez signer la
pétition en ligne, pour :
- que tout citoyen puisse[…]
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par Héloïm Sinclair
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Dimanche 18 novembre 2007
Regarder la vie d’un peu plus loin, d’une chambre d’hôtel à Rome, où CNN, BBC World et TV5 peuplent mon
insomnie. De là, la mondialisation est au bout de mon lit. Ma petite vie devient bien relative, un grain pris dans des dynamiques mondiales parfois souvent contradictoires.
« Business issues, energy overview, climate change, politic troubles, …, » l’insomnie est habitée. Dans le flux d’actualité, pas/peu d’images de guerre, même le
terrorisme se fait discret. Le week-end est aux images de catastrophes naturelles (Bangladesh, Grèce, …) et aux diagrammes économiques (plafond des 100 $ le baril, tassement des bourses, profit
warning pour de nombreuses banques, …).
Henri Cartier Bresson a sans doute raison, l’image est un instantané d’un présent immuablement voué à
disparaître dans l’instant d’après. Tandis qu’en écrivant, « on a le temps de réfléchir avant que le mot ne se forme, avant de le coucher sur le papier ; il peut lier
plusieurs éléments, … ». L’image seule n’arrive pas à raconter le monde dans sa complexité. Elle est là parfois, pour renforcer le poids des mots de sa charge sensible. Elle peut aussi
remplacer tous les mots dans un silence. L’image est l’instant, «qui est sa propre question et en même temps sa réponse ».
L’image est partout, propagande marketing, show, sport, politique… Pour ma part, je
suis d’une génération qui a besoin des mots pour faire dialoguer ces questions/réponses que l’image aura déclenchées. L’image comme une amorce de la pensée, un fil à dérouler, et que je déroule
sur ce blog depuis bientôt trois ans. Parler de la légitimité des mots n’est pas tout à[…]
Dimanche 11 novembre 2007
Aujourd’hui, 11 novembre est un jour où l’on célèbre la fin de la guerre, sans toujours apprécier
à sa juste valeur ce que l’Europe a apporté à la paix de notre continent. Les « plus jamais ça » des années 20 n’auront pas résisté à la montée du fascisme des années
30, tandis que l’Europe a tari les risques de conflits armés entre 27 pays voisins depuis plus de 50 ans. La France prendra la présidence de l’Union Européenne au 1er juillet 2008,
dans moins de huit mois. Alors que le discours dominant du moment sur l’Europe en France, tourne autour du « Traité de Lisbonne » et de son mode de ratification (voie parlementaire à la
place d’un référendum), les voix françaises pro-européennes ont du mal à se faire entendre.
Ceux qui rejettent le traité de Lisbonne ont la position à plus facile à défendre. C’est kif-kif
avec le TCE refusé par référendum en 2005, il faut reconsulter le peuple français qui dira une nouvelle fois non à l’euro cher et à la dérive libérale …
Ceux qui ont rejeté le TCE et qui disent timidement oui à Lisbonne (suivez mon regard au PS), se contorsionnent pour expliquer ce
repositionnement. L’adoption vraisemblable du Traité de Lisbonne par nos parlementaires, n’a pas fini de décimer ce qui reste du PS. La base va gronder, et la direction ne pourra pas faire
comprendre ses contorsions, sauf à se désavouer (pour son populisme d’hier, ou pour son réalisme d’aujourd’hui)…
Ceux qui avaient dit oui au TCE, et qui voudraient dire oui au Traité de Lisbonne, n’ont pas non
plus une partie facile. Ce texte est imbitable, inaccessible aux quidams européens. Toutefois, il[…]
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par Héloïm Sinclair
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Dimanche 11 novembre 2007
L’adaptation à la contrainte énergétique et
climatique, passe par l’action au niveau local. Cette thématique devra donc trouver toute sa place aux municipales 2008, et prendre une large place dans l’agenda du mandat 2008/14. Plutôt que de
stigmatiser ceux qui sont en bas de division « développement durable », je vais vous faire partager quelques
bonnes pratiques.
Ainsi, la ville de Lyon et sa Communauté urbaine
Grand Lyon, sont en avance vis-à-vis de bien de villes et agglomérations françaises, concernant leur politique énergétique exemplaire. Le référentiel habitat durable du Grand
Lyon, mis en place il y a quelques années, s’impose déjà aux logements et bureaux construits sur les nouvelles ZAC de l'agglomération lyonnaise (plus de
3 000 logements et 96 000 m² de bureaux concernés à ce jour). Plutôt qu’un vague cahier de recommandations, les édiles locaux on choisit de prendre en main les leviers
qui s’offraient à eux : formaliser un cahier des charges exigeant pour leurs ZAC, qui intègre le référentiel habitat durable du Grand Lyon.
Ainsi, l’effet d’apprentissage est devenu
obligatoire pour les opérateurs immobiliers, construire mieux étaient la condition pour accéder aux marchés des ZAC. C’est désormais la totalité des logements sociaux construits
dans l'agglomération qui appliqueront le référentiel habitat durable du Grand Lyon. Cette mesure d'importance a été validée en septembre dernier par les élus du Grand Lyon. La délibération est en ligne.
Une étude très précise menée par le cabinet Adret,
en étroit partenariat avec ABC HLM, l’Agence Locale de l’Energie de Lyon, l’Ademe[…]
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par Héloïm Sinclair
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Je vais finir par croire que la pêche
rend fous nos hommes politiques. L'anchois révélait déjà la
bêtise d'un Ministre français en 2005. En
s'exprimant le 3 avril 2007 à Lorient, le candidat pas encore victorieux, avait suggéré qu’il soit
permis à des groupes d’intérêts divers de « manifester et d’avoir recours à la violence », dans certaines circonstances extrêmes. Et que la mort économique et sociale des
pêcheurs, pouvait, dans une certaine limite, légitimer la tolérance d’une violence contre les biens publics. Rappelez vous : « Je suis venu parler ici du civisme parce
qu’ici on ne demande rien d’autre que de pouvoir vivre du fruit de son travail, ici on ne brûle pas la voiture de son voisin, ici on ne se laisse jamais aller à la violence gratuite. Chez les
marins, on ne fraude pas, on ne triche pas. Ici quand on manifeste, quand on recourt à la violence, ce n’est jamais pour se distraire, ce n’est jamais pour nuire à autrui, c’est parce qu’on est
désespéré, c’est parce qu’on n’a plus de recours et qu’on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale. Je veux le dire ici, aucune violence n’est acceptable dans la république,
mais je ne mets pas, je ne mettrai jamais sur le même plan la colère des pêcheurs qui ne veulent pas mourir et la violence gratuite des fraudeurs et des voyous ». Un peu limite alors
que le candidat ministre de l’intérieur visait la place d’omniprésident… Le 6 mai a balayé tout cela, seul internet s’en souvient, et les pêcheurs.
Donc, l’omniprésident remet ça face aux pêcheurs de Guilvinec. En escale le 6 novembre dernier, il
a lâché un « je ne laisserai pas tomber le monde de la[…]
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par Héloïm Sinclair
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