Vendredi 15 décembre 2006
Quel meilleur moyen de rentrer dans une culture que l’on ne connaît pas, que de passer par l’interface musicale. La banlieue, les 4000, le 9cube, … terra incognita. Des mots pour un (des) lieu(s) loin(s), pas inaccessible(s), mais inconnu(s), méconnu(s)... La pauvreté n’excuse rien, elle révèle parfois, et ABD Al Malik le démontre. Il habite la France du langage, les mots en partage, une porte ouverte pour apaiser la peur, une lumière dans la nuit de la violence des rapports sociaux bobo/banlieue.
Je sais d’expérience que les mots sont une bouée, une échelle dans l’ascension sociale. C’est ainsi, injuste, mais il y a une prime au maniement de la syntaxe.
Et c’est beau, le prix Constantin ne s’y est pas trompé. « Gribraltar », un album à écouter, offrir, partager. ABD Al Malik est un messager pour le bourgeois. Deleuze, Derrida, Debray, les 3D en lecture commune, y a du Brel dans ce mec là. Jazz, rap, slam, un environnement musical métisse pour accompagner ses mots.
ABD Al Malik est un artiste Passerelle
C’est la curiosité et le hasard qui m’ont fait pousser la porte de cette singulière librairie/boutique à objets (Titre, rue Sylvabelle à Marseille). Et quelle chance d’avoir ouvert la porte, sinon, je n’aurai découvert Amos OZ et son sublime conte philosophique « Soudain dans la forêt profonde ». Je resterai ignorant d’une belle parabole qui invite les hommes à la tolérance.
Soudain dans la forêt profonde s’adresse à l’enfant que nous avons tous été, autant qu’à l’adulte qui feint souvent de l’ignorer. L’imagination et la fiction sont ici au service d’une vérité essentielle, d’une parcelle de sagesse universelle. Amos OZ nous transporte dans une rencontre de la tradition biblique, du folklore Yiddish et du conte européen.
Soudain dans la forêt profonde, un conte à lire, à offrir, à partager.
En entrant dans ce petit village perdu par delà les montagnes en lisière d’une forêt profonde, vous entrerez dans un monde terriblement humain, où la conformité, le dénie et la morne activité des jours laborieux et des petites bassesses, ont fait fuir la beauté des couleurs et l’innocence primitive du monde animal. Un village en miroir de la société des hommes ? Peut être, car n’est ce pas l’homme au final, qui se banni lui-même d’un eden à faire advenir ?
Happy birthday, Feliz cumple anos, Zum Geburtstag viel Glück… Bon anniversaire Erasmus. Le programme d’échanges étudiants, le plus connu et le plus populaire de tous les programmes européens, a fêté ses 20 ans jeudi.
Son bilan est largement positif. Quand on sait qu’ils n’étaient q’une poignée de braves à avoir imaginé ce programme et réussi à persuader François Mitterrand de soutenir Erasmus, jusqu’à sa création en 1987… Depuis, près d’1,5 million de jeunes ont passé une partie de leurs études dans un pays européen autre que le leur. Aujourd’hui, plus de 2000 établissements d'enseignement supérieur prennent part à ces échanges financés par la Commission européenne, et accueillent environ 150.000 étudiants par an.
L’objectif (Voté par le Parlement Européen et ratifié par le Conseil de l’Europe le 15 Novembre dernier) est d’atteindre 3 millions d’étudiants d’ici à 2012, c'est-à-dire en 6 ans faire bouger autant d’étudiants européens qu’en 20 ans (1,5 millions), soit un flux de 250 000 étudiants par an. L’objectif est très humble !!!, passer de 150 000 étudiants par an à 250 000, ce n’est pas un exploit face à la taille de l’enjeux (construire l’Europe de l’éducation par l’échange et la coopération). L’intégration de[…]
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par Héloïm Sinclair
publié dans :
Europe
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