Dimanche 9 décembre 2007
Tenter d’écrire un billet politique sans tomber dans le commentaire du jeu de cour, c’est un exercice difficile, tant la cour et son roi se donnent en spectacle (avec
prix spécial pour Dati, ici et là …). Mais sans cette exigence, mon blog serait truffé d’épisodes du désolant show
omniprésidentiel.
Ça fait plusieurs fois que mes amis et collègues européens, m’interrogent au détour d’un dîner convivial, sur « notre » étrange président. Que fait-il
vraiment ? Qu’en pensent les français ? Sur quel chemin les mène-t-il ? Tiendra-t-il cinq ans à ce rythme ? A-t-il une vision pour l’Europe, autre que le leurre
euro-méditerranéen ? … Questions d’européens attentifs interloqués par le « Grand Pays », qui bientôt prendra la présidence de l’union.
Etant le français de la bande, il me revient de les éclairer. Leur avouer que notre président, s’il emprunte un peu au héros de Cervantès - en mieux habillé et avec
les moyens que donne son statut - ce n’est que pour servir son ambition, ses amis et leurs réseaux d’influence. L’intérêt général est rangé au rayon des accessoires, au temps de l’oligarchie
publique et privée.
Une vraie cigale notre président, qui dès l’été s’est précipité pour offrir un paquet fiscal à 15 milliards d’euros -principalement pour ses riches amis – et ainsi
dilapider toutes les marges de manœuvre budgétaire. Et maintenant qu’avec l’hiver la rigueur est arrivée, le gouvernement de l’omniprésident est bien marri pour boucler son budget 2008. Pas de
point de croissance en plus, malgré la volonté omniprésidentielle qui justifiait ce paquet fiscal. Tout juste si l’économie nationale ne décroche[…]
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par Héloïm Sinclair
publié dans :
Politique
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