Jeudi 24 avril 2008
Sarkozy repart en campagne, un peu comme Chirac dont il est un digne héritier plutôt qu’un fils en rupture,
son interview bilan après un an de mandat, est dans le ton d’un candidat (sous calmants) plus que d’un homme en situation de pleins pouvoirs depuis 1 an. S’il s’est fait étriller par l’édito du Monde du jour, il est chez lui à
TF1, France 2, LCI, pour essayer reprendre la main de la communication.
Il nous refait le coup de la faute aux 35 heures des socialistes, maux parmi les maux de l’économie
française, la France ne travaille pas assez… Plus de dix ans
que la droite use du même argument, plus de 10 ans qu’elle est au pouvoir, incarnée par notre grand figurant brasseur de vent depuis 2007,et toujours la même rengaine.
1 an après, difficile de justifier qu’il ait dilapidé la confiance suscitée par ses promesses, ses postures,
… S’il se contorsionne pour avouer que "sans doute je n'ai pas assez expliqué, sans doute moi même j'ai fait des erreurs", le bougre demande un
crédit de 5 ans pour être jugé par les français. Encore 4 (c’est long !), où il demande à être affranchi de l’impatience de la réalisation de ses promesses. Que l’on mette de côté son côté
bling-bling, son omniprésence qui a lassé, … Il va s’atteler à la réforme. Ça va faire mal à la France d’en bas, mais avec lui le pays devrait sortir de ses archaïsmes, se remettre dans
le chemin de l’histoire. L’ambitieux l’a joué humble, il a estimé avoir « une part de responsabilité » alors qu’on lui faisait observer que les Français étaient
« déconcertés », parce qu’il « bouscule les immobilismes, les[…]
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par Héloïm Sinclair
publié dans :
Politique
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