Dimanche 27 avril 2008
Les 40 ans de mai 68 sonneront d’ici quelques jours. La presse et les médias qui s’y préparent depuis des
mois, vont battre au rythme de la commémoration « révolutionnaire », sans pouvoir liquider l’héritage qui s’est mué en conservatisme individualiste. Y-a même les jeunes conservateurs UMP des Grandes Ecoles, qui essayent de faire un hold-up sur les valeurs progressistes de 68. Un comble ! D’un autre côté, on
commence à voir fleurir une allergie à Mai 68. Un refus des faux parallèles et des raccourcis biaisés, au nom d’un revival
adouci à la gloire des papys boomers. Une génération qui impose un magistère moral dans les sphères du pouvoir économique, politique et médiatique depuis 30 ans, et qui de surplus nous
impose aujourd’hui sa jeunesse évanouie/retrouvée par la magie de la commémoration, c’est lourd !
1968 et 2008 n’ont sans doute pas grand-chose en commun, si ce n’est le besoin de changement qui émerge
« naturellement » sur les 5 continents. Cette fois, ce n’est plus la guerre froide, c’est l’effondrement du faux vainqueur de 1989, qui se répand de la crise des subprimes à la
flambée des prix des matières premières, alimentaires et énergétiques. 2008, fin de l’arrogance du capitalisme financier, un nouveau système est à inventer. Ce n’est plus le temps d’envoyer le
1er homme sur la lune pour entamer une « guerre froide » des étoiles. C’est l’urgence de mobiliser nos énergies politiques, scientifiques, industrielles et financières, pour
lutter contre le changement climatique et préserver l’environnement. Un basculement complet de notre complexe industriel et tertiaire doit nécessairement s’opérer, pour[…]
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par Héloïm Sinclair
publié dans :
heloim.sinclair
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