Dimanche 10 septembre 2006
Il y avait dans le Monde d’aujourd’hui un excellent cahier sur la francophonie, quatre pages avant la clôture de l’année officielle des Francofffonies ! (9 octobre), avec trois « f » et un pluriel pour la pluralité, un point d’exclamation pour sortir de la grisaille.
Car si les français arrêtaient de se regarder le nombril hexagonal, d’avoir peur de la mondialisation et des immigrés, de regretter nostalgiques la grandeur passée, ils découvriraient que le français (l’usage du français) recouvre une géographie de subtilité et d’inventivité. Monique Veaute, commissaire générale de l’évènement nous dit « qu’il y a dans les pays d’Afrique ou d’Asie une énergie que l’on imagine mal, parce que nous sommes déprimés…il y dans les formes artistiques du Nord, d’avantage de repli, d’identité fermée, d’images closes ».
La francophonie, c’est un voyage dans l’histoire, un concept inventé par Léopold Senghor, chef d’Etat et poète sénégalais, du temps et contre l’avis de De Gaulle. Un voyage qui renvoie à la colonisation, bien entendu. Il est sans doute temps que la France fasse son analyse sur cette période, sans polémique malvenue (cf. l’attaque récente de deux associations contre la définition du mot colonisation par le Robert) ni provocation clientéliste (cf. l’article de loi finalement remanié).[…]
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par Héloïm Sinclair
publié dans :
heloim.sinclair
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