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Au sortir du théâtre, enfin d’une lecture, « banalité rarissime », de Laurence Briata. On en entendra sans doute parler bientôt. Une pièce qui va fouiller la part d’ennui qui hante tout à chacun, dans l’affreuse banalité d’une vie qui passe trop vite, oser résister … Tout à chacun n’est pas certain, il y a la masse, il y a soi, les choix qu’on fait, les mots qu’on crache parfois, la chance des rencontres rares, les révoltes et les renoncements, la part de soi qu’on prête à l’autre, l’amour qui implique qu’on apprenne à souffrir, la solitude inéluctable.

Ce n’est pas une pièce drôle, même si le sourire peut gagner la salle, s’entendre dans des silences qui ne sont pas des blancs.

Ce n’est pas une pièce triste, même si la trame laisse le fusionnel frustré, si la médiocrité qui émerge du quotidien a des relents de nausée.

C’est une pièce lucide, extralucide, où les mots ne sont pas de trop. Ici on travaille à l’économie, on est dans le dépouillement scénographique pour laisser un homme et une femme tels qu’ils sont, livrés à l’angoissante humanité consciente aux portes du 3ème millénaire.

Tag(s) : #heloim.sinclair

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