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Partons du principe que l’identité européenne ne procède ni d’une limite territoriale, ni culturelle, mais d’un entrelacs de mythes et de volonté partagés. Quelles utopies pour notre continent, quels désirs subsistent-ils de se définir européen ?


La Commission Européenne a lancé le 13 octobre 2005 son Plan D, pour Démocratie, Dialogue et Débat. Ce Plan D pose les bases d’un dialogue approfondi sur l’avenir de l’Europe. Il doit avoir lieu dans les mois à venir, avant la fin du printemps. 

Ce plan, a été présenté par Margot Wallström, vice-présidente de la Commission chargée des relations institutionnelles et de la stratégie de communication, et par ailleurs charmante suédoise.  La fragilité du dispositif réside dans la conduite, via les gouvernements nationaux, d'un débat sur l'avenir de l'Europe étendu aux vingt-cinq États membres, aux perspectives à vingt huit à trente. Mais au moins on devrait donner la parole aux citoyens européens, même si c’est via un cadre démocratique étriqué. Réjouissons nous de cette salutaire initiative, c’est le seul cadre offert après l’aventure constitutionnelle avortée. Proposons des idées, des desseins, une vision, … au lieu de se résigner de ce que la perspective européenne risque à manquer, que l’opinion publique européenne soit enfermée par et dans ses intérêts nationaux …


L’objectif déclaré du Plan D, est la réalisation d’un nouveau consensus sur les politiques qu’il convient de mener, afin de rendre l’Europe en mesure de relever les défis du 21e siècle.

Le Plan D est un moyen de mobiliser les idées politiques pour provoquer le changement. Il vise à injecter plus de démocratie dans l’Union européenne, à favoriser un vaste débat public et à permettre la réalisation d’un nouveau consensus sur la direction future de l’Union européenne.


Là où le bas blesse, c’est qu’on laisse la besogne aux États membres pour faire vivre ce processus. Quand on voit les clivages trans-partis sur l’Europe, le double langage national quasi systématique, et l’absence d’une vision européenne partagée, on peut s’interroger sur le résultat… Mais qu’importe, j’attends avec impatience ce que le gouvernement français va proposer, et les 13 initiatives de la Commission Européenne (série intensive de visites des commissaires européens, appui aux projets des citoyens européens, plus grande ouverture des travaux du Conseil, renforcement de la présence des commissaires dans les parlements nationaux, mise en place d’un réseau d’"ambassadeurs de la bonne volonté européenne", soutien aux projets visant à accroître la participation électorale, …).

Allons nous enfin engager de vastes débats nationaux sur l’avenir de l’Europe ? Va-t-on le faire de manière concomitante dans plusieurs pays (pour matérialiser l’idée de noyau dure) ? Compte tenu que le 1er rendu d’information doit avoir lieu en avril 2006, pourrait-on en France se concentrer sur cette cause majeure, au lieu de rester englué dans le show politique à perspectives 2007 ?

Tag(s) : #Europe

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