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La direction régionale de Provence Alpes Côte d’Azur Corse de la Caisse d’Epargne, vient de lancer la première offre spéciale photovoltaïque : 100 % solaire et 100 % services, pour zéro euro investi sans aucune démarche administrative compliquée. C’est une offre clé en main à l’intention des particuliers, montée en partenariat  avec la société Solaire Direct, le 1èr énergéticien du solaire.

 

Avec la banque de l’écureuil, le photovoltaïque devient populaire. L’offre, qui est une 1ère nationale, est proposée au quidam qui souhaite s’équiper d’une microcentrale solaire (2 à 3 kW, soit 20 à 30 m² installés en toiture qui génèrerons entre 2 et 3 GWh) sans débourser un seul euro. C’est le crédit d’impôt (dans la limite de 8000 €) et la vente d’électricité verte (à 550 € le GWh pdt 20 ans) qui finance l’opération. Solaire Direct s’occupe de l’installation et de l’exploitation pendant 20 ans. Et une fois l’installation solaire remboursée, c’est tout bénéfice pour le quidam vertueux et malin.

 

A l’heure où il faut travailler plus pour gagner plus et que le développement durable est dans l’air du temps, félicitons la Caisse d'Epargne qui propose que les toitures provençales arrêtent de faire la sieste au soleil sans rien produire, les fainéantes. Avec elle et Solaire Direct, les toits vont pouvoir produire chaque jour tout leur jus d’électrons propres. Ce qui est vraiment bienvenu, avec l’Est Paca qui est une quasi péninsule électrique, et la Corse toujours en déficit électrique chronique.

 

On peut saluer cette nouvelle offre qui met le solaire à la portée de toutes les bourses, même les plus modestes, puisqu’il n’y a rien à payer pour investir contre l’effet de serre. Il faut toutefois être propriétaire de sa villa/maison dans le sud de la France, ce qui limite les bénéficiaires…

 

Monsieur Alain Lemaire (Président du Directoire de la Caisse d’Epargne Paca Corse), qui présentait ce matin à Marseille cette nouvelle offre solaire, est un écologiste modéré et raisonnable. Il a également présenté les louables efforts de sa banque régionale : un bilan carbone engagé, la construction du nouveau siège marseillais conformément aux spécifications HQE, et la mise en place d’un système de management environnemental. Bravo, on pourrait souhaiter que toutes les banques soient aussi raisonnables.

 

Toutefois, M. Lemaire, qui soulignait l’évolution des mentalités (des clients comme de ses employés) comme celle des métiers (y.c. celui de banquier) pour faire face au changement climatique, n’a pas encore engagé tout l’effort que pourrait porter le groupe Caisse d’Epargne, pour être à la hauteur des enjeux. Quand on l’interroge s’il est prêt, avec sa filiale Nexity et comme investisseur de programmes immobilier, à ne plus construire que des logements et bureaux de très hautes performances énergétiques, il plaide l’acceptabilité économique.

 

En clair, mettre du beurre vert dans métier de banquier, il veut bien. Mais de là à jouer l’actionnaire exigeant pour généraliser une offre immobilière conforme au développement durable, il y a plus qu’un pas. On ne décide pas du jour au lendemain d’impacter réellement une activité massivement créatrice d’effet de serre, même comme actionnaire. Comme quoi, un banquier reste un banquier, même peint en vert ;-)

Tag(s) : #Environnement

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