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Réveillé avant le jour par l’orage et la satiété de sommeil, saveur du café en entendant la pluie, en profiter pour lire : « Graines de possibles ». Entretiens tissés par Weronika Zarachowicz entre Nicolas Hulot et Pierre Rabhi.

Un livre où se rencontre deux hommes au profil dissemblable, qui partagent la conscience de la nécessité, nourrissent la réflexion sur l’essentiel, et interpellent le « confortable » modèle occidental (pour quelques uns) qui mène la société des hommes à sa perte.

Deux visions de l’écologie différentes, mais qui se rejoignent indubitablement dans l’urgence du changement de cap à opérer. Il faut regarder la réalité en face, dans les faits le paradigme du progrès est cassé. A partir des Lumières, sur la lancée du 19ème siècle, le monde occidental drapé de son arrogance technologique, a dépassé les bornes de l’acceptable au 20ème siècle. Depuis les années 80, les hommes consomment 20 % de plus que ce que la planète produit (alimentation, énergie, matières premières), la demande est de plus en plus forte et dépasse la capacité de régénération de la terre. Sans parler des moyens (agriculture intensive et chimique, économie carbonée, …) qui accélèrent le processus de destruction.

 
Continuer de voir en demain un mieux par rapport à la veille est une hérésie, si nous ne réorganisons pas notre modèle de société. Il faut réorienter notre pouvoir et notre intelligence collective, passer du siècle des vanités à celui de l’humilité, du courage, et de la lucidité.

 

En profiter mentalement pour relier ces propos avec l’actualité. Par exemple sur notre réalité d’action contre le changement climatique, au-delà des postures, des mesurettes et des péroraisons.

Même si l’énergie n’est pas directement une compétence européenne, compte-tenu de ses impacts sur l’environnement et l’économie, l’Union Européenne tente timidement de répondre à cette problématique. Et pourtant, ces efforts ont encore une fois été anéantis par l’hypocrisie des états membres.

La Commission proposait une directive sur « l’efficacité énergétique et les services énergétiques » (pleine de bon sens même si insuffisante par rapport aux enjeux), projet aux objectifs renforcés par le Parlement Européen (rouage démocratique vigilant par rapport à la problématique de la société civile). Et bien, le Conseil de l’Europe (nos gouvernements) a refusé unanimement cette Directive aux objectifs contraignants. Encore une fois, pour se dérober face aux engagements nécessaires, nos gouvernements ne souhaitaient que des objectifs indicatifs. Pourquoi autant d’autisme politique ? Pourquoi refuser de faire collectivement les premiers pas dans un chemin que l’on sait incontournable ? Quand on sait en plus la limite de ce type de Directives (énergies renouvelables, bâtiment, éco conception, …), à cause de l’inertie de transcription nationale et de l’absence de contrôle sur la mise en application réelle, on se dit que le combat écologique est plus qu’urgent. C’est sans doute le nouvel humanisme du 21ème siècle.

Tag(s) : #heloim.sinclair

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