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De retour à Marseille pour quelques jours, en profiter pour s’intéresser aux prochaines municipales. Entre un déjeuner au soleil et un apéro sur le vieux port, une consultation du site de La Provence m’inquiète beaucoup.

 

Un article de l’édition du 12 octobre titre « Municipales à Marseille : les sondages choisiront le candidat du MoDem ». Ainsi, la démocratie interne serait contournée pour départager qui, de Jacques Rocca-Serra (adjoint au maire majorité UMP, UDF) et du député européen Jean-Luc Bennahmias (ex-Vert), conduira la liste du MoDem en mars prochain.

 

J’avais cru comprendre que dans MoDem, il y avait Démocratie, et que Bayrou voulait y puiser l’essence et les valeurs, pour construire ce nouveau parti. Et voilà qu’à Marseille, la démocratie tomberait dans la dictature des sondages ?

 

Aurais-je été naïf de croire qu’au MoDem, les investitures résulteraient d’un vote, à l’occasion de primaires internes, des adhérents directs du Mouvement Démocrate, de l'UDF et de CAP21 réunis pour préfigurer le Mouvement Démocrate de demain ? Si comme l’écrit La Provence, Bayrou désignait la tête de liste à Marseille en fonction d’un sondage de notoriété qu’il a commandé, ce serait un sérieux accro à la démocratie. Que vont penser ceux qui se sont engagés au nom de valeurs, qui seraient allègrement piétinées à la première élection venue ? En matière de crédibilité politique pour un renouveau des pratiques, une désignation de l’investiture marseillaise MoDem serait un oxymore. La démocratie locale commande que l’investiture locale provienne du vote des adhérents, il n’y a pas d’alternative sondagière. Sinon, le Modem fera fuir l'émergence d'une nouvelle génération arrivée dans sa famille politique au nom du renouveau de la démocratie.

 

Cette problématique des investitures du MoDem et de l’exigence de primaires locales ne se posent pas qu’à Marseille, c’est de Lyon qu’est parti le feu de l’exigence démocratique. Et c’est une question fondamentale, alors que le MoDem est encore un parti virtuel, dans l’attente du congrès fondateur du 25 novembre. Alors que les statuts ne sont pas finalisés, l’on verra à l’épreuve si la promesse de renouveau s’incarne dans des règles internes pour dissocier les responsabilités fédérales des responsabilités électives. Si le parti fait le choix périmé de la verticale, ou la dynamique de l’organisation horizontale et démocratique. Ainsi, personne ne sera dupé.

Tag(s) : #Marseille 2008 et au delà

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