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Le Nobel pour Al Gore et le GIEC, le Grenelle de l'environnement en France, la thématique environnementale émerge dans le débat social. A cause des enjeux où les dommages risquent d'être faramineux, la prise de conscience collective s’accélère, il devient urgent d'agir pour ne pas subir...

 

La saison est aussi à la précampagne municipale, les élus/candidats vont rechercher/formuler quelques mesures pour faire tendance. A l’heure où l’environnement est dans l’agenda politique mondial et national, ce n’est que logique qu’on en retrouve trace au niveau local.

 

Ainsi, à Marseille, Guy Tessier "s'implique dans le Grenelle de l'Environnement". Il a formulé un projet de loi, pour rendre obligatoire la Haute Qualité Environnementale (HQE) pour l'aménagement des ZAC (disponible en ligne sur son blog).

 

Rendre obligatoire ce qui est déjà possible, pourquoi pas. Intégrer systématiquement le respect de l'environnement dans le cahier des charges de toute ZAC à construire, je signe des deux mains.

 

Mais pourquoi, Monsieur Tessier, vouloir rendre obligatoire ce que nous ne faisons pas à Marseille, alors que nous avons toute liberté pour mettre du vert dans les contrats de ZAC ? La ZAC est aujourd'hui un des seuls outils urbanistiques où l'on peut imposer des conditions (sur l'énergie par exemple), et pourtant, jamais à la Mairie de Marseille, on a pensé à utiliser cette opportunité.

 

Alors, d'accord pour généraliser le principe en passant par l'Assemblée Nationale, mais de grâce, engagez-vous dès aujourd'hui pour que Marseille soit exemplaire sans attendre pour ça, une loi votée à Paris. Ainsi, si vous croisez Renaud Muselier, parlez en lui. EuroMed, le plus gros chantier de Marseille, piloté par un EPAD que Muselier préside, n'a pas un seul critère environnemental. Chercher l'erreur ...

 

 

J’avais commis un billet en février dernier, alors que Hulot bousculait la campagne présidentielle, Marseille signe le Pacte Ecologique. Et alors ?. Le bilan sur la politique d’urbanisme reste d’une cruelle acuité. Pour les choix d’urbanisme structurant, sur l’énergie en particulier, Marseille fabrique du péril climatique alors que nous avons de fabuleuses opportunités. Il n’y aurait qu’à vouloir !!! : Chantiers d’Euroméditerranée, programmes de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, Zones d’Aménagements Concertés à foison notamment pour le logement, équipements publics structurants, programmes de rénovation urbaine avec l’ANRU , … tout cela représente des centaines de milliers de m², des milliards d’euros investis, et une belle occasion manquée d’économiser des millions de tonnes de CO2 et de créer des centaines d’emplois. Du moins, jusqu’à présent.

 

Au risque de me répéter, l’intelligence territoriale énergétique doit cristalliser au niveau local. Les collectivités sont sans aucun doute, le niveau d’impulsion le plus pertinent pour introduire le développement durable dans l’acte de construire et d’habiter. Au-delà du Grenelle, il faudra intervenir là où c’est nécessaire : le niveau local. Avec, nécessairement, un 1er adjoint au développement durable.

 

Un rapport du Sénat « Energies renouvelables et développement local : l'intelligence territoriale en action », de MM. Claude BELOT et Jean-Marc JUILHARD diagnostique la situation énergétique et climatique, pour analyser les solutions qu’apportent l’intelligence territoriale. Les collectivités sont de formidables territoires d’expérimentation où peut s’épanouir le potentiel de révolution/réforme énergétique (emplois, innovations, valorisation des ressources locales, lutte contre l’effet de serre, …), inéluctable à moyen terme.

 

Les pionniers d’aujourd’hui sont les leaders de demain. Si la lutte contre le changement climatique est un horizon indépassable, autant commencer aujourd’hui. Outre que c’est le seul chemin possible, cela permet de toucher les dividendes de l’innovation et de préempter une part relative de leadership. Quels seront les candidats qui l’auront compris avant les autres ? Quels seront ceux, qui viseront la place de 1er adjoint au développement durable, alors que les petits copains veulent tous être maires ?

 

La prise de conscience des décideurs locaux a été lente et n’est pas totalement achevée, elle manque encore d’être déclinée dans des politiques locales ambitieuses et pragmatiques, de se cristalliser dans des projets concrets. Parfait pour rédiger un programme de mandature.

 

L’appétence d’écologie des français doit, au-delà du Grenelle, trouver des réponses et  s’incarner dans une décentralisation citoyenne concrète. Penser globalement, agir localement.

 

 

Tag(s) : #Politique

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