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D’un billet de Malakine, sur la valeur travail au travail des valeurs qui dresse un bilan sans concession de la politique économique du gouvernement, je rebondis sur le Prix des lecteurs de l’économie 2006 du Sénat, « Comment nous avons ruiné nos enfants » de Patrick Artus et Marie-Paule Virard, édité à La Découverte.

 

Avec JC comme avec NS, la France continue de sacrifier sa jeunesse pour préserver son « modèle social », lequel profite essentiellement aux baby boomers (bonus aux rentiers avec NS). Prolongation/accentuation d’une obsession du court terme et des postures idéologiques, où l’on oublie comme d’habitude de préparer l'avenir. Artus et Virard nous donnent rdv en 2030 (je serai pas loin de la retraite), alors que le futur ce décide aujourd’hui.

 

C’est une césure profonde avec la gauche française, je suis en faveur de la réforme « radicale » du régime de retraite, aujourd’hui comme je l’étais en 2003. Question de solidarité générationnelle, alors que le logiciel des gauchistes est bugué/bloqué sur le pacte d’après guerre. Ne rien faire est d’une part aller dans le mur financier, d’autre part faire peser l’essentiel du fardeau sur les jeunes actifs d’aujourd’hui et de demain. Réformer n’est pas nécessairement et mécaniquement alourdir la cotisation des actifs, le prolongement de l’activité pour revendiquer un taux plein, … C’est prendre en compte la pénibilité des métiers, c’est basculer sur d’autres assiettes plus dynamiques (dividendes, droits de mutation, …).

 

Déficits et endettement élevé ne peuvent filer plus longtemps, le statu quo n'est plus possible face aux défis actuels. C’est vrai pour les comptes sociaux (sécu/retraite) comme pour le budget du gouvernement.

 

Sauf que l’actuel gouvernement s’éloigne chaque jour un peu plus, de l’esprit de concorde nécessaire à la réforme. Montant les français les uns contre les autres, faux privilégiés, contre précaires, rentiers, nantis, entrepreneurs, … le sens commun n’émerge pas. Il est même en voie de dissolution avec la mauvaise pièce de république bananière que joue la France. Augmentation du traitement présidentiel de 140 % alors que le pays doit se serrer la ceinture, faux diplôme pour Rachida Dati par ailleurs Ministre de la probité, soupçons d’escroquerie et de trafic d’influence pour Bernard Laporte au Secrétariat d’Etat aux sports, caisse à corrompre fluidifier les rapports sociaux à l’UIMM, délit d’initié pour le frère de sarko Lagardère avec la Caisse des Dépôts pour assumer les pertes, les cadeaux fiscaux qui ne rapporteront même pas 3 % de croissance – quoi que veuille l’omniprésident, l’apparition soudaine d’une crise énergétique, le régime de rigueur repoussé après les municipales, les députés godillots de l’UMP qui se rebiffent, … n’en jetez plus la coupe est pleine.

 

 

Heureusement que les médias sont relativement bien « tenus » en France, sinon, le quidam commencerait à se poser des questions, et pas seulement sur Fillon dont la cote de confiance plonge.  

 

 

Tout cela serait risible, s’il n’était question de l’histoire en marche de notre pays.

Tag(s) : #Politique

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