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Ce n’est que depuis le 17ème siècle que les vœux sont devenus les souhaits que l’on adresse à quelqu’un, spécialement au commencement de la nouvelle année. A son origine de sa racine latine, le vœu était au 12ème siècle une promesse faite aux dieux en échange d’une faveur demandée ou accordée.

 

Vous excuserez ce détour par le Robert historique de la langue française, mais il fait parti de mes résolutions pour 2006 : m’attacher à mieux comprendre et faire partager le sens et l’histoire des mots. Ce qui n’ôte rien à l’intention de ce billet : vous souhaitez le meilleur de la vie pour un futur millésimé.

 

Et du meilleur de la vie, nous allons en avoir besoin, tant 2006 pourrait ressembler à 2005 si l’on n’y prend garde. Une année où l’on regarderait presque tous les jours défiler le pire sur les écrans de TV, une année d’hyper-prose qui nous imposerait ses rapports monétarisés, chronométrés, liés au déferlement économico-techno-bureaucratique.

 

Donc, une année de résistance par la poésie sous toute ses formes : l’esthétique, l’amour, la jouissance, le plaisir, la participation, l’amitié, la création, le partage, les voyages, … de quoi emplir l’année de satisfactions.

 

Pour contrer la frustration et les déceptions, il y a plusieurs stratagèmes. Une possibilité est de considérer que la vie est une maladie mortelle qui s’attrape à la naissance : l’on échappe ainsi au vain. Une autre possibilité complémentaire est de toujours préférer la compréhension à la condamnation, de pratiquer l’auto-examen plutôt que le mensonge à soi-même.

 

Enfin, je recommande l’enchantement quotidien ou presque. Exercez vous à voir ces petits riens qui émergent de la banalité des jours pour faire du beau. Soyez dans l’ouverture et profitez des rencontres, avec des inconnus, des amis, des livres, des idées, des lieux, des goûts, ...

Tag(s) : #heloim.sinclair

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