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Fidel Castro (81 ans) quitte officiellement le pouvoir, dont il était déjà un peu éloigné pour cause de maladie, pour laisser les cubains aux mains de son frère, Raúl Castro (76 ans). Après 49 ans de règne sans partage, le lider maximo se la joue gentleman dictateur qui se retire sans violence, sans être victime d’un coup d’état intenté par un autre apprenti dictateur ou par la CIA. A Cuba, la dictature est devenue une affaire de famille... Que Fidel tire sa révérence volontairement, mérite d’être salué. Tchao l’ami, que tes crimes épouvantent ce qu’il te reste de nuits à vivre, et que ton frère puisse assumer une transition nationale du communisme insulaire vers une démocratie qui aurait de nombreux atouts (éducation & santé).

 

Le pétrole a une nouvelle fois franchi la barre symbolique des 100 $ le baril. Son cour à la bourse ne New York a atteint 101,32 $ en semaine, pour se replier juste en dessous de 99 $ vendredi. D’aucuns y voient le jeu de spéculateurs, d’autre le début d’un manque de l’offre pour nourrir la demande. Peu importe que ces deux raisons influencent à part variable, le cours de l’or noir est haussier et le restera à moyen et long terme, voilà la vérité. Début de 21ème siècle, l’ère de l’énergie chère s’est ouverte. C’est l’heure des transitions sociales et technologiques, l’heure du constat d’obsolescence de notre modèle sociétale, hérité de l’énergie abondante et bon marché. Dans les livres d’histoires, on s’interrogera sans nul doute, sur la myopie des experts du siècle dernier qui n’ont rien vu venir. Comment ces grassouillets des neurones, ont-ils pu croire qu’un pétrole à 10/15 $ comme dans les années 90, pourrait durer toujours ? 100 $ le baril n’est que le palier psychologique qui nous dit que le vieux monde est révolu. Comme Fidel, ces experts qui ont failli feraient bien de prendre leur retraite. ;-)

 

Une jeunesse en révolte, quoi de neuf ? Mercredi soir, suis rentré à mon hôtel pour tombé chez Taddeï, sur un ce soir ou jamais spécial jeunes. Vraiment bien ce mec, du bel ouvrage que ses émissions pour une télé qui ne fabriquerait pas du temps de cerveau disponible, mais du temps de cerveau attentif et en alerte.  Le plus âgé des invités est né en 77, je me prends un coup de vieux ;-). Au programme, la lutte des classes qui serait remplacée par la guerre des générations. Je grossis à peine le trait, il est beaucoup question de la spoliation de cette jeune génération par les vieux soixante-huitards. Du désir d’éternité de ces derniers, qui après avoir tué le père dans leur « révolution », ont finit par prendre les manettes du pouvoir et imposer leur conservatisme. Ils essaieraient maintenant de tuer dans l’œuf les aspirations de leurs enfants.

Vieillissement et non renouvellement des décideurs syndicaux et politiques, les chiffes sont éloquents : 45 de moyenne d’âge en 1983, 59 en 2000. N’est-ce pas une preuve évidente de non renouvellement de notre élite ?

Je ne sais pas si je suis habilité à vous parler de cette jeunesse, car de la génération 75 déjà vieille ;-), suis un peu déconnecté des générations des années 80 et 90. Jeunesse pessimiste ! Un quart des jeunes seulement croirait en un avenir prometteur/meilleur selon un récent sondage. Cette jeunesse victime de l’incurie de ses aînés politiques, a une confiance toute relative dans l’avenir. Elle se débat dans la précarité et les « petits » combats du quotidien (stage, CNE, CPE, CDD, ..), alors que les défis majeurs qu’elle devra affronter (changement climatique, fin du pétrole, évolution démographique,  …) s’amoncèlent.

La lucidité n’est pas une valeur partagée à tous les étages des générations. « Après moi le déluge », pensent beaucoup de jeunes et vieux en avançant vers l’avenir… Faut-il rappeler qu’il n’y a que le présent qui existe ?

 

Tag(s) : #chronique de la semaine

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