Partager l'article ! C’est la fin de l’hibernation au PS, vive la « déclaration de principes » ;-): C’est le printemps depuis le 21 mars, vous ne vous en ét ...


"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c'est se perdre et cesser
d'être.
On se connaît, on se construit par le contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l'autre, l'homme est un pont."
Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières
C’est le printemps depuis le 21 mars, vous ne vous en étiez pas aperçu avec le froid qu’il fait, mais le Parti Socialiste français vient de sortir d’hibernation. Un
scoop hors saison pour un parti qui n’avait pas fait un pas sur le chemin de l’aggiornamento depuis 18 ans. Enfin, après la défaite de 2007, la victoire des « malgré nous, faut tacler
sarko » aux municipales 2008, le PS a sorti enfin cette semaine sa « déclaration de principes ». Du nouveau au PS ? ;-)
Ce n’est pas rien, cet exercice politique au PS d’une déclaration de principes. C’est un accouchement douloureux qui arrive 5 fois par siècle. Le temps de remettre un logiciel de gauche à jour de la réalité sociale. Cette fois, c’est une vraie rénovation, presque sans langue de bois. Ainsi le PS nouveau (labellisation démocratique en juin) abandonne la « révolution » pour devenir un « socialisme démocratique ». Ils sont même en faveur de l’Europe et se son Union, la crise de 2005 est dépassée. Je ne sais pas si le PS compte chasser sur les terres en jachère du MoDem, mais il flotte un parfum de réformisme dans cette déclaration de principes, avec une forte tendance verte parce que le développement durable est incontournable, vive la fin du productivisme ! Une vraie révolution de doctrine, qu’un social démocrate écolo voit d’un bon œil … A croire que les éléphants sont partis au cimetière, il ne manque plus que les guerres égotiques déclarent l’armistice pour que l’on croie en une alternative au sarkozisme déclinant.
Quatre ans, c’est long, mais c’est en même temps tellement court pour bâtir une opposition d’alternative, qui a tué ses vieux fantômes et liquider le rêve d’un grand soir, pour se confronter au réel, aux rêves contemporains d’une société qui s’abîme...
Si « être socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est », ils risquent de recruter à tour de bras. Le renouvellement des idées sera-t-il à la hauteur du besoin de changement ?
Commentaires