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Les années passent et d’un seul coup, après avoir lu un article sur le « péril jeune », je me sens « vieux », hors de l’échantillon 18-24, un pied encore dans celui des 25-34, aspiré par le tourbillon des classes d’age… 


Sans enfant, sans trop d’occasions d’être dans l’échange et le dialogue avec les générations qui m’ont suivi au collège et au lycée, je me retrouve déconnecté de leurs symboles, de leurs angoisses, de leurs idées, de leurs rêves. Avec une météo médiatique où la perturbation CPE s’est installée sur l’hexagone sans que l’anticyclone de l’espoir n’arrive à percer, les médias auscultent la jeunesse. Et moi, je me rappelle la morosité ambiante des années 90, mes engagements emplis de générosité, d’envie d’en découdre et de rentrer dans la vie. En une décade, a-t-on progressé dans la peur et la précarité du futur ? Qu’elle différence entre cette jeunesse et la mienne tout juste périmée ? Etais-je plus malin dans la révolte estudiantine contre le CIP, que celle-ci contre le CPE ? …

 

Pas de réponses, des questions en boucle, tout juste quelques constats que je vous livre. Cette jeunesse est à la fois généreuse (mobilisée pour l’alter mondialisme, l’écologie, le commerce équitable, …) et terriblement conservatrice.

Devinez quels sont les deux candidats qui remporteraient le plus de suffrages chez les 18-24 s’ils se présentaient. 1er ex aequo à 23 % N. Sarkozy et JM Le Pen !!!(enquête Sofres réalisée les 8 et 9 février qui soumettait une liste de 16 candidats pour la présidentielle). Doit on en retenir que la jeunesse se « droitise » à l’extrême, qu’elle rejette l’offre politique existante ?

J’écoutais l’autre soir Bruno Julliard, président de l’UNEF, pour qui la vision de l’école est nécessairement idéologique et politique. Question de projet, éternel discours sur les moyens qui manquent, refus de toute réforme pour conserver un statu quo en faillite. L’université française devrait restée hors du système économique, ne surtout pas intégrer le satanique monde de l’entreprise dans le cursus des diplômes. Cela frise la caricature du ridicule, comme si le mur de Berlin était encore debout et le plein emploi répandu. Ce n’est pas le 1er combat d’arrière garde de l’UNEF, rappelez vous la précédente bataille contre la réforme du L.M.D. qui voulait permettre à l’université française d’entrer dans la dynamique des équivalences européennes...

 

En écoutant la rue s’exprimer ces derniers jours, il me vient cette une citation de Goëthe : « peu d'hommes veulent devenir quelqu'un, tous veulent l'être déjà ». Et en entendant la réponse du gouvernement, j’envoie celle-ci à De Villepin et De Robien : « traitez les gens comme s'ils étaient ce qu'ils doivent être et vous les aiderez à devenir ce qu'ils sont capables d'être », du même Johann Wolfgang.

Tag(s) : #heloim.sinclair

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