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Etre écologiste aujourd’hui est plus que jamais, une question de bon sens. Le progrès n’est pas nécessairement destructeur, il a généré et s’est construit sur des montagnes de connaissances. Jamais la civilisation humaine n’aura été autant « savante » ni « sachante ». La frontière de l’inconnu, dans tous les domaines, a été repoussée à des confins inimaginables…

 

Et pourtant, tous les signaux sont au rouge, nous détruisons tous les jours un peu plus notre milieu. La terre unique et singulière est malade des pollutions de l’homme. Les informations ont beau être de plus en plus alarmantes et concordantes, les compagnies, les institutions et les politiques avoir recycler le concept de développement durable en discours marketing et postures de façade, la réalité demeure cruelle. Inéluctablement réelle, en dépit des jeux d’apparences, comme celui de notre confort, de notre profit, ... La prédation de notre civilisation, dans son « apogée » contemporaine, menace l’équilibre climatique, le si fragile substrat au développement séculaire de l’espèce humaine. Notre modèle actuel n’est pas tenable, tout le monde le sait, c’est une autoroute qui conduit à l’impasse, une nouvelle barbarie du monde occidentale à laquelle presque tous collaborent, sans penser à la remettre en cause.

 

Alors, comment surmonter ce paradoxe : une civilisation qui fait culminer la connaissance, le savoir, et qui dans le même temps reste incapable de ré-orienter son développement pour éviter le crash total ?

 

« A force de sacrifier l’essentiel pour l’urgent, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. »

 

Deux pistes évidentes, semblent s’imposer :

 

Prendre en compte les échelles de temps, réintroduire dans notre mode décisionnel la mise en perspective, ne pas rester rivé au court terme, mais imaginer dans le même mouvement de penser, les conséquences à moyen et long terme. Passer tous nos choix et pratiques au tamis de cette double échelle de temps, et abandonner, /adapter ce qui est en contradiction avec le principe de précaution, ce qui est un flagrant délit d’opposition au développement durable.

 

Je ne veux pas croire que l’homme soit devenu si égoïste à ne plus penser à ses enfants, et aux enfants de ses enfants. Car au point où nous en sommes rendus, ce sont eux qui seront directement concernés par notre insuffisance actuelle, par notre obnubilation du présent sans conscience.

Il y a une filiation qui ne se réfute pas, elle remonte sur plusieurs centaines de milliers d’années. Je ne veux pas croire l’on puisse aujourd’hui dilapider en si peu de temps cet héritage qui appartient aux générations futures. D’autant qu’aucun de nous ne pourra invoquer l’ignorance, dire qu’il ne savait pas.

 

Savoir être dans la dialogique passé-présent-futur, sans compromettre le futur. C’est une ordonnance d’urgence pour nos décideurs, élus, responsables, à tous les niveaux, à toutes les échelles, jusqu’à tout à chacun, de proche en proche…

 

La seconde piste, réside dans le retour à une pensée globale, à un décloisonnement des connaissances. Le citoyen grec, le sujet du moyen age, le philosophe des lumières, … avaient peut être par rapport aux nôtres des moyens limités, des connaissances partielles, sommaires,… mais ils avaient une vision globale de la problématique du monde, qui puisait pour beaucoup dans le bon sens. D’hyperspécialisation en développement sectoriel, nous en sommes arrivés à ne plus penser le global, à ne plus relier entre elles les facettes du monde que l’homme explore. Notre mode d’appréhension dissèque, fractionne, réduit, simplifie, … il faut maintenant qu’il relie, assemble, complexifie, fusionne. Mettre la force intellectuelle de l’homme en mouvement vers la finalité globale du mieux vivre ensemble, au lieu de l’employer à des moyens sans raison fondamentale, à hypothéquer l’avenir de nos enfants.

 

Il y a urgence.  

Tag(s) : #Environnement

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