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Je n’ai pas encore lu le dernier ouvrage de Jacques Marseille, titre du post, mais cet éditorialiste au Point a squatté les plateaux télé de France 3 ces derniers soirs. De France Europe Express du 21 mars, avec une émission très pertinente «Que révèle la crise du CPE ? », à Culture et dépendances qui fêtait sa 100ème le 22 mars, avec un dessein ambitieux « Où en sera la France dans 20 ans ? », J. Marseille nous a asséné les même répliques, calquées sur sa 4ème de couverture. ” Ça va péter ! ” Ce pressentiment qu’expriment à longueur de conversations les français démontre qu’ils connaissent leur histoire de France. Des jacqueries médiévales aux guerres de Religion, de la Fronde aux guerres de la Révolution, des journées de juin 1848 aux massacres de la Commune, du désastre de 1940 au ”suicide ” de la IVe République en 1958, la guerre civile a bien été le moteur de notre histoire et notre façon d’accomplir les ” ruptures “.

 

Remarquez, je ne m’intéresse pas plus que cela aux travaux de l’historien Simplement la coïncidence de sa présence était peut être fortuite, mais ces deux émissions étaient en résonances, avec une parole vraie, libérée des heures de prime time. Raymond Barre, François Bayrou, Martine Aubry, François Chérèque, Hervé Novelli,  … des invités non susceptibles de penchants anarchiques, et qui pourtant partagent le même constat : la France n’est pas une vraie démocratie.  Par ces temps de conflits de rues, ces relatifs adversaires politiques arrivaient a échanger posément, sans chahut ni empoignées et s’entendaient sur une même idée : toujours on essaye de résoudre les problèmes des français par la loi, votée par un corps non représentatif, et toujours les réformes bousculent  et méprisent les corps intermédiaires (les syndicats), souvent contre l'intérêt général. Parce que nos institutions nous imposent les jeux de guignols à l’Assemblée tout en conservant une monarchie présidentielle, le mot consensus est un vilain mot à Paris. Le jeu de guignols n’est pas qu’une image, c’est un triste théâtre des idéologies et du dogmatisme qui s’affrontent, déconnectés de la réalité et de la problématique pragmatique.

 
Le « diagnostic partagé » est flagrant, par ces hommes et femmes de gauche comme de droite : cette farce politique franco-française est stérile, elle n’enfante que désordre et déficits. Peut être à cause de ce diagnostic partagé qui n’entraîne aucune réforme des mentalités et des pratiques, Jacques Marseille aura raison … Si on lui donnait tord ?

 

 

Tag(s) : #heloim.sinclair

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