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Dans l’actualité économique et politique, ce n’est pas la modeste (et volontaire) prime au transport qui va réjouir le bon peuple, déjà invité à casquer sur son assurance vie pour financer le RSA, tandis que les plus riches bénéficieront du bouclier fiscal (qui ne laisse pas passer les nouveaux prélèvements). Faut dire, que ce bon peuple n’a qu’à avoir de l’entregent, connaître l’omniprésident et prêter allégeance. Par ailleurs, mieux vaut ne pas avoir de compte à la Caisse d’Epargne ou à la Banque Populaire, pour garder le moral. Et pour la morale, faudra revenir …

 

Champion du fait du prince dans la catégorie « crapule » : Bernard Tapie

L’affaire d’état Bernard Tapie est sortie politiquement grâce à l’opiniâtreté de Charles de Courson, député Nouveau Centre, qui a rédigé un rapport parlementaire explosif pour la Commission des finances de l’Assemblée sur le sujet. Et quel lièvre politique, ce cher Charles a levé !!!. « Plume de presse » fait une bonne synthèse de cette escroquerie en bande bling-bling organisée : « Après un verdict défavorable de la Cour de cassation, plus haute instance judiciaire française, qui avait jugé en 2006 que Bernard Tapie n’avait droit à aucun dédommagement dans l’affaire Adidas/Crédit lyonnais, la justice a été dessaisie – à la demande de l’Etat - au profit d’un "tribunal arbitral" qui lui a accordé une somme record, qui coûtera net à l’État entre 136 et 154 millions d’euros». HOP, une fois ses dettes payées, Bernard Tapie va prendre entre 106 et 144 M€, dont 45 M€ au titre du préjudice moral. Malgré le pédigrée immoral du personnage à la gouaille marseillaise, BT prend directement dans la poche des contribuables. C’est bon d’être ami de l’omniprésident ! L’Etat, tellement pressé de régler sa dette, a payé ce vendredi 5 septembre, 197 M€ à Nanard. L’Etat n’aura même pas attendu la rentrée de trésorerie du tiers au 15 septembre. Rubis sur l’ongle, merci monsieur le prince !!!

Le fait du prince, ce n’est pas seulement virer le coordonnateur des forces de sécurité en Corse parce que des nationalistes ont foulé la pelouse de Christian Clavier, ami de l’omniprésident. C’est aussi intervenir pour organiser une "spoliation de l’État et du contribuable", comme le dénonce François Bayrou, président du Modem. Là, on s’éloigne très très loin de « l’Etat irréprochable » des promesses de la campagne 2007. Personnaliser la fonction de président, ne doit pas devenir la prévarication pour un clan, une cour, comme l’illustre si tristement l’affaire Bernard Tapie. Carla aura beau avoir chanté tout l’été, il en faudra plus pour ne pas désespérer le bon peuple.

 

 

Natixis dans la tourmente, où comment des banques mutualistes s’égarent

La banque française Natixis, filiale des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires, est dans la tourmente financière. Elle en est à rechercher l’appui des fonds souverains et exotiques, pour se renflouer (3,7 milliards d’euros à trouver). Une levée de fonds bradée par une banque au bord du gouffre, Natixis qui a perdu depuis fin 2006 70 % de sa valeur en bourse, et dont les nouvelles actions sont émises à un prix deux fois moins important que la valeur du titre au 3 septembre. Ironie de l’histoire, Natixis est même allée pleurer dans les jupons de la Caisse des dépôts et consignations. La CdC, dont les dirigeants des groupes Caisse d'épargne et Banques populaires avaient obtenu des pouvoirs publics l'éviction en 2006, pour créer Natixis. A leurs yeux, la Caisse des dépôts avait une gestion trop « bon père de famille », pas assez sexy comme actionnaire d’une nouvelle banque d’investissement aux dents longues, futur "champion bancaire". Depuis, les dents ont été râpées/limées …

 

Charles Milhaud, président du Groupe Caisse d’Epargne, et Philippe Dupont, président de Natixis et également président du Groupe des Banques populaires, ont-ils mal aux dents ?

Comment, ces apprentis sorciers de la finance spéculative, ont-ils pu jouer l’argent de banques mutualistes, dans le grand casino des subprimes et autres produits dérivés ? Ont-ils reçu mandat de leurs sociétaires, pour ces aventures spéculatives qui se soldent par de grandes pertes ? Pendant combien de temps encore, vont-ils utiliser les recettes et bénéfices de leurs banques de détail, pour flamber dans la financiarisation du monde ? Caisse d’Epargne, Banque Populaire, des marques qui inspiraient confiance, qui revendique une éthique coopérative, et qui se sont dégradées/abîmées sous la conduite des sieurs Milhaud et Dupont. Car oui, mon brave monsieur qui a son compte courant chez l’Ecureuil, ou au sein du groupe coopératif animé par des valeurs fortes et partagées (sic), Milhaud et Dupont vous rançonnent pour se payer de grands frisons.

 

 

Après ces deux brèves, question subsidiaire : peut-on encore croire à la morale ?

Tag(s) : #Politique

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