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Le capitalisme financier toujours en crise

Le plan de sauvetage du système financier US, n’en finit pas d’accoucher dans la douleur. A un peu plus d’un mois du grand scrutin de novembre, J. McCain et B. Obama se sont retrouvés à la Maison Blanche autour de GW Bush. Pour travailler de concert au plan de sauvetage de l’économie américaine, qui ne voudrait pas se traduire pas une méga prime publique à la malversation. Les 700 milliards de dollars (près d’1/2 milliard d’euros) d’argent public pour racheter des créances pourries, font grincer les dents chez les électeurs républicains et s’égosiller ceux démocrates. Le Congrès n’a toujours pas laissé GW Bush signer ce chèque en blanc, malgré le tocsin de fin d’un monde (la prospérité) qu’a agité GWB. Le péquin moyen américain a l’impression d’avoir été un mouton tondu aux temps fastes de Wall Street, pour devenir celui qu’on saigne maintenant que le château de cartes financier s’effondre. Les sacrifices dictés par Washington, pour préserver ce qui peut l’être d’un système perverti, leur laissent un goût amer. Un remède aigre pour éviter une crise systémique. Crise systémique, ça veut dire quoi pour l’américain moyen ? Maintenant qu’il faut choisir entre la peste et le choléra, un sentiment profond de s’être fait arnaquer par ceux qui établissent la nouvelle ordonnance…

Assiste-t-on à la fin de l’empire américain, tel que l’avait prédit Emmanuel Todd ? Je le pense, une nouvelle ère va commencer… J’espère qu’Obama sera élu pour être ce président de transition, au milieu de la tourmente financière américaine qui gangrène l’économie mondiale.

 

Sarkozy, Don Quichotte du verbe à Toulon

De retour de l’ONU à New York, l’omniprésident a enfin communiqué en France à propos de la crise financière mondiale qui s’amplifie depuis début septembre. Celui qui réagit d’habitude au quart de tour au moindre fait divers, a pris son temps (des jours et des jours …) pour tisser le discours populiste de Toulon. Le président bling-bling du capitalisme triomphant, a retrouvé son costume d’arrogance pour fustiger les déviances de la spéculation, ce goût immodéré de l’argent pour l’argent. Comme à Gandrange au lendemain de son mariage, comme en campagne électorale du temps où son nègre Henri Guaino, affutait le verbe populiste contre l’argent roi.

Mais cela est le moindre des paradoxes. Car si à Toulon, Sarkozy a ouvert le parapluie protecteur de l’Etat  pour qu’aucun français ne perde un seul euro dans la défaillance d’une banque hexagonale, il prône dans le même temps le toujours moins d’Etat. Ainsi, l’Etat est présenté comme la tutelle de dernier ressort pour les concitoyens, tandis que le gouvernement de l’omniprésident taille des croupières dans la puissance publique avec le projet de loi de finances 2009 (PLF 09). Allez comprendre … De même, le président temporaire de l’UE appelle à plus d’Europe, à plus de réflexion et d’action au sein de l’UE pour réagir à la crise, tandis qu’il s’affranchie des engagements communautaires de la France pour 2012 sur la dette et déficits, tout en dénonçant l’impuissance récurrente de l’UE à formuler une réponse collective.

Sarkozy n’a pas que joué des paradoxes à Toulon, il a aussi ressorti la machine à promesses en annonçant mesures et projets de mesures, sans autre financement que la dette. Des promesses sans doute pour 2010 – pour plus tard ou pour jamais ? - car le PLF 09 n’a pas encore transcrit toutes les annonces de notre Don Quichotte du verbe. Mais les promesses n’engagent que ceux qui les croient, souvenez-vous celles sur le pouvoir d’achat !

 

PS. Après ce virage anticapitaliste en terre varoise, Olivier Besancenot ne devrait pas tarder d’être l’invité permanent du Pavillon de la Lanterne et des dîners de Carla ;-)

 

Une nouvelle rubrique « Planète » au Monde

Inaugurée avec l’édition du Monde datée de mardi 23 septembre, une nouvelle rubrique de deux pages a fait son entrée dans Le Monde : « Planète ». La terre est devenue si abîmée par la folie des hommes, que ce journal de référence a décidé d’y consacrer deux pleines pages quotidiennes, pour que la prise de conscience gagne du terrain et que des solutions vertes puissent atténuer l’angoisse du saccage environnemental.

Avec l’exigence journalistique qui siée à ce journal du soir, l’arrivée de cette nouvelle rubrique « Planète » met l’urgence écologique au même rang que l’actualité internationale, l’Europe, la France, l’économie, ou la culture. C’est un pan important de la problématique sociétale qui ne pouvait être occulté plus longtemps, se contenter de brèves et d’articles épars. Dorénavant, la rubrique « Planète » ouvre les yeux de ceux qui voudraient continuer de croire qu’il n’y a pas d’urgence écologique. Elle nourrit avec sérieux et perspectives, le combat politique pour la protection de l’environnement. Il était temps ! Espérons que « Planète » du Monde, inspire d’autres médias généralistes.

 

Tag(s) : #chronique de la semaine

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