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Le titre du post est romantique à souhait, et pourtant, je déambule avec ma solitude de via en via, question d’habitude … Quelle idée aussi, à Rome, on y vient en famille explorer une des source de notre civilisation, en couple profiter de la dolce vita et faire une partie de cache-cache au Palatino, mais seul ?

 

Comme une lancinante frustration de ne pas partager la beauté romaine, de ne caler son pas ou sa respiration sur personne, de ne recevoir aucun acquiescement sur le choix osé de cette cravate dans la boutique d’à côté… Contrepartie d’une totale liberté, d’une disponibilité à fleur de peau, ce léger désagrément de n’être toujours qu’avec soi.

 

Pourquoi cette émergence, cette éruption d’un manque ici à Rome ? L’autosuffisance est pourtant une de mes règles de vie, d’où vient cette tension qui bouscule l’équilibre ?  Est-ce que le vœu fait l’autre soir en lançant une pièce dans la fontaine de Trévi serait en train de prendre corps ? Qui sera mon Anita Ekberg ?

 

Comme l’a si bien écrit Francesco Alberoni, l’amour est un mécanisme qui s’amorce sur une dépression. La plus petite et ancestrale révolution du monde, a besoin de remettre en cause un ordre des choses (intimes et sociales) pour prospérer, de procéder à un travail de sape avant d’éclore.

 

Peut être qu’ici, je touche une sorte de réminiscence d’une vie passée et passionnée. Plus rationnellement, c’est sans doute la combinaison de la féminité romaine cultivée avec grâce et la chaleur du printemps, qui réveille mes hormones. Programmation atavique de mes cellules, le temps d’un week-end à Rome pour le ressentir… Comme un point de rupture, y déceler de nouvelles rencontres, des expériences, d’autres engagements et projets pour demain.

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #heloim.sinclair

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