Partager l'article ! Entre grandeur et décadence, trouver refuge dans les petites rues de Campo De Fiori: C’est la seconde fois que mes pas foulent les siècl ...


"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c'est se perdre et cesser
d'être.
On se connaît, on se construit par le contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l'autre, l'homme est un pont."
Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières
Quelle impression en ce week-end d’élection, alors que le débat politique italien est un théâtre de démagogie ? Ici aussi, c’est une fin de règne, un régime à bout de souffle qui ne sauve même plus les apparences… L’éclat de la ville musée archéologique n’éblouie pas (plus) l’homme de la rue, la splendeur du passé a du mal à éclairer l’avenir… Ici aussi, les extrêmes cohabitent et progressent, faute d’une sociale démocratie vigoureuse et réformatrice.
La France et l’Italie ont-elles une jumellité catastrophique au désespoir de l’Europe ? Presque, si ce n’est qu’il n’y a pas eu de jacobins italiens, l’état y occupe une place significativement différente, … En dehors de ça, la même absence de solutions aux mêmes maux : manque d’investissement dans la R&D et l’éducation, déficits, chômage, …
J’en suis là de mes réflexions alors que je divague dans les rues de Campo de Fiori, des vicoli qui abritent artisans et galeristes, petites échoppes/ateliers où l’intelligence des mains parlent encore et toujours à l’humanité …
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