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Dimanche, je faisais du tri dans la masse de journaux épars entre valise, sac et table de travail, quand je suis tombé sur ce vieux numéro du Time daté du 20 octobre. Périmé depuis une semaine, une éternité pour la rubrique économie en période de chute des marchés...


Ainsi, l’article de Peter Gumbel sur la crise économique était illustré sur une pleine page d’une planète qui partait en flamme. Image choc pour une crise globale, avec un chiffre : moins 6,500,000,000,000 dollars US,  le montant des pertes des bourses mondiales entre le 6 et le 7 mai, selon l’index Standard & Poor’s BMI global.

Le 25 octobre, un article du Monde nous apprenait que depuis le début de l'année, les grandes places boursières internationales ont perdu presque la moitié de leur capitalisation. Cela signifie qu'environ 25 000 milliards de dollars sont partis en fumée, soit près de deux fois le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis.

Aussi, j’ai retouché l’illustration du Time, pour la mettre à jour des pertes : 25 000 milliards de dollars !!! Les places boursières ont tellement reculé, qu’elles effacent toutes les fusions, acquisitions, compressions, réorganisations, délocalisation, … qui justifiaient à elles seules la désocialisation/dérégulation de notre économie réelle depuis des années. Comme si ces sacrifices n’avaient servi qu’à faire cracher d’aussi éphémères, que colossaux et immondes bonus. Qu’à faire grimper de virtuels indices convertibles en monnaie, payés par le salaire de la précarité. Qu’à faire flamber le système économique mondial.


Tout ça pour ça ? A quoi bon avoir favorisé l’actionnaire dans la redistribution, si le marché dilapide toute la fortune faite sur le dos des travailleurs pendant des décennies ? Cette redistribution qui allait à l’envers de la justice sociale, au nom de la mobilité des investisseurs, n’a même plus l’excuse alibi d’avoir généré une certaine richesse collective par cascade de dépenses. Le bling-bling tombe en cendre... Ce n’est pas que de la richesse virtuelle qui s’évanouie, c’est aussi les pensions de retraite des américains qui fondent. Cette crise, c’est la folie qui conduisait le trio politique/finance/industrie, qui est mise au jour. Dans tout ce trouble, c’est une indicible clarté pour inventer demain et refonder un nouveau contrat social global.

 

Tag(s) : #Politique

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