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Depuis l’article sur les plans climats territoriaux de Marseille et de sa Communauté Urbaine du 22 mai, l’actualité solaire revient en force pour la ville de Marseille. Selon l’article paru le 3 juin sur le site d’information « éconostrum », la ville de Marseille veut devenir exemplaire en matière d’énergies renouvelables. Elle vient de lancer un appel d’offre pour installer des panneaux photovoltaïques sur 120 000 m2 de toits de bâtiments municipaux. Trois groupes scolaires passeront au solaire au cours de l’été. Au total, les projets portent sur 24 hectares de surfaces équipées, soit la consommation de 35 000 habitants.

Pour l’équipement de 120 000 m2 de toits de bâtiments municipaux, selon l’appel à projets du 27 mai, les offres être remises avant le 7 juillet 2009 pour que les ouvrages soient réalisés  en 2010, pour une puissance totale de 14 MW.

 

Cette mise en concurrence a du bon, car jusqu’à présent, l’aventure solaire de la ville de Marseille tenait beaucoup trop d’un flirt avec la société privée EDF Energies Nouvelles. Rappelons que cette dernière, qui aime distribuer des stocks options, a déjà beaucoup obtenu  de la Ville de Marseille :

La mise à disposition d’un terrain de 30 hectares près de sa décharge d’Entressen pour réaliser une centrale photovoltaïque de 12 MW,

L’équipement des trois groupes scolaires (Caillols, Rouguière et Saccoman Pont de Vivaux), soit 5 500 m2 installés pour 598 KW, via une convention d’occupation temporaire,

La solarisation de la friche de la Belle de Mai, pôle culturel de la ville, via une nouvelle convention d’occupation temporaire pour 3 000 m2 de toits.

Un flirt plus poussé entre Marseille et EDF EN aurait sans nul doute chagriné et irrité  l’autorité de la concurrence… et les nombreux concurrents d’EDF EN.

 

Face à cette politique marseillaise solaire ambitieuse, je n’accablerai pas la Ville pour son fumeux « palais de la glace et de la glisse » qui intègre 100 m² de panneaux solaires pour tenter de verdir un équipement très gourmand en énergie. Bâtir une immense patinoire  dans une région chaude est une absurdité, que 10 kW de solaire ne rend pas moins absurde.

 

De même, je n’accablerai pas Hélène Venturino qui est trop « marseillaise » et n’a pas assez voyagé en Europe, pour oser affirmer que «Marseille est la ville, en France et en Europe, qui s’est le plus engagée, et de très loin, sur un tel niveau de surfaces et de puissance dans l’énergie photovoltaïque… avec 24 hectares de panneaux, dont 13 hectares intra-muros, qui vont voir le jour dans les mois qui viennent ». L’engagement de Marseille pour le solaire est très récent, il demande à être confirmer avec la réalisation des projets. Il est bien moindre que de nombreuses villes en Europe et en France. Aussi, Hélène Venturino devrait-elle cultiver l’humilité pour faire briller la politique solaire marseillaise, elle y gagnerait en crédibilité. C’est une bonne chose de réaliser 120 000 m² d’installation solaire à Marseille, c’est un premier pas qui en appelle d’autres pour engager un véritable plan climat.

 

 

Tag(s) : #Marseille 2008 et au delà

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