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Jour d’élection européenne, journée civique où le hasard du net me fait lire un article sanglant de Bakchich pour la gauche marseillaise. Les affaires de financement public d‘associations fictives gangrènent le Conseil Régional et le Conseil Général, deux bastions socialistes. La distribution de subventions sonnantes et trébuchantes, à des coquilles vides dans un but électoraliste et clientéliste, devrait faire des ravages pour les prochaines élections Régionales de 2010, et pourrait même rebondir aux Municipales de 2014.

Ça sent tellement le roussi à la Région, que le président Vauzelle a lâché Sylvie Andrieux qui a perdu la délégation à la Politique de la Ville. Faut dire qu’une vice-présidente de la Région qui « arroserait » pour acheter des voix, ça la fiche mal. Le calcul du président de la Région Paca est limpide, pour ne pas trop hypothéquer le scrutin de 2010, il faut faire sauter le fusible Andrieux. Son pédigrée de figure de la gauche locale - Sylvie Andrieux dirige le groupe PS à la Région, est conseillère régionale depuis 18 ans, députée (PS) et maire du 7e secteur de Marseille, conseillère municipale et communautaire - sera redoutable quand l’affaire des « subventions électorales » franchira le rubicon judiciaire.

 

L’hypothèque judiciaire du scrutin de 2010 n’est pas une fiction pour la gauche. C’est tout le bilan de deux mandatures socialistes à la Région qui pourrait être entraîné par ces « affaires ». Le conseil régional n’est pas la seule institution touchée par ses « subventions électorales », le Conseil Général est également impacté. Ce qui pourrait ne pas être sans conséquence pour la course à la mairie de JM Guérini en 2014.

Roland Balalas, secrétaire général du groupe PS à la région, pivot du système de « trafic d’influence électorale » à la Région et principal mis en examen dans le dossier a balancé en audition. Il s’est déboutonné, ce cher Roland, mouillant au passage la sénatrice et vice-présidente du conseil régional Samia Ghali, et son compagnon Franck Dumontel. Ce dernier, directeur de cabinet du président conseil régional qui gérait directement avec Sylvie Andrieux ces dossiers signalés, est depuis parti officier à la direction de cabinet du président de Marseille Provence Métropole. Histoire d’étendre la machine à magouilles ?

 

A quand une opération mains propres pour la gauche à Marseille ? J’ai beau avoir le cœur à gauche, ces affaires de subventions détournées de leur utilité sociale pour faire du trafic d’influence électorale, déshonorent une famille politique qui se revendique de la justice sociale. Elles dilapident de l’argent public et salissent les valeurs de la démocratie. Elles sont tout simplement inacceptables et doivent trouver une issue judiciaire. La probité des élus est le prix de mon vote !!!

 

 

MAJ Juin 2012, le procureur a requis un non lieu au bénéfice de M. Dumontel en février 2012.

Tag(s) : #Marseille 2008 et au delà

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