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Le moleskine dans les bagages, continuer mon carnet de voyage.

 

Je n'écrirai pas le nom du lieu où j’ai posé mes valises pour trois petites semaines. Surtout ne pas faire de publicité à une île qui tente autant que faire ce peut, de résister au tourisme de masse, « happy few ».

 

Ça peut paraître égoïste à première vue, refuser aux autres la magie d’un lieu que l’on s’octroie pour soi même. Et pourtant, à quelques encablures d’un aéroport international, l’esprit de ce lieu pourrait mourir sous le déferlement de bitume, de béton, pour des hordes de touristes et la pollution qui va avec…

 

Regardez Ibiza, langue de terre colonisée par des hippies dans les années soixante dix. C’est le parfait cliché d’un territoire en train de faire « game over », après trente ans de partie décadente, tous les jours l’île s’approche du tilt irrémédiable. Processus accéléré de concentration et d’urbanisation, toujours plus de touristes, d’appartements, de boutiques, toujours plus d’avions, de voitures, de scooters, de bateaux, toujours plus de rejets, de déchets, toujours plus besoin d’énergie... A tel point, que la radio insulaire fait des appels à la modération énergétique, tandis qu’une centrale au fioul fonctionne à plein régime au beau milieu du port, à quelques centaines de mètres à peine de la vieille citadelle … Et ils sont en train d’y construire deux autoroutes.

 

Là, sous vos yeux, en s’écartant d’Ibiza en bateau, vous voyez l’insoutenable, le smog d’ozone et de mazout confirme le diagnostic !!! Alors que ce paysage devrait être d’un « pur azul », il est contaminé par le trop d’hommes.

Tag(s) : #heloim.sinclair

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