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Ce ne sont pas encore des résultats définitifs, mais les tendances indiquent que malgré son taux historiquement bas (33,6%), la CDU, le parti d’Angela Merkel, arrive en tête à l’élection législative fédérale qui se tenait ce dimanche 27 septembre. Il fera alliance avec le FDP (14,6 %), le grand gagnant des élections derrière les conservateurs. Les sociaux-démocrates du SPD prennent une grande claque (23,1%), la plus grosse défaite électorale depuis longtemps. Les Verts (10,5%) arrivent derrière Die Linke (12,1%), le parti à gauche du SPD qui a grignoté nombre de voix.

Ainsi, le « grand frère allemand » met fin à l’expérience de cohabitation qu’avaient étrenné la France dans les années 80/90. La grande coalition réunissant CDU et SPD n’est plus. Avec une majorité nette, la coalition de centre droit qui va se former aura les coudées franches, et la gauche allemande va devoir repenser un futur, se reconstruire et inventer de nouvelles alliances pour servir un nouveau programme.

Les caciques politiques français, vont sans nul doute analyser le résultat allemand, qui confirme l’orientation conservatrice exprimée aux élections européennes. Le bleu à la quotte en Europe, sauf exception ;-).  Au-delà de la plaisanterie, j’en retiens que les conservateurs sont plus rassurants par temps de crise, et que la sociale démocratie, doublée par sa gauche et sur un front vert, est à la peine pour être audible crédible. Les socialistes en minorité arithmétique, c’est quelque chose qui pourrait durer longtemps sans un aggiornamento de leur programme politique. L’équation de l’extrême gauche semble encore plus difficile à résoudre que celle de l’écologie politique, qui peu ou prou, va finir par s’imposer comme une base du socle politique commun, à droite comme à gauche à dose plus ou moins cosmétique.


Il est à souhaiter que l’Allemagne ne tourne pas le dos à l’Europe. Angela Merkel a semblé bien frileuse sur la coopération multilatérale ces derniers mois. Faire entendre une voix européenne n’a pas été la priorité de la chancelière, loin s’en faut. Affairée qu’elle était à préparer l’élection et à gérer les intérêts allemands dans une matrice nationale… L’Europe a besoin de plus d’Allemagne, en lien avec plus de collaboration franco-allemande inclusive. Finance, mutation industrielle, réponse au changement climatique, politique énergétique, guerres et diplomatie, politique de voisinage, … L’agenda de coopération politique est inépuisable. J’espère que la première économie d’Europe, à la pointe des écotechnologies, saura imprimer un politique coopérative qui la grandira autant qu’elle dynamisera l’Europe. On ne peut rêver l’Europe sans une Allemagne ambitieuse et généreuse…

  

Tag(s) : #Europe

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