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L’OPEP, organisation mondiale des principaux pays producteurs de pétrole, fêtera demain 14 septembre ses 50 ans. Les Echos du jour font un bon dossier sur le sujet. Plutôt favorable aux intérêts de l’occident à sa création, l’OPEP est aujourd’hui moins docile vis-à-vis de Washington. Parmi ses douze membres, on compte l’Iran et le Venezuela très ostensiblement antiaméricains. L’Equateur et la Libye ne sont pas eux-mêmes de farouches amis de la bannière étoilée… Pour l’occident, gros consommateur, mais aussi pour l’Asie, nouveau gros siphonneur de pétrole, heureusement qu’il y a un modérateur à l’OPEP qui est aussi le plus gros producteur : l'Arabie saoudite. Ne pas étrangler les clients du cartel, c’est la politique officielle des saoudiens, avec un prix raisonnable de 80 $/baril selon l’humeur du moment.

 

 

Le meilleur papier des Echos signé par Emmanuel Grasland, est sans doute « Les trois paradoxes du cartel du pétrole » - article payant – où sont développés les trois piliers de la prochaine crise pétrolière à venir : des réserves peu vraisemblables / une cohésion limitée / un passager clandestin : la Russie. Ce n’est pas tant un paradoxe du cartel, mais un paradoxe sociétal qui dessine la grande fragilité de notre civilisation.

 

Le problème des réserves, facticement augmentées dans les années 80, et non diminuées depuis que l’on pompe comme des malades (de l’ordre de 80 millions de barrils/jour en ce moment), est sans nul doute le plus grave. Tout le monde sait que l’on ne sait rien sur l’état des réserves accessibles, mais ce n’est pas grave, cap sur les 100 millions en mobilisant les ressources non conventionnelles. La déplétion des puits qui va jusqu’au tarissement des gisements ? Pas grave…

 


Il faut s’habituer à une énergie chère, voilà la conclusion de cet anniversaire. Voyez ci-après le graphique des prix du pétrole depuis 50 ans (source Les Echos). Le prix bas au tournant du millénaire n’est plus qu’un lointain souvenir et celui projeté pour 5 à 10 ans fait peur, si l’on reporte la tendance haussière de la première décennie des années 2000. Et encore, cette inflation n’était pas impactée par la tension sur les ressources… C'est une donnée fondammentale et positive pour les énergies renouvelables ;-).


 

50 ans cours du pétrole sept 10

Tag(s) : #Peak oil - début de la fin

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