
"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c'est se perdre et cesser d'être.
On se connaît, on se construit par le contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l'autre, l'homme est un pont."
Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières
Je pense qu’il est nécessaire de communier autour d’une telle célébration. Un demi siècle de paix et d’intégration politique, juridique et économique, mérite bien des célébrations officielles : spectacles, cérémonies, conférences, évènements culturels et sportifs, articles, publications, …. et spontanées de la société civile et des citoyens. Il faut faire une bonne place à « Ensemble depuis 1957 » dans la blogosphère et dans la vie. Plus nous serons nombreux à participer pour faire connaître cet anniversaire, à le célébrer, plus « l’âme de l’europe » émergera en chacun, ce « faire ensemble avec un pacte de valeurs ». Ensemble depuis 1957, ensemble pour imaginer un projet de société humaniste et démocratique, il n’y a pas de concept plus moderne, de projet plus adapté à la réalité de la mondialisation. Espérons que les médias et la société civile reprennent cette célébration/communion bien au-delà du 25 mars.
Il y a un site internet dédié à la célébration, sur ce portail européen d’information, vous pouvez télécharger des logos et parcourir 50 ans d’action européenne, ce que l’Europe fait pour notre quotidien.
Allez voir ce que nous avons accompli depuis 1957, revendiquez cet héritage pour imaginer ce que serait le présent ou le futur sans l’Europe. L’exercice est difficile quand on est né avec l’Europe. A 32 ans, des initiatives du comité de jumelage de mon enfance à la participation de l’intégration européenne de l’énergie solaire aujourd’hui, l’Europe imprime la trame de mon quotidien.
Je ne veux pas imaginer une désintégration nationaliste. Ne plus pouvoir voyager facilement, sans passeport, dans la majeure partie de l
Raisonnement par l’absurde, imaginer le présent ou le futur sans l’Europe est tout bonnement impossible. Partant de là, revendiquons d’avantage d’intégration européenne, une nouvelle dynamique pour faire face au futur. Ce qui est nécessaire en matière d’environnement, d’éducation, de recherche et de développement, de politique industrielle, culturelle, … chez un membre de l’union l’est aussi souvent chez un autre. Il n’y a pas besoin d’être d’accord à 27 pour collaborer et tendre à intégrer nos politiques et initiatives à 3, 7, 12, ou 18. Bien entendu nous avons besoin d’une réforme institutionnelle (un nouveau TCE), le plus tôt sera le mieux, mais en attendant et pour être au rendez des enjeux, accélérons l‘intégration de nos politiques de manière volontaire.
C’est une affaire entre les politiques (état/région/local), l’administration, et la société civile. Il est nécessaire de renforcer les dynamiques de coopération transnationales, de constituer des « european core groups » à géométrie variable en fonction des sujets, de démultiplier les initiatives de collaboration à portée européenne.
Modeste proposition, ne pas attendre que nous soyons d‘accord à 27 pour faire plus et mieux ensemble, pour collaborer d’avantage entre états membres, dans ce qui relève de nos domaines de subsidiarité. Cette petite révolution politique, administrative et sociale est possible, si l’on a un peu d’ambition et de rêve pour imaginer les 50 prochaines années. Participer à cette petite révolution est une aventure aussi exaltante qu’enrichissante, c’est un grand et beau projet pour la génération 2007 que de bâtir « ensemble 2057 ».

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