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Passer le week-end en conversations à Buenos Aires, avec Jean Luis Borges et Ernesto Sabato, je n’ai pas trouvé meilleur plan pour tromper le gris et la pluie à Marseille. Une rencontre avec deux vieux et grands messieurs, réunis il y a plus de trente ans par Orlando Barone. Des échanges lucides, à battons rompus, sur la réalité et les rêves, l’idée de Dieu ou de dieu selon qui parle, l’amour, la mort, l’art de la traduction, le théâtre, le cinéma, … émaillés de poésie et de philosophie, de l’ombre de Don Quichotte avec Cervantès en embuscade ;-)  

 

Partager le dialogue de deux érudits, 7 rendez-vous entre le 14 décembre 1974 et le 15 mars 1975. Des hommes vieux qui savaient et échangeaient beaucoup, alors que j’étais en train de naître, page immaculée où leurs mots résonnent 32 ans plus tard.

 


Un livre qui est un subtil entrecroisement d’images de deux hommes qui savent l’infinie liberté du monologue (écrire, c’est parler tout seul dans la solitude) et consentent, un instant, à se partager.

 

Un livre qui aide à discerner ce qui est contingent de ce qui est nécessaire. Surprise, alors que nous sommes en présence d'écrivains d'Amérique latine, d’y trouver des pages sur l’Europe, comme sur le thème de l’artiste créateur de réalité par exemple. L’Europe, une réalité plus riche que l’américaine ou l’africaine : chaque coin en a été enrichi par des milliers d’artistes au long des siècles. Ce n’est pas qu’un paysage naturel, mais le résultat d’un travail infini et subtil de ses créateurs, qui ont enrichi ce paysage, lui ont conféré leurs qualités spirituelles.


 

Tag(s) : #heloim.sinclair

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